La forte majorité des Canadiens veulent avoir un meilleur accès aux psychologues (janvier 2021)

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La forte majorité des Canadiens veulent avoir un meilleur accès aux psychologues

5 janvier 2021 (Ottawa) – Le Canada et le monde entier reconnaissent de plus en plus l’importance de la santé mentale pour le bien-être de leurs citoyens, de leur économie et de leur société. La pandémie de COVID-19 a imposé un lourd fardeau à notre santé mentale et à notre bien-être; il devient donc de plus en plus urgent d’avoir accès en temps opportun aux soins de santé mentale.

La Société canadienne de psychologie (SCP) et le Conseil des sociétés professionnelles de psychologues (CSPP) ont demandé à Nanos Research d’effectuer un sondage auprès de plus de 3 000 Canadiens afin de mieux comprendre comment ceux-ci perçoivent le rôle des psychologues, les obstacles et les solutions à l’accès aux soins et la qualité des soins qu’ils reçoivent.

« Ce sondage met en lumière l’importance qu’accordent les Canadiens à leur santé mentale et la valeur qu’ils accordent aux psychologues pour aider les gens à régler leurs problèmes de santé mentale », a déclaré la Dre Karen Cohen, chef de la direction de la SCP. « Les Canadiens sont catégoriques sur le fait que le Canada a besoin de solutions novatrices et durables dans les secteurs public et privé capables d’améliorer l’accès en temps opportun aux soins de santé mentale fondés sur des données probantes pour les personnes qui en ont besoin ».

« La nécessité d’investir davantage pour soigner les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale et de toxicomanie n’a jamais été aussi impérative », a déclaré M. Christopher Cameron, directeur général du CSPP. « Les Canadiens qui ont des problèmes de santé mentale préexistants et les Canadiens qui en développeront en raison de la COVID-19 auront besoin de soins plus spécialisés et personnalisés ».

Le sondage révèle ce qui suit :

Obstacles à l’accès aux soins

  • Pour 78 % des Canadiens, le coût inabordable des services psychologiques est un obstacle très important (52 %) ou assez important (26 %).
  • 73 % des Canadiens disent que le fait que les services des psychologues ne soient pas couverts par les régimes d’assurance-maladie des provinces et des territoires constitue un obstacle très important (47 %) ou important (26 %).
  • Pour 68 % des Canadiens, la longueur du délai d’attente avant de voir un psychologue est un obstacle très important (35 %) ou assez important (33 %).
  • 66 % des Canadiens disent que le fait que les services des psychologues ne soient pas couverts par le régime d’assurance-maladie complémentaire de leur employeur est un obstacle très important (40 %) ou assez important (26 %).
  • Pour 46 % des Canadiens, le fait de préférer s’occuper eux-mêmes de leurs problèmes/troubles est un obstacle très important (16 %) ou assez important (30 %).
  • Selon 39 % des Canadiens, le fait de ne pas vouloir que l’on sache qu’ils consultent un psychologue est un obstacle très important (14 %) ou assez important (25 %).

Solutions pour améliorer l’accès aux soins

  • Près de neuf Canadiens sur dix se disent favorables (57 %) ou plutôt favorables (31 %) à l’amélioration de l’accès aux psychologues par l’intermédiaire d’un régime de soins de santé financé par l’État.
  • Pour 83 % des Canadiens, le modèle de soins en collaboration où les psychologues travaillent avec d’autres professionnels de la santé, comme les médecins de famille au sein d’équipes de soins primaires, est très intéressant (50 %) ou intéressant (33 %).
  • Selon 76 % des Canadiens, l’idée d’améliorer l’accès aux psychologues (en augmentant le nombre de séances de thérapie financées et en haussant le plafond des services remboursés) par l’intermédiaire du régime d’assurance-maladie complémentaire offert par l’employeur est très intéressante (42 %) ou intéressante (34 %).

La majorité des Canadiens perçoivent les psychologues comme étant capables d’aider les personnes ayant des problèmes de santé mentale précis, comme la dépression, l’anxiété, les troubles d’apprentissage, la démence, la toxicomanie et le stress lié au diagnostic. Les Canadiens perçoivent également les psychologues comme étant capables de diagnostiquer les problèmes de santé mentale, comme la dépression, l’anxiété, les troubles d’apprentissage, la démence et la toxicomanie.

La pandémie de COVID-19 menace bien plus que notre santé physique, et il est probable que nous en ressentions les effets psychologiques et sociaux pendant un certain temps encore. Nous devons investir et protéger nos biens les plus précieux, c’est-à-dire les gens. Il n’y a pas de santé sans santé mentale. La SCP s’est engagée à travailler en collaboration avec tous les ordres de gouvernement, les employeurs et les assureurs afin que les Canadiens reçoivent des soins fondés sur des données probantes, à l’endroit de leur choix, et au moment où ils en ont besoin. Il faut agir maintenant.

Pour consulter les résultats détaillés, ainsi que la ventilation par province et territoire, par sexe et par âge, veuillez visiter le site Web de la Site Web de la SCP : cpa.ca/fr/

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À propos de la SCP

La Société canadienne de psychologie est le porte-parole national de la science, la pratique et l’enseignement de la psychologie au Canada et se voue à la promotion de la santé et du bien-être des Canadiens. La SCP est la plus importante association de psychologues du Canada et représente les psychologues en pratique publique et privée, les professeurs d’université et les chercheurs universitaires, ainsi que les étudiants. Les psychologues constituent le plus grand groupe de fournisseurs de soins de santé mentale spécialisés et réglementés, ce qui fait de notre profession une ressource indispensable pour la prestation de soins psychologiques aux Canadiens qui en ont besoin.

À propos du SCP-CAPP

La Société canadienne de psychologie et le Conseil des associations professionnelles de psychologie est composé de 13 associations nationales, provinciales et territoriales de psychologue et a quatre objectifs : faciliter l’échange de connaissances entre les associations membres; déterminer et diffuser les pratiques exemplaires auprès des associations membres; défendre les besoins des psychologues canadiens et les personnes qu’ils soutiennent; développer le potentiel et la capacité de leadership des psychologues canadiens.

À propos du sondage

Nanos Research a mené un sondage représentatif en ligne auprès de 3 070 Canadiens, tirés d’un échantillon non probabiliste sélectionné entre le 25 septembre et le 2 octobre 2020. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon l’âge et le sexe à l’aide des données du dernier recensement, et l’échantillon a fait l’objet d’une stratification géographique afin d’être représentatif de la répartition géographique de la population canadienne. La recherche était commandée par la Société canadienne de psychologie et a été menée par Nanos Research.

Personne-ressource :  Monsieur Eric Bollman
Spécialiste des communications
Société canadienne de psychologie
613-853-1061
ebollman@cpa.ca


Pour voir les résultats du sondage national, cliquez ICI.

Les résultats provinciaux/territoriaux :


Lettre au premier ministre Trudeau et au premier ministre Kenney (décembre 2020)

L’Extended Healthcare Professionals Coalition (EHPC) a écrit au premier ministre Trudeau et aux premiers ministres pour encourager les gouvernements à mettre les vaccins contre la COVID-19 approuvés à la disposition de tous les travailleurs de la santé membres d’une profession réglementée qui prodiguent des soins dans divers milieux, et ce, le plus tôt possible.


La COVID-19 aggrave l’accès des Canadiens aux psychologues (décembre 2020)

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La COVID-19 aggrave la difficulté d’accès des Canadiens aux psychologues

Le 2ieme décembre 2020 (Ottawa) – À la lumière des répercussions de la COVID-19 sur la santé mentale des Canadiens, la Société canadienne de psychologie (SCP) et la Société canadienne de psychologie et le Conseil des associations professionnelles de psychologie (SCP-CAPP) ont demandé à Nanos Research d’effectuer un sondage auprès de plus de 3 000 Canadiens afin de mieux comprendre comment ceux-ci prennent soin de leur santé mentale et accèdent aux soins fournis par les psychologues.

« Nous sommes très préoccupés par l’impact, présent et futur, de la pandémie mondiale sur la santé mentale des Canadiens. Lorsque la pandémie a éclaté, l’accès aux soins de santé mentale au Canada était déjà extrêmement précaire. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons mettre en œuvre des solutions novatrices et durables – dans les secteurs public et privé – pour améliorer l’accès en temps opportun aux soins de santé mentale offerts par les psychologues, et ce, dès que les Canadiens et les Canadiennes en ont besoin », a déclaré la Dre Karen Cohen, chef de la direction de la SCP.

« Pendant que d’autres sondages publics nous disent que la santé mentale des Canadiens est en déclin, nous devons nous assurer que les secteurs public et privé mettent en place les politiques, les programmes et les services nécessaires pour répondre à la demande imminente de soins de santé mentale », a ajouté M. Christopher Cameron, directeur-général de la CPAP. « Les psychologues sont des professionnels hautement qualifiés, qui sont à même de jouer un rôle essentiel dans l’évaluation, le traitement et la prise en charge des problèmes de santé mentale des individus. »

Même si, dans le contexte de l’actuelle pandémie, les contacts en personne sont restreints, les Canadiens ont une forte préférence à être traités en présence du psychologue. Toutefois, la SCP est encouragée par le fait que les gens sont de plus en plus réceptifs à l’utilisation de la technologie.

Le sondage révèle ce qui suit :

Accès aux soins

  • 56 % des Canadiens déclarent que la COVID-19 a eu une incidence négative (33 %) ou plutôt négative (23 %) sur leur capacité à accéder aux soins de santé mentale offerts par les psychologues.
  • La majorité des Canadiens (73 %) préfèrent recevoir des services psychologiques en personne. Les Canadiens âgés (55 ans et plus) sont plus susceptibles de dire qu’ils préféreraient recevoir des services en personne (80 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (70 %) et de 18 à 34 (65 %).
  • 92 % des Canadiens déclarent ne pas avoir eu recours aux services d’un psychologue depuis le début de la pandémie de COVID-19. Il convient de mentionner que les Canadiens âgés (55 ans et plus) sont moins susceptibles de déclarer avoir eu recours aux services (3 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans ou de 18 à 34 (11 % chacun).
  • En ce qui concerne les personnes qui ont eu recours à des soins psychologiques pendant la pandémie de COVID-19, 47 % des Canadiens déclarent que ces soins ont été fournis par l’intermédiaire d’une assurance privée, tandis que 26 % d’entre eux déclarent que les soins ont été fournis par le système de santé public et 26 % déclarent avoir payé les soins de leur poche. Les personnes de 55 ans et plus sont les plus nombreuses à avoir payé les soins de leur poche (39 %); cela s’explique probablement par le fait qu’elles sont à la retraite et que peu d’entre elles disposent d’une assurance-maladie privée fournie par leur employeur.
  • En ce qui concerne les personnes qui ont eu recours à des soins psychologiques pendant la pandémie de COVID-19 (8 %), 84 % des Canadiens déclarent que ces soins ont été fournis dans un délai raisonnable (50 %) ou plutôt raisonnable (34 %).
  • 85 % des Canadiens seraient prêts (58 %) ou plutôt prêts (27 %) à recevoir une évaluation psychologique en personne, fournie par un psychologue, pour évaluer des problèmes de mémoire, les effets d’un accident vasculaire cérébral ou d’une lésion cérébrale, un TDAH ou un trouble d’apprentissage, si on leur disait que cela est nécessaire.

Soins virtuels

  • En raison des règles de distanciation physique et sociale en place, 71 % des Canadiens se disent disposés (36 %) ou plutôt disposés (35 %) à utiliser la technologie – comme la télémédecine – pour recevoir des soins de santé mentale offerts par des psychologues.
  • Chez les 29 % de Canadiens qui se disaient peu disposés à utiliser la technologie pour recevoir des soins dispensés par des psychologues, les préoccupations suivantes ont été évoquées pour expliquer leur réticence : (1) vie privée/confidentialité (8 %); (2) difficultés à établir une bonne communication (5 %); (3) sécurité/piratage (4 %); (4) préfèrent les consultations en personne (3 %); (5) soins impersonnels (2 %); (6) difficultés liées à l’utilisation de la technologie (2 %).

Compte tenu de l’époque sans précédent dans laquelle nous vivons, nous devons investir et protéger nos biens les plus précieux, c’est-à-dire les gens. Notre première richesse doit toujours être notre santé mentale. La SCP s’est engagée à travailler en collaboration avec tous les ordres de gouvernement, les employeurs et les assureurs afin que les Canadiens reçoivent des soins fondés sur des données probantes, à l’endroit de leur choix, et au moment où ils en ont besoin.

Pour consulter les résultats détaillés, ainsi que la ventilation par province et territoire, par sexe et par âge, veuillez visiter notre site Web : cpa.ca/fr/.

– 30 –

À propos de la SCP

La Société canadienne de psychologie est le porte-parole national de la science, la pratique et l’enseignement de la psychologie au Canada et se voue à la promotion de la santé et du bien-être des Canadiens. La SCP est la plus importante association de psychologues du Canada et représente les psychologues en pratique publique et privée, les professeurs d’université et les chercheurs universitaires, ainsi que les étudiants. Les psychologues constituent le plus grand groupe de fournisseurs de soins de santé mentale spécialisés et réglementés, ce qui fait de notre profession une ressource indispensable pour la prestation de soins psychologiques aux Canadiens qui en ont besoin.

À propos du SCP-CAPP

La Société canadienne de psychologie et le Conseil des associations professionnelles de psychologie est composé de 13 associations nationales, provinciales et territoriales de psychologue et a quatre objectifs : faciliter l’échange de connaissances entre les associations membres; déterminer et diffuser les pratiques exemplaires auprès des associations membres; défendre les besoins des psychologues canadiens et les personnes qu’ils soutiennent; développer le potentiel et la capacité de leadership des psychologues canadiens.

À propos du sondage

Nanos Research a mené un sondage représentatif en ligne auprès de 3 070 Canadiens, tirés d’un échantillon non probabiliste sélectionné entre le 25 septembre et le 2 octobre 2020. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon l’âge et le sexe à l’aide des données du dernier recensement, et l’échantillon a fait l’objet d’une stratification géographique afin d’être représentatif de la répartition géographique de la population canadienne. La recherche était commandée par la Société canadienne de psychologie et a été menée par Nanos Research.

Personne-ressource :  Monsieur Eric Bollman
Spécialiste des communications
Société canadienne de psychologie
613-853-1061
ebollman@cpa.ca


Pour voir les résultats du sondage national, cliquez ICI.

Les résultats provinciaux/territoriaux :


Rapport du Groupe d’intervention action santé (GIAS) : « Au-delà de la COVID-19 : Recommandations du GIAS pour une nation plus saine » (novembre 2020)

Le Groupe d’intervention action santé (GIAS), dont la SCP est un membre fondateur, a publié un document de politique intitulé Au-delà de la COVID-19 : Recommandations du GIAS pour une nation plus saine qui présente des recommandations au gouvernement fédéral en ce qui a trait à la préparation aux pandémies, à la santé des aînés et à la santé mentale. La Dre Karen Cohen (chef de la direction de la SCP) et Glenn Brimacombe (directeur des politiques et des affaires publiques de la SCP) ont participé activement à la rédaction de ce rapport.

En même temps, le GIAS a publié le résumé de son enquête sur la COVID-19, qui a révélé trois préoccupations quotidiennes majeures des membres. Il s’agit de : (1) l’accès aux ressources appropriées, y compris l’espace et l’information; (2) l’exposition au virus et l’accès aux équipements de protection individuelle (EPI) et (3) la santé mentale des prestataires.


Rapport de la Société royale du Canada sur la COVID-19, la santé mentale et le rôle du gouvernement fédéral (octobre 2020)

Le rapport intitulé Atténuer les perturbations engendrées par la pandémie de la COVID-19 : comment soutenir la santé mentale de la population canadienne] élaboré par un groupe de travail de la Société royale du Canada a été publié en octobre 2020 et comporte 21 recommandations, axées principalement sur le rôle du gouvernement fédéral relativement au soutien et aux investissements en santé mentale. Plusieurs des recommandations de l’ACMMSM issues de son Plan d’action en santé mentale sont incorporées au document. M. Glenn Brimacombe (directeur des politiques et des affaires publiques de la SCP), en plus de certains membres de la SCP, faisait partie du groupe de travail.


Lettre au premier ministre sur les fermetures à venir en raison de la pandémie et leurs répercussions possibles sur les professions de la santé (septembre 2020)

L’Extended Healthcare Professionals Coalition (EHPC) a envoyé une lettre au premier ministre Trudeau lui demandant que les prestataires de soins de santé appartenant à une profession réglementée soient classés comme essentiels et autorisés à fournir des soins aux Canadiens si de futures fermetures sont nécessaires.


Rencontre avec la ministre de la Santé (mai 2020)

À titre de membre du Groupe d’intervention action santé (GIAS), la SCP a eu l’occasion de rencontrer la ministre fédérale de la Santé, l’honorable Patty Hajdu, pour discuter du rôle du gouvernement dans le contexte de la COVID-19. La ministre a mentionné que le gouvernement discute en ce moment des investissements supplémentaires à réaliser pour soutenir la santé mentale des Canadiens.


Commentaires de la SCP sur les programmes d’aide mis en place par le gouvernement fédéral pour répondre à la COVID-19 (avril 2020)

La SCP a envoyé une lettre au ministre fédéral des Finances, l’honorable Bill Morneau, dans laquelle elle se dit très préoccupée par le fait que ses membres qui exercent en cabinet privé ne sont pas admissibles à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), à la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et à l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC). La SCP s’est réjouie de constater les changements apportés au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), qui fait passer les seuils de masse salariale de 50 000 $ à 200 000 $ pour être admissible à un prêt maximal de 40 000 $.


Collaboration avec les assureurs (avril 2020)

Compte tenu des répercussions de la COVID-19, la SCP et les associations de psychologues des provinces et des territoires ont envoyé une lettre à six des plus grands assureurs au Canada (c.-à-d., Aviva, Canada Vie, Greenshields, Manuvie, Croix Bleue Medavie et Sun Life) pour leur demander d’éliminer les obstacles à l’obtention de soins psychologiques dans l’ensemble des régimes financés par les employeurs et d’adapter les risques couverts en conséquence.