Série « La psychologie peut vous aider » : Le perfectionnisme

Qu’est-ce que le perfectionnisme?

Le perfectionnisme est un style de personnalité multidimensionnel associé à un grand nombre de difficultés sur le plan psychologique et interpersonnel et sur le plan de la réussite scolaire ou professionnelle.

Il ne s’agit pas d’un trouble, mais plutôt d’un facteur de vulnérabilité qui engendre des problèmes chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte. Les gens confondent souvent le perfectionnisme avec la poursuite du succès ou le caractère consciencieux.

Le perfectionnisme se distingue de ces attitudes. C’est un modèle de comportement inadéquat, qui peut entraîner un grand nombre de problèmes. La poursuite du succès ou l’attitude consciencieuse impliquent des attentes appropriées et tangibles (souvent des objectifs très difficiles, mais réalisables) et produisent un sentiment de satisfaction et une récompense.

Le perfectionnisme, en revanche, est associé à des attentes et des objectifs inappropriés et non tangibles (c.-à-d. la perfection) et une insatisfaction constante, peu importe le résultat.

Le perfectionnisme est une source chronique de stress, qui donne à la personne le sentiment d’être une ratée même lorsque les autres voient le contraire. Les perfectionnistes exigent d’eux-mêmes d’être parfaits. Les exigences élevées et constantes qu’ils s’imposent sont une source de stress et de pression et contribuent au développement de mécanismes d’adaptation inappropriés.

Les dimensions du perfectionnisme

Le perfectionnisme comporte trois composantes principales : les traits de personnalité, les comportements interpersonnels et les pensées perfectionnistes relatives aux erreurs, aux attentes, aux échecs et à l’autocritique.

Les traits de personnalité de la personne perfectionniste sont des caractéristiques durables de la personnalité qui traduisent le besoin d’être parfait :

  • Le perfectionnisme orienté vers soi est un type de perfectionnisme où la personne exige d’elle-même la perfection.
  • Le perfectionnisme vers autrui est un type de perfectionnisme où la personne exige des autres (p. ex., conjoint, enfants et autres personnes en général) qu’ils soient parfaits.
  • Le perfectionnisme socialement prescrit est un type de perfectionnisme où la personne a l’impression que les autres (p. ex., parents, patron et autres personnes en général) exigent qu’elle soit parfaite.

Les comportements perfectionnistes sont des comportements qui visent à se montrer parfait ou à paraître parfait aux yeux des autres :

  • Présentation de soi comme une personne parfaite : le perfectionniste affiche sa propre perfection devant autrui.
  • Dissimulation de l’imperfection : le perfectionniste évite ou dissimule tout comportement qui pourrait être jugé par d’autres comme étant imparfait.
  • Non-divulgation de l’imperfection : le perfectionniste évite de révéler verbalement les situations où il a été imparfait.

Enfin, les personnes perfectionnistes entretiennent souvent des pensées négatives centrées sur le besoin d’être ou de paraître parfaites, accompagnées d’une autocritique sévère; elles craignent l’erreur et se font constamment des reproches.

Problèmes associés au perfectionnisme

Les traits de personnalité, les comportements et les pensées perfectionnistes ont plusieurs conséquences négatives pour les personnes perfectionnistes, qu’il s’agisse d’enfants, d’adolescents et d’adultes. Voici quelques problèmes associés au perfectionnisme :

Problèmes psychologiques/psychiatriques

  • Anorexie mentale, anxiété, troubles de l’alimentation et hyperphagie boulimique, dépression, idées suicidaires et tentatives de suicide.

Problèmes relationnels

  • Manque de compassion envers autrui et tendance à se sentir responsable de satisfaire les besoins des autres au détriment des siens, faible satisfaction conjugale, insatisfaction sexuelle et colère excessive envers autrui, isolement social, relations intimes difficiles, solitude et détresse sociale (c.-à-d. être pessimiste quant aux relations futures).

Problèmes de santé physique

  • Augmentation prolongée des réactions de stress, problèmes de sommeil, maux de tête chroniques, effets cardio-vasculaires et décès précoce.

Problèmes en lien avec la pression de la réussite

  • Dépendance au travail, épuisement professionnel, peur de l’échec, procrastination et handicap intentionnel (c.-à-d. la personne consacre son temps à trouver des excuses pour expliquer son échec plutôt que de se mettre en condition pour réussir).

Problèmes nuisant au traitement

  • Attitudes négatives à l’égard de la demande d’aide auprès de professionnels, difficultés à révéler des renseignements personnels qui ont un impact négatif sur le traitement, incapacité à s’investir dans le traitement.

Comment la psychologie peut-elle aider?

Parce que le perfectionnisme est un style de personnalité enraciné, la psychothérapie est très utile; elle a souvent tendance à être assez intensive et à être une démarche à long terme (souvent plus d’un an).

Des recherches récentes montrent que la thérapie individuelle et la thérapie de groupe sont toutes les deux efficaces pour traiter le perfectionnisme et ses complications. Il existe des preuves prometteuses indiquant que la thérapie de groupe dynamique-relationnelle, la thérapie de groupe psychodynamique/interpersonnelle et la thérapie de groupe cognitivo-comportementale et individuelle sont efficaces pour réduire le perfectionnisme et ses difficultés connexes.

Plusieurs études canadiennes en cours se concentrent sur l’amélioration des approches thérapeutiques actuelles et l’évaluation de l’efficacité des traitements utilisés chez les enfants, les adolescents et les adultes.

Où puis-je obtenir plus d’information sur le perfectionnisme?

Pour plus d’informations, consultez le site suivant :

  • Foire aux questions du Perfectionism and Psychopathology Lab, https://hewittlab.psych.ubc.ca/faq-2/
  • Hewitt, P. L., Flett, G. L. et Mikail, S. F. (2017). Perfectionism: A relational approach to conceptualization, assessment, and treatment. New York : Guilford.
  • Greenspon, T. (2002) Feeing our families from perfectionism. Minneapolis : Free Spirit.
  • Egan, Sarah J., Tracey D. Wade, Roz Shafran et Martin M. Antony. Cognitive-behavioral treatment of perfectionism. Guilford Publications, 2016.

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.cpa.ca/publicfr/Unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par le Dr Paul L. Hewitt, Mme Sabrina Ge de l’Université de la Colombie-Britannique et le Dr Gordon L. Flett de l’Université York.

Révision : mars 2020

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Série « La psychologie peut vous aider » : Le racisme

Qu’est-ce que le racisme? Que pouvons-nous faire pour y mettre fin?

Le racisme est une combinaison de pensée stéréotypée, de sentiments négatifs et haineux et d’actes discriminatoires ciblant des individus ou des groupes d’individus considérés comme intrinsèquement inférieurs, plutôt déviants socialement et méritant un statut inférieur dans la société. Même si tous les humains sont susceptibles d’entretenir des stéréotypes et des préjugés à l’égard d’autres groupes, le racisme devient un problème grave lorsqu’un groupe, ou les membres de ce groupe ont la capacité d’agir en se fondant sur ces points de vue et sur la valeur qu’ils attribuent aux autres.

  • Le racisme est un phénomène de catégorisation sociale et un système de comportements profondément enracinés dans l’histoire de la colonisation et de l’esclavage. La construction d’une hiérarchie raciale par les puissances coloniales continue de favoriser les personnes qui détiennent le pouvoir en maintenant leur domination sociale, économique et politique.
  • Les groupes qui deviennent les cibles du racisme ont généralement des caractéristiques physiques distinctes, comme la couleur de la peau, les traits du visage et la forme du corps. Historiquement, en Amérique du Nord et dans d’autres pays occidentaux, il s’agit surtout de personnes au teint foncé, qui constituent une minorité et qui sont défavorisées sur le plan socio-économique (p. ex., les personnes autochtones, noires et de couleur [PANDC]). Dans la présente fiche d’information, nous nous concentrons sur le racisme, mais nous reconnaissons que le racisme coexiste avec le sexisme, l’homophobie et la transphobie, le classisme, le capacitisme, etc.

Le racisme individuel renvoie au racisme intériorisé, qui existe à l’intérieur de la personne. Les sentiments, les paroles et les actes anti-Noirs, anti-Autochtones et anti-Asiatiques en sont des exemples. Le fait de croire que certains groupes sont intrinsèquement inférieurs à d’autres est un exemple de racisme individuel. Dans certains cas, les gens peuvent cautionner le racisme ouvertement ou de manière plus subtile.

Le racisme systémique fait référence aux pratiques déloyales et au traitement inéquitable des groupes touchés, soit en raison de la légitimation institutionnelle ou par la voie d’un consensus général et de pratiques informelles en usage depuis longtemps au sein des groupes majoritaires et privilégiés. En Amérique du Nord, le racisme systémique est le ciment sur lequel s’appuie la suprématie blanche pour opprimer et exploiter les minorités racialisées. Voici des exemples passés de racisme systémique au Canada :

  • Du 17eau 19e siècle, 200 ans d’esclavage, où les populations noires et autochtones étaient les principaux peuples asservis.
  • La Loi sur les Indiens de 1876 a pratiquement fait des peuples autochtones des pupilles de l’État. Entre 1894 et 1996, la politique canadienne exigeait que les enfants autochtones soient retirés de leur famille et placés dans des pensionnats gérés par des prêtres et des religieuses catholiques. Ces enfants ont été forcés d’abandonner leurs traditions culturelles, y compris leur langue.
  • 1885 : la Loi de l’immigration chinoise obligeait les immigrants chinois à payer un impôt très élevé pour venir au Canada, alors que les immigrants européens n’étaient pas tenus de payer cet impôt.

On a tendance à considérer le racisme comme une affaire de « bonnes » personnes vis-à-vis de « mauvaises » personnes, ce qui amène souvent les Blancs à chercher à se positionner comme les « bonnes personnes », car ils pensent avoir de bonnes intentions, et ne peuvent donc pas être racistes. De là naît un schéma de pensée, qui empêche d’examiner ses propres attitudes et comportements racistes. Ainsi, les PANDC peuvent être confrontées à des réactions extrêmement défensives, et parfois agressives, niant le comportement raciste. Cette dynamique sert à maintenir la suprématie blanche en muselant les PANDC et en les empêchant de parler du racisme qu’ils subissent.

Qu’est-ce que la psychologie du racisme?

Le racisme englobe : i) Les stéréotypes sociaux; les pensées généralisées; ii) les préjugés; les attitudes négatives et les émotions négatives; iii) la discrimination; les comportements injustes et inéquitables à l’égard des individus en raison de leur appartenance à un groupe.

Stéréotypes sociaux et jugements biaisés

  • L’esprit humain a comme caractéristique fondamentale de diviser le monde social en deux catégories : les gens qui me ressemblent (intragroupe) et les gens qui ne me ressemblent pas (hors-groupe). Cette idée de similarité et de dissimilarité avec autrui peut être fondée sur des critères bien visibles, comme la couleur de la peau, le sexe, l’âge, la langue, ou sur des critères qui ne sont pas aussi visibles, comme le système de croyances, la religion, la culture ou l’origine ethnique.
  • En raison de la fréquence et de l’habitude des interactions avec les membres de l’intragroupe, on peut identifier et distinguer les membres de l’intragroupe avec une relative facilité. En revanche, la relativement faible familiarité avec les membres hors-groupe est associée à une propension à percevoir et à juger l’hors-groupe comme un tout. Cela engendre des stéréotypes sociaux ou des pensées généralisées sur les hors groupes, du genre « les Autochtones sont des alcooliques» ou « les Noirs sont des criminels ».
  • Cette propension à percevoir l’hors-groupe comme un tout est associée à l’effet de similitude. Cela peut expliquer en partie pourquoi les policiers sont susceptibles de commettre des erreurs lorsqu’il s’agit d’identifier des personnes appartenant aux « hors-groupes » qu’ils connaissent peu. Lorsqu’une erreur de jugement de ce genre se produit dans le contexte du racisme systémique, des conséquences négatives graves peuvent s’ensuivre, par exemple, des situations où un policier appréhenderait non seulement la mauvaise personne, mais ferait preuve, en plus, de brutalité à l’égard de celle-ci si elle est membre d’une communauté PANDC.
  • Le terme parti pris implicite renvoie au fait d’avoir une vision stéréotypée d’une catégorie de personnes sans en être conscient. Cependant, certaines situations peuvent entraîner un parti pris implicite sans qu’on en ait conscience, déclenchant dès lors une réponse comportementale partiale, par exemple, des insultes raciales involontaires ou le traitement injuste non intentionnel de la part des personnes appartenant aux communautés PANDC.

Préjugés et sentiments de haine

  • Lorsqu’ils s’accompagnent d’attitudes et d’émotions négatives, comme la colère, la haine, l’irritabilité et la peur, les stéréotypes négatifs à l’endroit d’une catégorie de personnes deviennent des préjugés.
  • Les préjugés peuvent se traduire par un sentiment de malaise, d’irritabilité, de colère, de pitié et de dégoût envers les membres de groupes racialisés, ethniques et culturels minoritaires et par le refus de s’associer avec eux. Cependant, le préjugé peut s’accompagner du refus de reconnaître, par la personne qui l’entretient, cette attitude émotionnelle négative.
  • Les préjugés peuvent aussi être paternalistes, condescendants et normatifs; par exemple, «Tu devrais être attentionné et aimable. Tu es un Philippin », ou « Tu devrais être bon en mathématiques. Tu es Chinois ». 
  • Lorsque les membres d’une minorité se conduisent bien et suivent les règles, ils sont considérés de manière impartiale. Toutefois, lorsque les membres d’une minorité dévient de la norme, violent une loi, ont un rendement inférieur à celui attendu ou donnent une rétroaction ou une évaluation négatives, la réaction du membre du groupe privilégié est parfois plus prompte et plus sévère. Par exemple, si un professeur noir donne de bonnes notes et des commentaires favorables aux étudiants, il est considéré au même titre que son collègue de la majorité blanche européenne. Cependant, si les deux professeurs donnent de mauvaises notes et des commentaires négatifs aux étudiants, le professeur noir sera probablement évalué plus sévèrement par ses étudiants que son collègue blanc européen.
  • Les préjugés sont réciproques. Ainsi, si une personne n’aime pas une autre personne ou fait preuve de discrimination à son endroit, ces attitudes et ces comportements se retournent contre elle. Les personnes qui expriment des préjugés et qui se livrent à des pratiques discriminatoires ne peuvent pas s’attendre à être aimées ou acceptées par celles qui sont exclues. Par conséquent, les individus qui sont régulièrement exclus du fait de préjugés systémiques ou individuels sont susceptibles de se venger de ceux qui sont à l’origine de ces préjugés.

Discrimination : traitement injuste et inéquitable

  • La discrimination est une action qui a pour effet de traiter les individus différemment, et à leur désavantage, en fonction de leur appartenance à un groupe.
  • Les actes discriminatoires peuvent avoir de graves répercussions, par exemple, si un médecin passe moins de temps avec un membre d’une minorité racialisée, ou ne prend pas au sérieux la gravité de ses symptômes ou interprète mal les symptômes et refuse de prodiguer les soins nécessaires. Cet acte discriminatoire peut être intentionnel ou non, mais ses conséquences peuvent être graves.
  • La discrimination est parfois subtile et souvent non verbale. Par exemple, un caissier de banque pourrait accueillir les membres de son intragroupe avec une courtoisie particulière, avec le sourire, et en leur offrant une aide supplémentaire, mais pourrait avoir une attitude très formelle et axée sur les tâches sans être particulièrement courtois ou affable avec les membres du groupe minoritaire racialisé. Faire des salutations peu enthousiastes ou ignorer les salutations des gens, montrer des signes de désintérêt pendant les interactions ou s’abstenir d’offrir de l’aide lorsque le besoin est manifeste, être prompt à signaler d’une voix forte une violation mineure de certaines normes (par exemple, « Hé, vous ne pouvez pas vous asseoir là. C’est pour les aînés seulement») sont d’autres exemples de comportements discriminatoires.
  • Des pratiques discriminatoires sont souvent observées dans les milieux de travail. Cela peut commencer par la préférence accordée à la sélection de candidats issus de groupes privilégiés, ce qui fait en sorte que moins de membres de minorités racialisées sont convoqués en entrevue. Pendant l’entrevue, la discrimination est manifeste lorsque l’employeur consacre moins de temps à la procédure d’embauche et montre des signes de malaise ou un manque d’intérêt. En outre, le candidat minoritaire racialisé peut se voir offrir un salaire de départ inférieur. La discrimination est susceptible de se poursuivre sous la forme d’évaluations du rendement biaisées et de l’absence de promotions malgré les qualifications de l’employé. Cela met en évidence l’importance du déséquilibre des pouvoirs entre les groupes. En d’autres termes, les évaluations négatives des autres sont possibles lorsqu’un groupe est capable d’agir sur la base des stéréotypes négatifs et des préjugés qu’il entretient à l’égard d’un autre groupe.
  • Il en résulte une « mosaïque verticale » dans laquelle, aux postes de direction de la plupart des organisations, nous voyons des individus appartenant au groupe privilégié, notamment des personnes d’origine blanche européenne. Au bas de la hiérarchie de l’emploi, où figurent les emplois manuels peu rémunérés, comme l’entretien ménager et le lavage de vaisselle, nous observons une surreprésentation des groupes minoritaires racialisés. Cela conduit à des disparités économiques. Par exemple, en 2016, le taux de chômage était plus élevé chez les Canadiens noirs que chez les Canadiens non issus d’une minorité visible (12,5 % vs 7,3 %). De plus, le revenu moyen des Canadiens noirs était nettement inférieur à celui des Canadiens qui n’appartenaient pas à une minorité visible (35 310 $ vs 50 225 $).
  • La discrimination s’observe également dans le système judiciaire et le système de placement familial. Tandis que les peuples autochtones ne représentent que 3,8 % de la population totale, 23,2 % de l’ensemble des personnes incarcérées et 52 % des enfants en famille d’accueil sont autochtones.
  • La discrimination a des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de la personne qui la subit. Beaucoup des données solides et cohérentes indiquent que le racisme autodéclaré est associé à des problèmes de santé physique comme l’hypertension, les maladies cardiaques et l’obésité. Il se manifeste également par l’augmentation des maladies mentales comme la dépression, l’anxiété, la détresse et la toxicomanie. Les répercussions négatives du racisme sur la santé physique et mentale s’observent chez les hommes et les femmes de tous les groupes ethniques, y compris les Noirs, les Autochtones, les Latinos, les Asiatiques et les Blancs de tous les groupes d’âge (c.-à-d. adolescents, étudiants universitaires et adultes).

Comment apprendre à vivre ensemble et sans racisme? 

La démarche à adopter pour combattre le racisme individuel et systémique doit s’effectuer à l’échelle individuelle et à l’échelle gouvernementale, juridique et politique.

  • S’il n’est pas stoppé, le racisme risque de s’aggraver. Les génocides, par exemple, ne se déclenchent pas du jour au lendemain. Il est donc important de combattre le racisme dès qu’il se manifeste, même dans ses formes les plus légères et subtiles, chez les gens ou dans les médias sociaux. Il faut immédiatement confronter et combattre les signes et les symboles d’oppression et de harcèlement à caractère racial qui s’expriment à une moindre échelle, comme les farces, le vandalisme, les insultes raciales et les blagues racistes. Les individus, par exemple, pourraient confronter leurs amis et leurs proches, et répondre aux messages négatifs qu’ils publient sur les médias sociaux.
  • Le poids de la sensibilisation et de la prévention des actes haineux motivés par les préjugés et de la discrimination ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des groupes minoritaires racialisés. Les personnes qui ont le pouvoir et les ressources nécessaires pour contribuer à réduire les préjugés et la discrimination doivent agir et devenir des partenaires du changement. Il s’instaurera ainsi la confiance entre groupes majoritaires et minoritaires, ce qui favorisera la motivation des groupes minoritaires racialisés à travailler avec les partenaires majoritaires. Pour les groupes majoritaires et minoritaires, il est essentiel de travailler ensemble pour transformer la société.
  • Le principe psychologique selon lequel la familiarité et la similitude créent des liens peut être mis en œuvre en donnant l’occasion aux gens d’augmenter leurs interactions avec l’« autre », dissemblable. Cela leur permettrait de découvrir des similitudes fondamentales pour renforcer le sentiment de familiarité générale tout en comprenant les différences culturelles. À l’école, on pourrait, par exemple, concevoir des plans de cours pour les jeunes enfants, mettant l’accent sur l’exploration des similitudes et la compréhension et l’appréciation des différences entre les enfants.
  • Les activités et les événements communautaires doivent inclure TOUS les groupes culturels, et ce, à tous les échelons (organisation, représentation, participation). Les membres de la majorité privilégiée doivent y prendre part aux côtés des minorités raciales. Les programmes communautaires devraient viser à favoriser une coopération et des échanges fructueux entre les groupes majoritaires privilégiés et les groupes minoritaires racialisés, réunis autour d’un objectif commun.
  • Il a été démontré que les contacts entre personnes d’origines diverses améliorent l’acceptation réciproque de la différence. Toutefois, de tels contacts sont probablement plus efficaces s’ils sont volontaires, s’ils s’établissent entre des individus de statut à peu près égal et s’ils ont comme objectif de promouvoir l’inclusion et réduire la discrimination. Les conditions propices à ces contacts doivent être mises en place par le truchement de politiques et de programmes publics.
  • Toutes les institutions sociales (gouvernement, soins de santé, éducation, famille, etc.) doivent reconnaître les politiques et les comportements racistes et s’engager activement à les éliminer. Il faut mettre en place des mesures et des approches qui favorisent l’équité, la diversité et l’inclusion. Cela se fera sur plusieurs plans : (1) formation continue, éducation et discussion; (2) se responsabiliser pour prévenir les actes racistes et s’attaquer au racisme quand celui-ci est pratiqué; (3) organiser nos institutions de telle manière qu’elles favorisent intrinsèquement la diversité et la justice sociale.
  • Nous devons soutenir les politiques et les programmes qui favorisent l’acceptation des gens tels qu’ils sont, et de ce qui compte le plus pour eux, comme leur patrimoine culturel et leur religion.
  • Le fait de nous responsabiliser quant à la manière dont la société a été structurée au profit des Blancs et aux comportements racistes, à l’échelle individuelle et institutionnelle, permettra de faire évoluer la société vers un vivre ensemble exempt de racisme.

Où puis-je obtenir plus d’information?

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par Gira Bhatt (Université polytechnique Kwantlen), Saba Safdar (Université de Guelph), John Berry (Université Queen’s), Maya Yampolsky (Université Laval) et Randal Tonks (Collège Camosun).

Date : 10 août 2020

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Société canadienne de psychologie
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“Psychology Works” Fact Sheet: Why Does Culture Matter to COVID-19?

Pandemics are complex dynamic systems that shift and change over time due to the influence of a huge and interacting set of variables. Cultural contexts, although they tend to change more slowly, are similarly complex. Research on cultural processes unfolding under pandemic conditions is therefore fraught with uncertainty. Nonetheless, thanks to research conducted during and after previous disease outbreaks combined with the first studies rapidly assembled in the first months of the current pandemic, we are in a position to make some initial evidence-based claims as cultural and cross-cultural psychologists.

Contemporary cultural / cross-cultural psychology rejects the idea that biology and culture are opposed. The SARS-CoV-2 virus is straightforwardly biological, as is the associated disease, COVID-19. Nonetheless, the cultural context shapes the ways in which people engage with this threat, affecting everything from pre-existing health status (and hence, vulnerability) and living conditions to how people react to the threat of the virus and to the measures being taken to combat it.

During the COVID-19 pandemic, we have already observed cultural variations in:

  • Pre-virus readiness for pandemics and other disasters
  • Transmission rates
  • Behavioural responses (e.g., mask-wearing, handwashing)
  • Official policies (e.g., “social distancing”)
  • Compliance with official policies

While our biological immune system is critical when we are infected with a virus, our behavioural immune system helps protect us from getting infected in the first place. It does so by helping us to detect pathogen cues and then to trigger relevant emotional and behavioural responses to these cues. Many aspects of this system are shaped by the local cultural context.

Indeed, some aspects of culture itself may have been shaped by variations in historical levels of infectious disease risk, leading to longstanding differences between cultural groups. For example, cultural groups with a high historical prevalence of pathogens tend to show lower levels of social gregariousness and greater concern about outgroup members.

We can understand the links between cultural context and COVID-19 at three levels: 1) macro-level of whole societies; 2) meso-level of families and communities; and 3) micro-level of individual people.

Macro-level of Whole Societies

Societies differ in numerous demographic ways relevant to COVID-19. For example, societies differ in terms of the strength of the economy, development of the healthcare system, urban population density, and degree of emergency preparedness.

These structural differences are shaped by longstanding cultural tendencies. For example, we would expect societies characterized by widespread valuation of a long-term time horizon to emphasize preparedness as compared with societies focused more on short-term concerns.

Political polarization can also lower trust, leading people to prefer advice from politically motivated sources and/or advice that fits with political preconceptions. Structural discrimination against certain ethnocultural groups can also compromise trust. There is an added concern that such polarization can lead different segments of society to act in conflict with each other rather than in pursuit of common goals.

Societies also differ in cultural patterns of values and behaviour. The extent to which people in a given society move between different locations, or geographical mobility, is associated with a set of skills that facilitate frequent shifts between different social networks, or relational mobility. Recent research has shown that the transmission rate during the 30 days after the first case of COVID-19 is correlated with societal levels of relational mobility. It appears that one problem with mobile societies is increased ease of transmission across geographical and social distances.

The extent to which people in a given society adhere closely to rules or look for opportunities to violate such rules can be understood as a distinction between tightness and looseness. Tighter societies are more likely to accept behavioural constraints. Particular advantages may accrue to societies able to maintain tight-loose ambidexterity: tight norms with sufficient looseness to promote ‘outside-the-box thinking’. This combination of self-restraint and creativity might be very helpful in pandemic situations, as both are needed.

Meso-Level of Families and Communities

Normative behavioural patterns in particular social networks can affect the transmission both of (a) an infectious disease and (b) ideas about the disease. Whereas the former requires study of how a virus propagates within and between bodies (e.g., increased contagion of a virus that survives for a long time on surfaces), the latter requires study of how ideas propagate within and between minds (e.g., increased believability of an idea frequently repeated by a source deemed credible).

Social networks accelerate transmission of harmful and helpful ideas about a given disease and what one ought to do about it. Such transmission can take place through conversation or observational learning, but also through traditional news sources or social media. Social capital, or the value that comes from our social networks and connections, varies across families and communities. Whereas a focus on strengthening intra-group connections (high bonding capital) would keep the virus in the local bubble, a focus on strengthening inter-group connections (high bridging capital) would allow the virus to be transmitted more widely.

The centrality of social connectedness in many communities is reflected through participation in communal events, which may feel obligatory (e.g., festivals, weddings, funerals). Emotional expressivity in certain communities may be associated with close talking, handshakes, kissing, loud exclamations, and so on. All of this is conducive to droplet projection, which further propagates the virus.

Measures taken to combat pandemic spread are also received differently depending on local characteristics. For example, families and communities differ in their acceptance of hierarchy—and hence, compliance with authority. One complicating question is who is a legitimate source of authority: do people look to public health officials, family members, religious leaders, or celebrities? Moreover, public health officials may require measures that directly contradict local imperatives; impeding appropriate burial of the dead, for example, can be emotionally charged.

Given that outbreaks of disease are associated with high levels of anxiety and uncertainty, the potential for increased intergroup tensions should not be underestimated. There is evidence that disease risk increases prejudice and discrimination against:

  • Outgroups that are disfavoured in general (e.g., visible minorities, Indigenous people, the poor and especially the homeless);
  • Outgroups that are specifically associated with the source of transmission of a given disease (e.g., East Asian Canadians, in the case of COVID-19);
  • Outgroup and even ingroup members that by vocation or circumstance have a higher degree of exposure to the disease (e.g., grocery store workers, healthcare workers—although in the latter case, there are also positive views).

Stigma has consequences, including stress/distress, barriers to effective healthcare, mistrust, distortion of public risk perceptions, hate speech/crimes, and other forms of marginalization. These consequences can further disease spread (e.g., stress weakens the immune system while healthcare barriers delay treatment).

Disfavoured groups, moreover, are at additional risk due to social inequalities. For example, certain minority groups are more likely to be found in jobs that involve high contact but low compensation. Disfavored groups can show ‘cultural mistrust’, understandable but problematic apprehension around official social structures (e.g., government, media, law enforcement, formal healthcare). Economic disadvantage is associated with higher likelihood of pre-existing health conditions that in turn appear to increase COVID-19 risks. For example, this combination of health vulnerabilities and reduced healthcare access is endemic to indigenous communities.

Importantly, stigma goes beyond disfavoured groups and can include people who are also being celebrated for their important role in fighting pandemics (i.e., healthcare workers). Fear of healthcare workers and their potential to spread disease may interact with cultural beliefs about health and illness. If pre-existing negative views about healthcare workers or conspiratorial beliefs that incorporate them are widespread in a given community, the problem increases. At the same time, these kinds of incidents have been reported for many diseases, including COVID-19, across a range of cultural settings, suggesting a degree of universality.

Micro-Level of Individual Psychology

People’s behaviours are based in their beliefs, the behaviours they observe in others (and interpret in light of their beliefs), and the behaviours they believe others expect of them. What a person believes and how they behave is strongly shaped by their cultural context. Individual differences that may in part be rooted in temperament—for example, in attention to health, hygiene, comfort with isolation, tendency to stay home when sick, and so on—are further shaped by local norms.

The tendency towards optimism versus pessimism is a good and relevant example of a dispositional trait that is shaped by cultural context. There is now considerable evidence suggesting that people living in East-Asian cultural contexts tend to hold a cyclical view in which positive and negative experiences tend to oscillate and balance out over time. In other words, a run of good fortune means that one’s luck will soon run out, but also vice versa. People living in Euro-American cultural contexts, by contrast, have a more linear view in which recent past and present experiences predict future experiences.

We can understand a long period of time without a serious pandemic as a run of good fortune, in which case we might expect cultural variations in whether we would expect people to respond with increased or decreased preparation for a future pandemic. In research conducted after the 2002 SARS outbreak, defensive pessimism was associated with traditional Chinese values and predicted increased anxiety about infection but also more consistent health behaviours, such as hand-washing. Unrealistic optimism, in contrast, predicted perceived imperviousness to infection, leading to better mood but also to lower intention to wash hands.

Tendency towards optimism versus pessimism is part of a cluster of personality traits that all share commonality with negative affectivity. Other examples include anxiety sensitivity and intolerance of uncertainty. Although negative affectivity emerges as an independent personality domain across a wide range of different cultural contexts, there is marked cultural variation in the extent to which negative affectivity is tolerated or minimized. Negative affectivity is associated with risk perception, leading to more distress but also more willingness to take recommended precautions.

Negative affectivity is also associated directly with the likelihood of symptom-like experiences. Anxiety about one’s health leads to increases in self-monitoring for signs of illness; moreover, anxiety itself can generate physiological reactions that might be mistaken for such signs. For example, increased anxiety can be accompanied by increased heart-rate, sweaty palms, trembling, shortness of breath, and so on, all of which could look like signs of illness. Note that some migrants and minority group members might already have elevated anxiety and uncertainty.

Experiences that might be mistaken for disease can thus be produced by a combination of:

  • Ideas about pandemic disease symptoms circulating in a given community;
  • Culturally-shaped tendencies to monitor particular bodily sensations; and
  • Individual differences in negative affectivity.

Moreover, the very fact of paying attention to certain sensations can make them more salient. In some cases, the concern that one might have caught a dangerous disease can generate further anxiety, thus worsening these sensations. These kinds of feedback loops could lead to intra- and inter-group differences in the symptoms that are discussed and expressed.

Conclusion: What Should We Do?

The struggle against COVID-19, will require the ingenuity of biological scientists across a variety of disciplines. Nonetheless, the potential contributions of the behavioural and social sciences should not be underestimated. The pandemic, along with the measures taken to combat it, is shaped in important ways by culture. What, then, are the implications?

An unprecedented number of people worldwide are concerned about the same disease and are experiencing broadly the same distancing measures. As such, there may be a temptation to focus on the similarities. At a minimum, policy-makers, healthcare workers, and the public at large should keep in mind that the pandemic experience may be very different for different people. These differences are shaped by the society in which one lives, the communities of which one is a part, and culturally-shaped individual variations. Complicating matters, appreciation for difference does not mean treating all responses equally when it comes to effectively mitigating a pandemic. Clearly, some cultural patterns are more effective than others.

Nonetheless, understanding that people have reasons for their beliefs and actions is important. Such understanding can help combat stigmatizing attitudes and better tailor strategies to work with different cultural communities. For example, public health officials and other policy-makers might work with religious leaders to spread information about the need to rethink traditional public celebrations. Debunking false information once it has taken hold is extremely difficult. Cultural understanding can help in developing strategies to ‘prebunk’ these ideas: combating this information in advance, in ways acceptable to the target population.

Clinicians, meanwhile, are now practicing in very different ways compared to earlier this year. There has been a major uptake of online service delivery methods, some of which may continue into the foreseeable future. Nonetheless, even when a client is alone on a screen, it is important to keep in mind the web of influences around them. Clients may hold very different culturally-shaped beliefs about the pandemic, different from each other and also different from the clinician.

At the same time, cultural traditions can be a source of resilience, as sources of wisdom about how to make sense of and prepare for uncertainty for example. We should remember, moreover, that interventions are not limited to majority-culture healthcare workers and minority patients. The people on the front-line represent many different cultural groups. As with clients, this can mean specific, underappreciated stressors for minority group healthcare workers—but also potential access to a wider range of cultural resources.

Regardless of whether one is focusing on the laypeople or officials, patients or healthcare workers, we believe it important to be wary of claims that people from a given cultural background will therefore act in a predictable way. Such an approach can inadvertently promote stereotypes, a notable danger during a time of heightened anxieties. The complexities of research in a rapidly changing pandemic context further bolster the argument for caution. Yet, a rapidly shifting landscape fraught with cultural anxieties demands an evidence-based, culturally-attuned approach, and one that can be communicated quickly and effectively.

For cultural and cross-cultural psychologists, the overall message is clear:

  • Culture is integral to understanding societal, community, family, and individual responses to pandemics;
  • Keeping culture in mind leads to much more nuanced and effective responses to individual circumstances.

We expect many more findings to flesh out this overall message over the next several years. Nonetheless, we have every reason for confidence that such findings will serve to confirm and reinforce these core ideas.

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Andrew G. Ryder, Associate Professor, Concordia University, Jewish General Hospital; John Berry, Professor Emeritus, Queen’s University; Saba Safdar, Professor, University of Guelph; and Maya Yampolsky, Assistant Professor, Université Laval.

Date: May 27, 2020

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Série « La psychologie peut vous aider » : Les phobies

Qu’est-ce qu’une phobie?

Le terme « phobie » renvoie à une peur excessive et persistante d’une situation (p. ex. les espaces clos, conduire une voiture, prendre l’avion, la vue du sang, les hauteurs) ou d’un objet (p. ex. les animaux, comme les rats, les serpents, les araignées, les chiens ou les oiseaux).

La peur de l’individu est généralement axée sur le danger ou les conséquences anticipés reliés à la situation ou à l’objet (p. ex. avoir un accident au volant d’une voiture, être mordu par un chien) ou la peur de perdre le contrôle et de ressentir les sensations physiques associées à l’anxiété (p. ex. paniquer dans un endroit clos, s’évanouir à la vue du sang).

La peur est considérée comme étant excessive parce qu’elle est disproportionnée par rapport au niveau réel de danger que présente la situation. Lorsqu’une personne atteinte d’une phobie est exposée au stimulus qu’elle craint (l’objet ou la situation) ou à ses signaux connexes (les choses qui lui rappellent l’objet ou la situation), une réaction d’anxiété immédiate est déclenchée, et celle-ci se transforme parfois en véritable crise de panique. Par conséquent, les personnes atteintes de phobie évitent les situations ou les objets qui leur font peur, ou si elles ne peuvent les éviter, elles vivent beaucoup de détresse en leur présence.

Par exemple, les personnes qui ont la phobie des serpents ressentent de l’anxiété dans certaines situations, notamment, quand elles voient un serpent à la télévision, quand elles sont dans des zones herbeuses ou boisées où peuvent vivre les serpents et quand elles voient des choses qui ressemblent à un serpent, comme un boyau d’arrosage enroulé dans la cour.

Les phobies sont assez courantes et touchent environ un Canadien sur dix. Il existe quatre grands types de phobies : type animal (p. ex. araignées, chiens et rongeurs), type environnement naturel (p. ex. tempêtes, hauteurs et eau), type sang – injection – accident (p. ex. voir du sang, recevoir une injection, subir une opération) et type situationnel (p. ex. lieux clos, prendre l’avion, conduire une voiture). Il existe d’autres types de phobies, classées dans une cinquième catégorie, appelée « Autre type » (p. ex. la peur de s’étouffer ou de vomir). Les phobies les plus communes sont la peur des animaux et la peur des hauteurs.

Les phobies de type sang – injection – accident et de type animal apparaissent habituellement dans la petite enfance tandis que les phobies de type situationnel et de type environnement naturel surviennent plus tard, habituellement à la fin l’adolescence et au début de la vingtaine. Environ 75 % des personnes atteintes d’une phobie de type sang – injection – accident déclarent s’être déjà évanouies en réaction au stimulus phobogène.

Les particularités des phobies sont décrites dans la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (American Psychiatric Association, 2013) :

  • Peur ou anxiété importante au sujet d’un objet ou d’une situation précise (les enfants peuvent exprimer la peur par des pleurs, des caprices, en s’agrippant à son parent ou en figeant);
  • Le stimulus phobogène déclenche presque toujours une peur ou une anxiété immédiate;
  • Le stimulus phobogène est évité ou est très pénible à supporter;
  • La peur ou l’anxiété est excessive ou disproportionnée par rapport au danger réel que pose le stimulus phobogène;
  • La peur, l’anxiété ou l’évitement connexe sont généralement présents pendant au moins six mois;
  • La peur, l’anxiété ou l’évitement connexe cause une détresse importante chez la personne ou interfère avec ses activités sociales et professionnelles quotidiennes ou avec d’autres activités importantes.

Les phobies affectent énormément la vie des personnes qui en souffrent. Elles causent beaucoup de souffrance et peuvent empêcher la personne de fonctionner normalement dans des situations sociales, au travail ou dans d’autres sphères de sa vie.

Par exemple, une personne qui a une phobie des serpents pourrait se priver d’activités agréables, comme jardiner, marcher dans la nature, faire du camping ou jouer dans un champ. Une personne qui a peur des hauteurs pourrait s’empêcher de travailler aux étages supérieurs d’une tour de bureaux. Une personne qui a la phobie des avions pourrait refuser une promotion, si ses nouvelles fonctions l’obligent à se déplacer en avion d’un bout à l’autre du pays. Une personne qui a peur des aiguilles ou des interventions médicales pourrait éviter de se faire traiter lorsqu’elle est malade ou éviter les analyses sanguines de routine en raison de sa phobie, mettant ainsi sa santé en danger.

Même si de nombreuses phobies apparaissent à la suite d’un événement traumatisant survenu dans la situation qui fait l’objet de la phobie (p. ex. se retrouver coincé dans un ascenseur ou avoir une crise de panique à bord d’un avion), un bon nombre de personnes ne se souviennent pas du moment ou de l’événement précis à l’origine de leur peur et disent plutôt que leur phobie s’est développée graduellement.

Ainsi, les phobies se développent de plusieurs façons, notamment par apprentissage direct (avoir vécu une expérience traumatisante en lien avec l’objet ou la situation phobogène), par apprentissage vicariant (être témoin de la peur d’une personne en présence de l’objet ou de la situation phobogène) et par transmission d’informations (entendre parler d’un événement effrayant dans les médias ou de la bouche d’un membre de la famille, ou se faire dire qu’un objet particulier ou une situation particulière sont dangereux).

Certains objets et situations sont plus susceptibles que d’autres de devenir l’objet d’une phobie. Par exemple, il est beaucoup plus facile de développer la peur des serpents que la peur des fleurs. En fait, notre peur des serpents nous a peut-être aidés à survivre au fil des siècles. Les facteurs de la personnalité propres à chaque personne (comme une réaction de dégoût en présence de certains stimuli) et le niveau de stress vécu au moment où survient un événement traumatisant peuvent également conduire au développement d’une phobie.

Quelles sont les approches psychologiques utilisées pour traiter les phobies?

Le traitement de choix des phobies spécifiques est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

Ce type de thérapie vise à exposer la personne, lentement et en toute sécurité, à l’objet ou à la situation qui lui fait peur. Ce traitement est appelé « traitement d’exposition », car il consiste à approcher de façon répétée la situation ou l’objet qui est à l’origine de la phobie jusqu’à ce que le stimulus phobogène ne produise plus une forte réaction de peur.

Plusieurs études ont révélé que la thérapie d’exposition est très efficace dans le traitement des phobies spécifiques.

En fait, les phobies spécifiques sont considérées comme les troubles anxieux les plus faciles à traiter. La plupart des personnes souffrant d’une phobie peuvent voir leur état s’améliorer significativement ou se rétablir complètement en cinq séances de thérapie à peine. Cette forme de traitement est utilisée chez les adultes, les adolescents et les enfants.

La TCC se révèle efficace lorsqu’elle utilise la méthode du « carnet de thérapie ». Depuis peu, on a recours à la réalité virtuelle pour simuler l’exposition à des situations difficiles à reproduire, comme prendre l’avion et se retrouver en hauteur.

En général, les médicaments ne sont pas considérés comme étant efficaces pour traiter les phobies spécifiques. Cependant, il n’est pas rare de prescrire aux personnes atteintes de phobie de faibles doses de benzodiazépines (médicament anxiolytique) à prendre lorsqu’elles sont exposées à la situation phobogène (par exemple, prendre l’avion). Bien que cela n’élimine pas la peur, cela permet à la personne de faire face à la situation.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour obtenir plus d’informations sur les phobies, visitez les sites Web suivants :

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour obtenir le nom et les coordonnées des associations provinciales et territoriales en psychologie, visitez https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Randi E. McCabe, directrice clinique du centre de traitement des troubles de l’humeur et des troubles anxieux, et des services de santé mentale pour les aînés au St. Joseph’s Healthcare Hamilton et professeure au département de psychiatrie et de neurosciences comportementales de l’Université McMaster; elle a été mise à jour par la Dre Irena Milosevic, psychologue clinicienne au St. Joseph’s Healthcare Hamilton et professeure adjointe au département de psychiatrie et de neurosciences comportementales de l’Université McMaster.

Révision : mai 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

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“Psychology Works” Fact Sheet: Grief, Bereavement and COVID-19

COVID-19 is an infectious disease that is not only posing significant risk to public health and the way we cope with our daily lives; it is also posing a significant challenge to how we are dying and how we are mourning loved ones. 

Death and Dying

Physical distancing restrictions related to COVID-19 have meant that many individuals are dying – or facing the prospect of dying – without the presence of family and friends around them, causing them feelings of isolation and psychological distress. Due to the strains facing health care workers and facilities, individuals in palliative care may also not be having their advanced-care directives fully realised (e.g., preferred location of death, life-prolonging measures).[i] This can be particularly problematic and distressing for those who are cognitively aware that their directives are not being met.

Those same restrictions are also causing distress for family and friends who are not being permitted to  be with loved ones when they are ill or dying, thereby preventing the opportunity to hold someone’s hand, have a last meaningful conversation, affirm a bond, make amends, or simply say good-bye.[ii] Further causing distress is the haste with which some current provincial restrictions are forcing families to decide where to send a body within 1-3 hours of death, depending on whether the death occurred in hospital or in a long-term care facility.

Impacts on Mourning

Different cultures have their own customs and rituals for mourning.  Physical distancing restrictions are also making it hard for people to come together socially with other mourners to grieve, spend time with or pay their final respects to the deceased, provide support to one another, and/or find comfort in their cultural or secular traditions, thereby contributing to grieving challenges and feelings of isolation.[iii] 

When loved ones do not have the opportunity to say good-bye and cannot come together to provide physical comfort, they may not have the necessary closure – also known as ambiguous loss – they need to properly grieve.[iv] They may feel anger at those that have put the restrictions in place; regret at not having a chance to hold someone’s hand or make amends; worry that a loved one may not be being given appropriate care or necessary pain relief; and guilt over one’s own powerlessness and inability to be with a loved one in their time of need.

It is unknown how long physical distancing measures will be in place; as such, it is important for people to find new ways to both recognize the dying process and cope with grief.  During the dying process, to the extent possible, video calling can connect patients with family members who are separated because of travel and/or visitor restrictions, offering some sense of comfort to patients in their last days and moments. Following death, friends and family can come together virtually, make use of online memorials, write more elaborate obituaries, and/or plan to hold services at a time when physical distancing restrictions are no longer in place.[v] While these measures are providing some means of honouring the deceased, they nonetheless cannot replace the physical comfort and connectedness one feels from a hug or hand-shake.

Disrupted, Complicated or Prolonged Grief

Although grief is a normal response to loss, “the grieving process itself is very individualized and personal such that everyone processes and experiences grief differently”.[vi]  For many, coming together for a funeral or other cultural ritual to honour the death of an individual is an essential – and normal – step in the bereavement process. Not being able to come together to mourn may not only lead to ambiguous loss, these circumstances may also increase the likelihood of one experiencing disrupted, complicated or prolonged grief.

When Psychological Distress Becomes Too Much

Individuals experiencing disrupted, complicated or prolonged grief are at increased risk of substance use, sleep disorders, impaired immune functioning and suicidal thoughts.[vii]

While spiritual leaders are themselves being restricted from being with individuals as they pass and performing any last rites of passage, they can be a source of comfort to loved ones to help them cope with the loss. Psychologists and other mental health providers can also help with disrupted, complicated or prolonged grieving.

If the following signs and symptoms increase or worsen over time and impair overall functioning, they might signal need for help to cope with one’s grief:

  • Sleeping poorly, too much or too little
  • Avoiding others, even within the confines of social distancing
  • Experiencing headaches, stomach problems, neck or back pain
  • Crying excessively and all the time
  • Talking less and being withdrawn
  • Feeling dazed or disconnected from self or the reality
  • Feeling anxious, depressed or having panic attacks
  • Feeling angry, guilty, helpless, numb, or confused
  • Not wanting to get out of bed
  • Having difficulties concentrating or focusing
  • Excessive eating for comfort
  • Drinking more alcohol or taking prescription drugs more than prescribed
  • Having little patience
  • Feeling overprotective of loved ones

 

It is important to remember that most of us have had some of the signs and symptoms listed above at one time or another, and that COVID-19 has led to increased stress for most people.  If you have a number of these signs and symptoms and they

  • persist beyond a couple of weeks
  • persist to the point where you are not able to carry out the home or work-related activities permitted by social distancing advisories
  • are accompanied by intense feelings of despair, hopelessness, helplessness or suicidal thoughts

 

you are well advised to consult a regulated health care professional such as a psychologist, your family physician, psychiatrist, or other mental health provider. 

Resources:

Ontario Palliative Care Network, 2020. Planning for Palliative Care Delivery during the COVID-19 Pandemic. http://www.virtualhospice.ca/covid19/

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Lisa Votta-Bleeker, Deputy Chief Executive Officer, Canadian Psychological Association; Dr. Katy Kamkar, Clinical Psychologist, Centre for Addiction and Mental Health (CAMH) and Chair of the CPA’s Traumatic Stress Section; and Ms. Eva Sheppard-Perkins, Canadian Psychological Association.

Date: May 11, 2020

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[i] Arya, A., Buchman, S., Gagnon, B. and Downar, J., 2020. Pandemic palliative care: beyond ventilators and saving lives. Canadian Medical Association Journal, 192(15), pp. E400-E404.

[ii] https://www.apa.org/topics/covid-19/grief-distance

[iii] Leong, I., Lee, A., Ng, T., Lee, L., Koh, N., Yap, E., Guay, S. and Ng, L., 2004. The challenge of providing holistic care in a viral epidemic: opportunities for palliative care. Palliative Medicine, 18(1), pp.12-18.

[iv] https://www.apa.org/topics/covid-19/grief-distance

[v] Wolfelt, A., 2020. Exploring the Natural Complications of the “Whys” of Funerals During the Coronavirus Pandemic – Center For Loss & Life Transition. [online] Center for Loss & Life Transition. Available at: https://www.centerforloss.com/2020/04/funeral-whys-during-coronavirus/.

[vi] https://weareunsinkable.com/when-struck-by-a-dark-cloud-grief-loss/

[vii] Shear, K.M. 2015. Complicated Grief, New England Journal of Medicine, Vol. 372, No. 2, pp: 153-160..

“Psychology Works” Fact Sheet: Research Funding Information as relates to COVID-19

Canada’s COVID-related Research Support

Public health emergencies such as COVID-19 affect the lives of people, families and communities. In early March, the Government of Canada announced an investment of more than $275 million in funding for research on measures to combat COVID-19. Of this investment, $27 million was allocated to research through the three federal research funding agencies―the Canadian Institutes of Health Research (CIHR), Natural Sciences and Engineering Research Council (NSERC), and the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC) ―the Canada Research Coordinating Committee, through the New Frontiers in Research Fund, the International Development Research Centre and Genome Canada. The international research community, research funders and public health institutions are cooperating to look for novel solutions, from new vaccines to more effective communication about the pandemic. To date, over 95 projects led by Canadian researchers are focussed on developing and implementing measures to rapidly detect, manage, and reduce transmission of COVID-19, as well as assess its impacts.

Information from Canada’s Tri-Funding Agencies

If your research is funded by a federal agency such as CIHR, NSERC or SSHRC, review each agency’s websites for information on how your current and/or future research may or may not be impacted.

CIHR

CIHR is closely monitoring the evolution and impact of the novel coronavirus (COVID-19), and is taking action to support its grants, scholarship and awards recipients, as well applicants and peer reviewers. Visit this page regularly for messages from CIHR President, Dr. Michael Strong, and updated information for the research community: https://cihr-irsc.gc.ca/e/51917.html.

SSHRC

As the COVID-19 situation continues to evolve, SSHRC management is assessing additional measures that may be needed to support SSHRC-funded students, postdoctoral fellows and research personnel and address concerns. Visit this page regularly for updated information on the impacts of COVID-19 on SSHRC’s policies and programs: https://www.sshrc-crsh.gc.ca/news_room-salle_de_presse/covid-19-eng.aspx.

NSERC

NSERC continues to adjust its operations as it monitors the evolution and impact of COVID-19. Visit this page regularly for messages from CIHR President, Dr. Alejandro Adem, and updated NSERC program information in relation to COVID-19: https://www.nserc-crsng.gc.ca/Media-Media/NewsRelease-CommuniqueDePresse_eng.asp?ID=1139.

Other Funding Sources

Others may have funding from sources other than the tri-agencies (for example, provincial funding, associations, foundations, private industry, universities); in that case, check in with your funding provider to assess the impacts of COVID on your research funding and deadlines.

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Lisa Votta-Bleeker, Deputy Chief Executive Officer, Canadian Psychological Association.

Date: May 7, 2020

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“Psychology Works” Fact Sheet: Guidance for Psychology Students as Relates to COVID-19

As the COVID-19 situation evolves around the globe, students’ day-to-day lives are being increasingly disrupted: courses have been moved from in-person settings to online formats; visits with friends and families have been prohibited; access to resources such as the on-campus library, student counselling services, or other campus spaces has been lost; some students have had to leave, quickly in some cases, their student residence; in-person conferences have been cancelled; competition and application deadlines have been delayed; internship, residency and co-op/practicum placements have been cancelled or altered; and for some, research projects have been interrupted.

This document provides an overview of Canada’s COVID-related student funding support, as well as resources to help psychology students deal with the impact of the coronavirus on their research, training, and academic work.

More detailed information specific to Canada’s research funding support and information from the funders can be found in the CPA’s Fact Sheet on Research Funding Information as Relates to COVID-19 (https://cpa.ca/corona-virus/cpa-covid-19-resources/).

Information from Canada’s Tri-Funding Agencies

Canada’s tri-funding agencies (Canadian Institutes for Health Research – CIHR; Social Science and Humanities Research Council of Canada – SSHRC; Natural Science and Engineering Research Council of Canada – NSERC) are closely monitoring the evolution and impact of COVID-19 and are taking necessary actions to support its grant, scholarship, fellowship, and awards recipients; support its applicants and peer reviewers; protect their staff; and modify their operations. Below are links to messages from the tri-agencies.

Each agency is also regularly updating their websites with messages from the presidents and updated information for the research community.

Student Support; Awards, Scholarship and Fellowship Competition Deadlines

The Government of Canada has announced significant emergency support for students and recent graduate impacted by COVID – expanded student and youth programming, enhanced student financial assistance for Fall 2020, Canada Emergency Student Benefit, Canada Student Service Grant, and International Students. Information on this support can be found here: https://www.canada.ca/en/department-finance/news/2020/04/support-for-students-and-recent-graduates-impacted-by-covid-19.html

In early May, the tri-agencies announced that training award recipients (master’s, doctoral, and postdoctoral) may defer the start date of their award, or request an unpaid interruption of up to four-months for reasons related to the COVID-19 situation (https://cihr-irsc.gc.ca/e/42405.html#05_04_2020). For master’s and doctoral award holders, this can be adjusted to align with the next available start date (May 1, 2020; September 1, 2020; or January 1, 2021). The agencies will continue to support training award holders who, given the challenges posed by the COVID-19 situation, can only devote part-time hours to their research. They may continue to hold their awards and will be paid at the full amount. The amount will not be prorated, and the end date of the award will remain unchanged.

Visit the program webpages listed below for additional information specific to the following student award, scholarship and fellowship competitions and what impact COVID may or may not be having on their deadlines:

Other Funding Sources

Students with funding from sources other than the tri-agencies (for example, provincial funding, associations, foundations, private industry, universities); in that case, check in with your funding provider to assess the impacts of COVID on your research funding and deadlines.

Studying from Home

Given the many weeks since physical distancing has been in place, and schools have transitioned to virtual learning, many students have already set up home workspace.  Nonetheless, below are a few things to keep in mind when studying from home:

  • Remember to have realistic expectations for your work and progress during a global pandemic. It is okay if you feel that you do not have the mental or emotional capacity to produce knowledge or undertake research during a global crisis.
  • If possible, set up a dedicated workspace where you can keep study materials and have virtual classes or group chats, so that you keep your studies separate from the rest of your life. Try to remember proper ergonomics when setting up your workspace.
  • Take some time to make sure you have all necessary resources at your disposal to effectively conduct your studies, as this could help mitigate potential stressors. For example, install any required software on your computer or order a headset and webcam for online classes. Reach out to your professor or students’ union if you need support and resources.
  • As much as possible, keep your study space quiet and free from distractions. If you have roommates, you could use headphones (ideally noise-cancelling headphones) to drown out noise. Make sure your space is inviting so you want to spend time there (you could sit by a window or add a plant or favourite trinket to your desk).
  • Contact your internet provider for free or low-cost internet options if you do not have Wi-Fi at home and are unable to access the online resources that can help you continue your education.

 

 

Setting a schedule for school and life

  • Maintain a consistent routine: This includes sleep-wake times, exercise, and work/school schedules. It can be easy to do schoolwork all day because it feels like there is nothing else to do. Establishing and maintaining a routine will help you maintain a sense of normalcy and keep your schoolwork and home life separate.
  • Take breaks: It’s important to take breaks to rest your eyes, your mind and your body. If it’s hard for you to remember to take breaks, you could set up a timer for 90 minutes and then take a 15-minute break.
  • Check in with supervisors/professors about expectations: Maintain good communication with your supervisors and professors. Have a clear understanding about whether moving to online classes changes expectations around assignments, exams, and other academic requirements. For example, you could ask for flexibility on timelines given your current time zone.
  • Stay connected to others: Develop a plan to keep in touch with friends, family, and colleagues. Schedule regular phone calls or facetime chats. Tap into social media and tech platforms that allow virtual group gatherings.

Impacts on Graduate Students, Student Research, and Professional Training

Graduate students and trainees have been particularly impacted during CVOID-19 due to stressors arising from financial uncertainty; pressure to graduate within a given time frame and before funding runs out; managing research and teaching responsibilities; and disruption in academic work and transition to remote learning. During these times, students would be benefit from:

  • Talking to one’s university’s research officer to understand what, if any, impacts COVID-19 will have on any student funding one may have (e.g., scholarships, bursaries, fellowships).
  • Assessing if one’s research can be conducted through online surveys or if one’s research protocol can be moved to an online experiment.
  • Talking to one’s supervisor/professor(s) about working on publications, while not losing sight of the mental and emotional resources required to cope with COVID-19.

Professional Training Impacts

Some graduate students and trainees have also been particularly impacted by disruption to practicum/co-op placements, internships, and other face-to-face skill building activities. Students should talk to their department head or co-op/practicum coordinate (if applicable) about the impacts of cancelled practicum placements and co-op work terms, as well as options for extending work terms with placement providers and finding new placements.

With respect to the impact on internships, the CPA, Canadian Council of Professional Psychology Programs (CCCPP), and the Association of Canadian Psychology Regulatory Organizations (ACPRO) issued a joint statement recognizing the impact COVID-19 is having on the operation of professional psychology training programmes and on their faculty, staff and students (https://cpa.ca/cpa-ccppp-acpro-statements-regarding-covid-19/).  It is important to understand that decisions about training will be made at several levels (https://ccppp.wildapricot.org/news). The first level is between the internship program and the university, as they jointly determine if the requirements for the internship have been met. The second level of decision making lies with the regulators, who will make independent decisions on a case-by-case basis about whether a candidate for licensure/registration/certification has met the provincial standards that are outlined in legislation and bylaws.

Conference Cancellations

The pandemic has also resulted in the cancellation of many in-person conference and knowledge mobilization activities, which is also impacting students and trainees in terms of lost opportunities to present at or attend conferences.  Until such time that in-person conferences can resume, students should seek opportunities to present and/or participate in virtual conferences. The CPA’s national convention will be offered virtually in July and August 2020; check the CPA’s website regularly for more information on how to participate and/or present at the virtual event.

If you had been accepted to submit at a conference and the conference was cancelled, contact the conference organizers regarding their policy about creating an abstract book or conference proceedings, noting the conference acceptance on your CV, and obtaining the word on how to do so. The CPA will be preparing an abstract book of all accepted presentations; below is information on how to cite your presentation if you were accepted to present at the CPA’s 2020 National Convention in May 2020.

Surname, Initial. & Surname, Initial. (2020, May 27-30).  Title of accepted submission. [specify type of presentation – poster, Gimme-5, 12-minute talk, etc.]. 81st Canadian Psychological Association Annual National Convention, Montréal, Quebec, Canada. (insert link to Abstract Book PDF when available) (Conference cancelled due to COVID-19)

Alternative Learning Opportunities

  • Register for online continuing education offerings, from the CPA as your national association or from one of the provincial psychological associations, many of which are presently free or significantly discounted.
  • Explore or deepen your learning of new research methods or statistical applications by downloading freely available software.
  • Learn more about Open Science(https://cos.io/)and the preregistration (https://cos.io/prereg/)
  • Source publishers that are providing free access to books and journals online.
  • Take in the APA webinar (https://www.apa.org/education/coping-webinar-students)in which psychologists Lynn Bufka and Vaile Wright discuss ways for undergraduate and graduate students to navigate the shifting COVID-19 crisis.

Self-Care and Student Wellness

During this time, it is important to take care of yourself and pay attention to your mental well-being.

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Lisa Votta-Bleeker, Deputy Chief Executive Officer, Canadian Psychological Association.

Date: May 7, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

Canadian Psychological Association
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“Psychology Works” Fact Sheet: Guidance for Psychology Faculty and Researchers as Relates to COVID-19

COVID-19 is not only impacting everyday life; it is also impacting faculty and research teams in many ways, from how to transition to online classes, how to work and best support students remotely, how to adapt current research projects while ensuring the welfare and safety of research subjects, and how to pay salaries/stipends and other costs that may be modifying or halting research.

With the transition to virtual education, researchers and faculty are working diligently to protect their research participants and animal subjects, their students, their scholarship, and in some cases, their careers. In the interim, below is some information that may provide helpful guidance in navigating these difficult times.

More detailed information specific to Canada’s research funding support and information from the funders can be found in the CPA’s Fact Sheet on Research Funding Information as Relates to COVID-19 (https://cpa.ca/corona-virus/cpa-covid-19-resources/).

Working Remotely

Since mid-late March, most people have been working remotely. This has required faculty, staff and researchers to ensure they had all mission critical information with them; they were using university-approved security protocols to analyze and store data off-site; and they had a laptop, charger, webcam, contact information for team members and access to any electronic materials that would have been needed.  Knowledge of Skype, Zoom, Hangouts/Google-Meet and other video-conference software has become a must to stay connected virtually.

Maintaining Research

Given COVID-19, research that brings people physically close together or in large gatherings has been most impacted. Policies regarding how to conduct research during emergencies are university specific, and you should follow your institution’s emergency or disaster-preparedness policies for guidance to deal with COVID-19’s impact on your research and career/degree-completion impacts.

Information from Canada’s Tri-Funding Agencies

Canada’s tri-funding agencies (Canadian Institutes for Health Research – CIHR; Social Science and Humanities Research Council of Canada – SSHRC; Natural Science and Engineering Research Council of Canada – NSERC) are closely monitoring the evolution and impact of COVID-19 and are taking necessary actions to support its grant, scholarship, fellowship, and awards recipients; support its applicants and peer reviewers; protect their staff; and modify their operations.

Each agency is also regularly updating their websites with messages from the presidents and updated information for the research community.

Check in with your program officer

While Canada’s funding agencies have extended deadlines, it is nonetheless important to think creatively about how to sustain your research over at least the next three to six months. Stay in regular touch with your university’s program officer and share how the crisis is affecting your work and how you plan to keep making progress.

Maintain communication with your research team

Frequent communication is important to sustaining research projects, assessing how your team members are coping, and maintaining social connectedness. Consider daily or weekly video-meetings to set goals and/or action items. Reassure your staff that it is okay to not be as productive during these challenging times. To the extent possible, cross-train staff, deploy them to work on other tasks, and if not already done, have calls forwarded to a project staff person’s cellphone.

Modify your research and analysis

With the stoppage of face-to-face human research or temporary closure of research labs, researchers who rely on face-to-face interaction or in-lab work to collect data have had to either pause their research or transition their research to online.  If you are shifting to remote data collection and storage, keep in mind that changing methodologies may you require that you notify your institution’s review or ethics board and potentially, updating consents to participate. Modifications to methodologies in the midst of a study will have to be accounted for in future analyses.

Supporting Students and Trainees

Students and trainees are most vulnerable right now due to stressors arising from financial uncertainty; pressure to graduate within a given time frame and before funding runs out; managing research and teaching responsibilities; disruption in academic work and transition to remote learning;  cancelled or altered co-op placements, internships, and residencies; and lost conference presentation/attendance opportunities. If you are able, help them progress toward their goals and be flexible about deadlines.

Encourage students to visit the Government of Canada’s website for information on its emergency support for students and recent graduate impacted by COVID: https://www.canada.ca/en/department-finance/news/2020/04/support-for-students-and-recent-graduates-impacted-by-covid-19.html.

Encourage them to visit the tri-agency’s websites for information on extensions for training award recipients and competition deadline information pertaining to the Canada Graduate Scholarships, Vanier Canada Graduate Scholarships, Banting Postdoctoral Fellowships, and NSERC’s Undergraduate Student Research Award – to name just a few.

If students have been awarded funding from sources other than the tri-agencies, direct them to contact the funding provider to obtain information on impacts to deadlines.

Stay in touch with your students and have conversations with them about how they plan to carry on their work during this new reality, while reminding them that it is okay to feel that they do not have the mental or emotional capacity to produce knowledge or continue their research during these challenging times.

More detailed information specific to COVID and psychology students can be found in the following CPA Fact Sheets: Guidance for Psychology Students as Relates to COVID-19 and Student Wellness during COVID-19 ((https://cpa.ca/corona-virus/cpa-covid-19-resources/).

Supporting Junior Colleagues

Junior colleagues are also particularly vulnerable right now. If possible, senior faculty may be able to offer data sets they can work with or provide opportunities to collaborate on existing research projects.

If you are an early career researcher yourself, document how the crisis is affecting your research and talk to your chair about potential impacts on your tenure path. With the cancellation of most in-person conferences, seek opportunities to network virtually, participate in the work of your national or provincial psychological association, or participate in other scholarship activities (e.g., online continuing education, serving as a peer reviewer).

Self-care

While this is a very challenging time for everyone, it is important to remember that all of your department colleagues and research peers are in the same position.  Eventually, research activities will resume, as will in-person classes. In the interim, it is important for faculty and researchers to take care of themselves.

During this time, some psychology faculty may have increased demands to provide mental health services and supports to their students in ways that might otherwise not have been expected to before COVID019. Check in with your department and your university’s counselling services for information on available resources for students, while ensuring you have the necessary supports for yourself.

Be cognizant of the impacts of too many virtual meetings and too many emails. With the transition to working remotely, there has been a vast increase in the number of virtual meetings; while virtual meetings are effective at maintaining connectedness and communication, many are feeling overly fatigued by the number of video-conference meetings that now are required to deal with issues that once would have been addressed via an in-person meeting or by walking to someone’s office.  The same can be said of email.

In addition to supporting students, research staff and transitioning to remote learning, many faculty and researchers are also juggling the responsibilities – and fatigue – of being educators to their children who may also be at home.

Conferences and COVID-19

Given the state of the pandemic globally, in-person knowledge mobilization and sharing events such as conferences are being cancelled or postponed; in some cases, in-person conferences are being transitioned to virtual events to enable both the delivery and sharing of research findings and continuing education activities.  This is the case for the CPA’s 2020 Annual National Convention which was scheduled for May 2020 in Montréal, QC, but will be delivered as a virtual event over the summer of 2020.

A poster or presentation that was peer reviewed and accepted to a conference can still be included in your CV, even if the conference was cancelled. The CPA has a recommended format for citing cancelled presentations; this information was sent to all individuals that had a presentation accepted for inclusion in the CPA’s national conference (see below).

For individuals OPTING TO participate in the CPA’s virtual event, the format is as follows:

Surname, Initial. & Surname, Initial. (2020, insert dates of virtual event).  Title of accepted submission. [specify type of presentation – poster, Gimme-5, 12-minute talk, etc.]. 81st Canadian Psychological Association Annual National Convention, Montréal, Quebec, Canada. [insert link to virtual event when available]

For individuals OPTING NOT TO participate in the CPA’s virtual event, the format is as follows:

Surname, Initial. & Surname, Initial. (2020, May 27-30).  Title of accepted submission. [specify type of presentation – poster, Gimme-5, 12-minute talk, etc.]. 81st Canadian Psychological Association Annual National Convention, Montréal, Quebec, Canada. [insert link to Abstract Book PDF when available] (Conference cancelled due to COVID-19)

If the conference at which you were scheduled to present is not being transitioned to a virtual event or you are unable to participate in the virtual event, you can consider sharing your poster and/or presentation through the Open Science Framework (OSF). For more information, see OSF meetings.

Making the Transition: Moving your Course to a Virtual Environment

The need for a rapid transition from in-person instruction to online platforms has necessitated a steep learning curve for many faculty. It is important to remember that although effective, there are significant differences between in-person and online delivery of education:

  • Most adult education research shows that the maximum length of an online session should be less than two hours: attention spans begin to wane after as little as 15 minutes and engagement is challenging through a computer screen. Longer lectures should be broken up into more digestible portions.
  • There are some techniques that can help keep learners engaged; for example, some webinar or e-learning platforms provide the ability to create polls that will encourage participants to pay attention and answer topical questions in real time.
  • In creating lesson plans, keep in mind that topics and learning objectives should be kept focused and self-contained in order to maintain clarity and continuity. Schedule time for a brief recap at the start of each session but keep the path well-defined and easy to follow.
  • Consider adding more self-directed elements if possible; short projects, additional readings, and putting students into small groups to discuss material virtually can add value between sessions and contribute to the overall goals of the course while placing the onus on students to engage with the material.
  • Most importantly, stay connected to your students. If this is the first time you are delivering material online, take this opportunity to learn from your students regarding what does – and does not – work. Maintain your goals, clarify your benchmarks, and be open to learn and experiment.

The following is a list of some valuable resources to assist you in your transition.

Resources Provided by the APA

Staying Professionally Active

Recognizing the emotional and mental toll that the pandemic may be taking on some individuals, others may want or need to stay professionally active during this time. Below are some ways in which individuals can stay professionally involved.

  • Take a Continuing Professional Development course from the CPA’s online offerings, from a provincial/territorial association, or from other relevant professional associations.
  • Create and/or review your individual professional learning plan.
  • Expand your learning of research methods – quantitative and/or qualitative – or statistical applications, particularly those offering downloadable software at no cost.
  • Take the opportunity to read new journal articles; the CPA’s three journals (Canadian Psychology, Canadian Journal of Behavioural Science, Canadian Journal of Experimental Psychology) are available to all CPA members via the CPA’s members only portal.
  • Subscribe to the APA’s PsychNetGold database through the CPA and have access to the following: PsycINFO, PsycARTICLES, PsycBOOKS, PsycEXTRA, and PsycCRITIQUES.
  • Submit articles for publication consideration.
  • Volunteer to serve as a reviewer for one of Canada’s funding agencies.
  • Start working on grant applications.
  • Attend virtual conferences.

 

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Lisa Votta-Bleeker, Deputy Chief Executive Officer, Canadian Psychological Association.

Date: May 7, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

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Série « La psychologie peut vous aider » : Troubles Cognitifs Et Démence

Qu’est-ce que la cognition?

La cognition est la capacité qu’a l’être humain de traiter l’information. Elle permet au cerveau de procéder à l’enregistrement, à la consolidation, à l’emmagasinage et à la récupération de l’information afin d’interagir avec l’environnement. La cognition fait appel à de nombreux processus mentaux, tels que l’attention, la perception, la mémoire, le langage et le raisonnement.

Qu’est-ce que la démence?

La démence est le stade avancé d’un ensemble de troubles neurodégénératifs et vasculaires qui déclenchent la détérioration progressive des fonctions cognitives.

Celles-ci entraînent des changements de comportement chez la personne atteinte, nuisant éventuellement à sa capacité de fonctionner de façon autonome au jour le jour. Il y aurait près d’une cinquantaine de différents types de démence. Les troubles neurodégénératifs progressent graduellement, tandis que les démences vasculaires progressent de façon séquentielle.

La démence peut être due à une détérioration des cellules nerveuses (neurones) de la couche externe (cortex) ou des structures internes (le sous-cortex) du cerveau. Les symptômes varient selon les régions du cerveau les plus affectées. Par exemple, le trouble neurodégénératif d’Alzheimer affecte les régions corticales du cerveau qui entrent en jeu dans l’acquisition ou l’apprentissage d’une nouvelle information (amnésie), dans la capacité de faire des actions qui requièrent de la dextérité ou l’usage d’outils (apraxie), dans l’utilisation du langage (aphasie) ou dans la capacité de percevoir des objets ou de reconnaître des personnes (agnosie).Le Parkinson est un autre trouble neurodégénératif qui touche principalement les régions sous-corticales, lesquelles sont à l’origine de mouvements anormaux (ex. tremblements, posture voûtée, initiation du mouvement), d’anomalies de la parole et de la voix (troubles d’élocution, bégaiement) et de difficultés d’attention. De plus, les problèmes de la mémoire sont liés davantage à la récupération qu’à l’acquisition de l’information.

Prévalence de la démence

Environ 6.4 % de la population canadienne souffre d’une certaine forme de démence, mais sa prévalence augmente considérablement avec l’âge. La démence touche à peine 2 % des personnes âgées de 65 à 74 ans, mais frappe 30% des 85 ans et plus.

Quels sont les états attribuables à la démence?

Le syndrome d’Alzheimer représente environ 50 % de tous les cas. Il affecte les neurones graduellement jusqu’à leur dégénérescence très avancées. Le premier symptôme le plus courant chez la personne atteinte est la perte de mémoire. Elle ne parvient pas à se souvenir de conversations récentes et d’événements personnels significatifs. L’oubli des noms de personnes familières, même celui de membres de sa famille, et le manque du bon mot pour exprimer sa pensée sont d’autres symptômes précoces.

Le syndrome d’Alzheimer progresse lentement et peut durer plusieurs années avant son décès. Pendant ce temps les fonctions cognitives sont affectées notamment le langage, l’orientation spatiale, la perception et la capacité d’exécuter ses propres habiletés. Le plus souvent, la personne doit être alitées au cours des dernières années et elle décède de causes secondaires, des suites d’une infection, par exemple.

La démence vasculaire apparaît à la suite de dommages répétés à des régions du cerveau causés par des blocages dans les vaisseaux sanguins. Elle peut se produire suite à plusieurs accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou suite à de très brèves périodes de désordre du débit sanguin au cerveau (accident ischémique transitoire ou AIT). Les symptômes varient en fonction de la région affectée. Les fonctions cognitives peuvent empirer, à cause des effets immédiats d’un AVC ou d’un AIT, mais il peut aussi avoir de faibles périodes d’amélioration. Cependant, si la personne subit d’autres AVC, sa condition fonctionnelle s’aggrave.

La maladie des corps de Lewy est la troisième cause la plus commune des troubles neurodégénératifs. Les personnes atteintes manifestent des symptômes semblables à ceux souffrant de la maladie de Parkinson, notamment des tremblements, de la raideur et de la rigidité dans les mouvements et des expressions faciales immuables, ainsi que des problèmes cognitifs tels que la perte de mémoire, l’attention fluctuante, des difficultés de raisonnement et dans la composition d’une séquence de mouvements. Les personnes souffrant de la maladie des corps de Lewy ont souvent des hallucinations visuelles, le moins souvent des hallucinations auditives. Comme pour le syndrome d’Alzheimer, sa progression est lente.

Bien d’autres états sont à l’origine de troubles neurodégénératifs, entre autres:

  • le trouble neurodégénératif de Parkinson ;
  • le trouble neurodégénératif mixte Alzheimer-vasculaire ;
  • l’encéphalopathie traumatique chronique ;
  • le trouble neurodégénératif fronto-temporal ;
  • l’encéphalite limbique ;
  • l’hydrocéphalie à pression normale ;
  • la paralysie supra nucléaire progressive ;
  • la maladie de Jakob-Creutzfeldt ;
  • la dégénérescence corticobasale ;
  • l’atrophie multi-systémique ;
  • la calcification idiopathique des noyaux gris centraux ;
  • la sclérose amyotrophique latérale ;
  • la maladie de Korsakoff ;
  • la maladie de Huntington.

Certains troubles neurodégénératifs sont-ils réversibles

Oui, s’ils ont été causes a l’origine par, entre autre :

  • la dépression ;
  • une intoxication médicamenteuse ;
  • un déséquilibre métabolique et nutritionnel ;
  • une déficience de la vitamine B12 ;
  • l’hydrocéphalie à pression normale ;
  • l’hypothyroïdisme ;
  • des affections cardio-vasculaires.

Savons-nous ce qui cause le syndRome d’alzheimer et d’autres types de troubles neurodégénératifs?

Au cours des vingt dernières années, de la recherche prometteuse (mais aussi décevante) a été entreprise en vue d’identifier la dysfonction neurologique qui caractérise le syndrome d’Alzheimer. Le consensus est qu’il y a plusieurs causes qui nécessiteront une combinaison d’efforts thérapeutiques, incluant des interventions cognitives et comportementales.

Une petite part (2%) du syndrome d’Alzheimer est héréditaire, mais dans la majorité des cas, les causes exactes demeurent inconnues. Il y a des facteurs génétiques qui prédisposent une personne à développer le syndrome. Or, même les individus qui portent ces caractéristiques ne le développent pas nécessairement, ce qui a conduit les scientifiques à penser qu’il y a une interaction entre l’environnement et la composition génétique.

Y a-t-il des traitements pour troubles neurodegeneratifs?

Aujourd’hui, un certain nombre de médicaments permettent d’atténuer les symptômes du syndrome d’Alzheimer, mais ils ne la guérissent pas, non plus qu’ils ne la préviennent.  Le donépézil (Aricept (marque déposée)), la mémantine (Ebixa (marque déposée)) et le rivastigmine (Exelon (marque déposée)) sont des exemples de ces médicaments.

Des traitements cognitifs et comportementaux sont également utilisés pour aider la personne et son aidant naturel à atténuer les effets des troubles cognitifs spécifiques. La personne manifestant une perte de mémoire, en début de maladie, peut apprendre à utiliser des aide-mémoires comme un planificateur de journée ou un assistant personnel électronique (APE) pour aider à se souvenir des choses. Un environnement bien conçu peut aussi contribuer réduire de beaucoup les déficiences. Un soutient durable au partenaire principale et l’entrainement aux techniques de gestion de comportement sont aussi très utiles.

Qu’est-ce qu’un trouble cognitif léger (TCL)?

Le TCL est un état caractérisé par la dégradation d’un processus cognitif ou plus, mais qui n’a pas d’incidence importante sur la capacité de l’individu de fonctionner de façon autonome. Les causes peuvent être tout aussi variées que celles des troubles neurodégénératifs.

 Une bonne proportion des individus atteints d’un TCL développera éventuellement un trouble neurodégénératif. On estime qu’après 5 ans, pour environ 50 % des individus leur TCL évoluera en une forme ou une autre de trouble neurodégénératif, le plus souvent le syndrome d’Alzheimer. Cependant, les TCL sont difficile à diagnostiquer car près de 25% des cas n’aurons plus le diagnostic lors d’une réévaluation.

Que peuvent faire les psychologues pour aider les personnes atteintes de déficiences cognitives et de troubles neurodégénératifs?

Les conséquences de divers troubles neurodégénératifs sont les déficiences cognitives graves (comme les troubles de la mémoire, de la perception, du langage et de fonctions exécutives) causées par les dommages neurologiques sous-jacents.

Les psychologues ont beaucoup à offrir dans l’évaluation des fonctions cognitives épargnées et perdues, à poursuivre des pistes de recherche clinique, et aider à concevoir des programmes d’intervention visant à minimiser les effets des déficiences cognitives.

Les psychologues peuvent aider notamment en :

  • administrant des évaluations neuropsychologiques qui sont des outils sensibles et efficaces lorsque combinés à une variété de biomarqueurs pour le diagnostic des nombreux trouble neurodégénératifs ;
  • fournissant aux patients et leur proches les connaissances nécessaires qui amène à comprendre l’altération des fonctions cognitives et la façon qu’elle opère des changements dans le comportement et l’incidence sur les activités quotidiennes de la personne ;
  • fournissant des techniques de réadaptation cognitive pour aider à alléger les effets de leurs déficiences ;
  • enseignant aux membres de la famille, aux amis ou aux fournisseurs de soins, des moyens d’aider la personne ;
  • fournissant aux membres de la famille, aux amis ou aux fournisseurs de soins, des moyens de composer avec les comportements parfois difficiles des personnes souffrant de déficience cognitive ;
  • donnant l’accès à du matériel d’éducation et à des services de soutien communautaire de valeur.

Signes d’une déficience cognitive possible qui justifient un examen plus poussé

  • la personne a de la difficulté à se rappeler du nom de la personne qui lui a été présentée récemment ;
  • il faut lui répéter les questions ou les commentaires parce qu’elle n’est pas en mesure de se souvenir de l’information ;
  • elle a besoin de rappels pour s’assurer qu’elle n’oublie pas ses rendez-vous ;
  • elle oublie de prendre ses médicaments – ce qui peut signifier qu’elle ne prend pas ses médicaments ou qu’elle les prend deux fois parce qu’elle a oublié les avoir déjà pris ;
  • elle oublie des événements récents comme des vacances, des anniversaires, de payer les comptes à temps ;
  • elle égare ou perd de ses choses ;
  • elle se perd dans un entourage familier ou ne reconnaît pas les points de repère ;
  • elle éprouve de la difficulté à se souvenir du nom d’une personne qu’elle connaît bien et elle éprouve de la difficulté à trouver le mot le plus approprié à utiliser.

Nota : Pour qu’ils soient significatifs ces problèmes doivent se manifester plus fréquemment que pour la personne moyenne du même âge.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Consultez un psychologue agréé pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, vous et votre famille. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/

Ce feuillet d’information a été préparé pour la Société canadienne de psychologie par Dr Guy Proulx, Directeur du Centre de santé cognitive du campus Glendon de l’Université York. https://centerforcognitivehealth.ca/fr/

Date : 2 avril 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

Société canadienne de psychologie
141, avenue Laurier Ouest, bureau 702
Ottawa (Ontario) K1P 5J3
Tél. : 613-237-2144

Numéro sans frais (au Canada) :  1-888-472-0657

Fiche d’information sur les mesures de soutien fédéral pour les employeurs touchés par la COVID-19

Pendant l’actuelle pandémie de COVID-19, plusieurs gouvernements canadiens ont annoncé des programmes destinés à soutenir les employeurs dans le but précis d’atténuer certaines des conséquences économiques de la réponse du Canada pour les petites entreprises.

En raison de la distanciation sociale et des autres politiques mises en place, l’activité économique au Canada a considérablement ralenti. Cela engendre des difficultés financières pour les entreprises qui poursuivent leurs activités. 

Les initiatives du gouvernement évoluent de jour en jour, et la présente fiche d’information sera mise à jour régulièrement pour suivre l’évolution des choses.

Même si cette fiche d’information porte sur les initiatives fédérales, le lecteur est encouragé à vérifier, auprès de son gouvernement provincial et municipal, si du soutien supplémentaire est offert.

Gouvernement fédéral

Subvention salariale temporaire pour les employeurs 

De quoi s’agit-il? La subvention salariale temporaire pour les employeurs est une mesure de trois mois qui permettra aux employeurs admissibles de réduire le montant des retenues à la source à remettre à l’Agence du revenu du Canada (ARC). Cette mesure remplace un programme de subvention annoncé précédemment.

La subvention équivaut à 75 % de la rémunération que vous versez du 15 mars 2020 au 15 juin 2020, jusqu’à 1 375 $ pour chaque employé admissible à un montant maximum total de 25 000 $ par employeur.

Qui peut faire une demande? Les employeurs admissibles sont les organismes sans but lucratif, les organismes de bienfaisance enregistrés ou les sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC).

Comment faire une demande : cette subvention est calculée pour réduire le versement courant de retenues à la source d’impôt sur le revenu fédéral, provincial ou territorial que vous envoyez à l’ARC, du montant de la subvention.

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/campagnes/mise-a-jour-covid-19/foire-aux-questions-subvention-salariale-temporaire-petites-entreprises.html

Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC)

De quoi s’agit-il? La SSUC accorde un remboursement pouvant aller jusqu’à 75 % du salaire d’un employé (maximum 847 $/semaine), pendant 12 semaines (du 15 mars au 6 juin).

Qui peut faire une demande? Les employeurs admissibles, à savoir les particuliers, les sociétés imposables publiques et privées, les partenariats constitués d’employeurs admissibles, les organismes sans but lucratif et les organismes de bienfaisance, qui font face à une baisse de revenus d’au moins 30 % par rapport à l’année précédente (année s’écoulant entre mars 2019 et mars 2020) ou une baisse de 15 % par rapport à l’année précédente (pour avril et mai).

Comment faire une demande : les entreprises pourront demander la SSUC en ligne par l’intermédiaire du portail Mon dossier d’entreprise de l’ARC ou d’une application Web, qui devrait être accessible d’ici la fin d’avril.

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/ministere-finances/plan-intervention-economique/subvention-salariale.html

Programme de prestations supplémentaires de chômage (PSC)

De quoi s’agit-il? Les employeurs peuvent mettre en place un régime de prestations supplémentaires de chômage (PSC) afin de bonifier la rémunération hebdomadaire de leurs employés lorsque ceux-ci se retrouvent sans emploi en raison d’un arrêt temporaire de travail. Les sommes versées ne constituent pas une rémunération et ne sont pas déduites des prestations d’assurance-emploi.

Qui peut faire une demande? Les employeurs qui subissent un arrêt temporaire de travail en raison d’une formation, d’une maladie, d’une blessure ou d’une mise en quarantaine.

Comment faire une demande : les régimes de prestations supplémentaires de chômage sont enregistrés par Service Canada. L’enregistrement doit être effectué avant la date d’entrée en vigueur du régime. Les agents du Programme de PSC évaluent les régimes de prestations supplémentaires de chômage des employeurs en fonction des exigences énoncées dans le Règlement sur l’assurance-emploi. De plus, ils aident les employeurs à concevoir des régimes de prestations supplémentaires de chômage qui répondent aux exigences du Règlement.

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/assurance-emploi/ae-liste/assurance-emploi-employeurs-supplement-chomage.html

Programme de Travail partagé

De quoi s’agit-il? Le Travail partagé (TP) est un programme qui aide les employeurs et les employés à éviter les mises à pied lorsqu’il y a une diminution temporaire du niveau d’activité normale de l’entreprise, qui est indépendante de la volonté de l’employeur. Le programme fournit des prestations d’assurance-emploi aux employés admissibles qui acceptent de réduire leurs heures normales de travail et de partager le travail disponible pendant la relance de l’entreprise. Le Travail partagé est un accord entre les employeurs, les employés et le gouvernement du Canada.

Le gouvernement du Canada a mis en place une mesure spéciale temporaire de travail partagé pour les employeurs qui sont touchés par le ralentissement des activités à cause de la COVID-19.

Qui peut faire une demande? Généralement utilisé pour les travailleurs de la sylviculture et de la sidérurgie, ce programme a été élargi à tous les employeurs du 15 mars 2020 au 14 mars 2021, et la durée maximale d’une entente est passée de 38 semaines à 76 semaines.

Comment faire une demande : les employeurs doivent présenter une demande de participation à un accord de Travail partagé et remplir un formulaire d’unité de Travail partagé, puis ils doivent envoyer le tout au bureau de Service Canada de leur région. (Pour en savoir plus : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/avis/coronavirus.html).

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/avis/coronavirus.html

Ressources pour les entreprises

Soutien au financement et à la trésorerie des entreprises

Programme de crédit aux entreprises (PCE)

De quoi s’agit-il? Le Programme de crédit aux entreprises (PCE) vise à aider les entreprises canadiennes à obtenir du financement durant cette période de grande incertitude.

Comment faire une demande? Les employeurs qui souhaitent obtenir du financement par l’intermédiaire du PCE doivent communiquer avec les institutions financières avec lesquelles ils entretiennent déjà des liens d’affaires, afin que l’institution financière puisse évaluer leur dossier.

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/ministere-finances/programmes/politique-secteur-financier/programme-credit-entreprises.html

Le 27 mars 2020, le gouvernement fédéral a lancé deux programmes supplémentaires, sans en annoncer les détails. Ces deux programmes sont :

Programme de garantie et de prêts pour les petites et moyennes entreprises  40 000 $ sous forme de prêts garantis par le gouvernement à des petites entreprises et à des organismes sans but lucratif afin d’aider à couvrir les coûts d’exploitation au cours d’une période où les recettes ont diminué en raison de la COVID-19. Il s’agit de prêts sans intérêt.

Programme de garantie et de prêts pour les PME  40 milliards de dollars par l’intermédiaire de la BDC et d’EDC pour aider les PME qui ont besoin de soutien supplémentaire afin de répondre à leurs besoins en matière de flux de trésorerie opérationnels.

La présente fiche d’information sera mise à jour dès que des détails supplémentaires seront annoncés.

Autres programmes

Souplesse pour les entreprises qui produisent des déclarations de revenus

De quoi s’agit-il? La date limite de paiement des montants de l’impôt sur le revenu qui deviennent exigibles à compter du 18 mars et avant le 1er septembre 2020 est reportée au 1er septembre 2020. Cela signifie qu’aucune pénalité ni aucun intérêt ne vous sera imposé si le paiement de votre solde d’impôt à payer est effectué avant le 1er septembre 2020.

Pour plus d’informations : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/campagnes/mise-a-jour-covid-19.html

 

Le présent feuillet d’information a été rédigé pour la Société canadienne de psychologie

Date : le 15 avril, 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la SCP, veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

Société canadienne de psychologie
141, avenue Laurier Ouest, bureau 702
Ottawa (Ontario) K1P 5J3
Tél. : 613-237-2144

Numéro sans frais (au Canada) :  1-888-472-0657

“Psychology Works” Fact Sheet:  Emotional and Psychological Challenges Faced by Frontline Health Care Providers During the COVID-19 Pandemic

This is a time of tremendous uncertainty and change as the world faces the challenges of the COVID-19 pandemic. While some stressors are universal, frontline health care providers also face unique challenges in terms of physical risk, as well as emotional and psychological toll during this time of heightened, prolonged medical demand.

The information that follows is intended to help frontline health care providers across professional disciplines to better recognize the challenges and stressors that may be impacting them during the COVID-19 pandemic. Increasing awareness of stress and strategies to cope with the demands of frontline healthcare may be helpful to better navigate coping during this difficult time. Coping may include accessing resources, whether that is drawing on personal resources and strengths, accessing support of friends, family, or colleagues, or reaching out to psychologists or other mental health professionals.

Challenges that frontline health care providers may experience at this time may include:

COVID-19 Information Overload

Many frontline health care providers would find it difficult to answer YES to the question, “Do you have any time in your day that is not filled with thinking about or talking about COVID-19?”  Given that addressing COVID-19 directly or indirectly is a necessary aspect of one’s work for frontline health care providers at this time, there may be diminishing returns from seeking out even more information. It is also a time when many of the rules for the general public don’t apply to frontline health care providers (e.g., staying home). This can be distressing or confusing in some ways and also make it less useful to be seeking out COVID-19 related information that does not apply personally.  Finding realistic ways to protect some time to think about, talk about or engage in activities unrelated to COVID-19 can have benefits in terms of emotional well being and fatigue, as well as ability to be present and engaged at work.

  • Many frontline health care providers are receiving lots of COVID-19 related questions and requests for information from friends and family members. For example, loved ones may be asking about what they should do to stay safe or what is happening in medical settings, and front line health care providers may feel an obligation to engage in such discussions.  This is a time when credible information is readily available to the general public.  Frontline health care providers may wish to consider making requests of loved ones to have some non-COVID-19 related conversations and explaining why that would be helpful for them. Friends and family may appreciate the opportunity to be supportive in this way and are likely unaware of the impact that focusing only on COVID-19 may be having on health care providers.
  • For health care providers whose social circles are made up mainly of other health professionals, it may be helpful to protect some time (e.g., 15 minutes) at the beginning of virtual gatherings to talk about anything other than COVID-19. This would also give participants the opportunity to opt out of later pandemic-related discussions if they so choose.
  • Being mindful of COVID-19 oversaturation, the start of the day is one opportunity to make some change. As opposed to waking up and checking one’s phone in bed, it can be helpful to make the mindful decision to get out of bed, go to the bathroom, brush one’s teeth, maybe take a shower before making the conscious decision with alert mind to check one’s messages. Though this is a time when much is urgent, things can wait until one has the chance to brush their teeth.
  • When possible, scheduling time to read news/emails/social media if that is something that someone needs or wants to do rather than checking throughout the day can be helpful. Social media is often used as a quick break in our days but at this time, the content may not feel like an escape. Identifying some alternative activities to do either during brief breaks at work or for longer periods at home can be helpful such as listening to music, engaging in movement, reading a book.
  • Working on the health care frontlines also likely means that one’s social media feeds and email inboxes are particularly bombarded with COVID-19 related content. This can give a skewed view of what is happening in non-medical settings, much of which is beautiful. For example, people engaged in physical/social distancing are finding new ways of connecting online (e.g., eating dinner together remotely via zoom or facetime, etc.), the act of speaking on the phone to friends and families has had a resurgence beyond short text communications, gyms and dance studios are offering free online classes, artists are giving free lessons online, museums/art galleries are offering free virtual tours, and across the country people are banging pots and pans together at 7:30pm each night to show their support for health care providers. Recognizing that there is a world beyond the hospital walls even during this pandemic can be reaffirming for frontline health care providers as can be the knowledge that outside of those walls, people are very grateful for the sacrifices that frontline health care providers are making for the safety of everyone.
  • While there are many online activities currently being offered, frontline health care providers may have very little time to research these activities. For example, there are now many online, interactive, fun, free activities for children of all ages. Reaching out to friends or family to request that they find and share such information may be helpful and lighten the load of frontline healthcare providers who are parents.

Fear and Uncertainty about Safety of Self and Others

Many frontline health care providers are understandably experiencing fear and anxiety related to their own safety and the possibility of putting others at risk. Keeping such fears to oneself and pushing on may work in the short term but are not sustainable strategies, particularly during this time of prolonged, chronic stress and physical and emotional demand without a clear end date. Identifying which of these fears are having an impact can be a start to identifying helpful strategies to cope, including considering when it may be helpful access support whether personal, professional, or from a health care provider such as your family physician or a psychologist or other mental health care professional.

  • Many frontline health care providers have been coping with fears related to not having enough or appropriate Personal Protective Equipment and perhaps even having to make decisions that feel unsafe at times but fit with current demands of working during this pandemic. In certain fields, individuals may be coping with a sense of “when” rather than “if” about contracting illness.
  • Health care providers who have to self-isolate, or who were already on a leave when the outbreak occurred, may experience feelings of discomfort or guilt about not doing their part for the public during this time of great need. Self-disclosing symptoms and isolating when mandated is a very important contribution. Given that that this situation may well continue for some time, there will be periods when others are unable to work. Finding ways to use time “off” to rest and replenish can have benefit both now and also in enhancing readiness and resilience when one returns to work. However, it may be challenging for some to know how to use time off to engage in healing, self care or fun activities rather than ruminating about not working or oversaturating with COVID-19 information.
  • Some frontline health care providers are making, or worrying about having to make, difficult decisions about separating from family in order to protect them. This is a time when thinking of creative ways to stay in contact with loved ones without making unreasonable demands on oneself may be helpful. For example, having zoom or facetime on briefly while children are eating, playing, or getting ready for bed with no expectations of meaningful conversation can help to maintain a sense of connection during this time of forced physical separation. Outside of work, virtually reading a story or asking a child about something fun that happened in their day may also maintain connection.
  • While taking care of and having compassion for others may come naturally to frontline health care providers, being compassionate to oneself may be more difficult. Often individuals who are very compassionate to others find it difficult to be self-compassionate and instead engage in harsh self-criticism in the face of challenge.  Without self compassion, the likelihood of burnout increases. During this time of requiring so much service to others, it can be helpful for health care providers to find ways to show warmth and caring for themselves. In the face of self-criticism and challenge, it can be helpful to ask oneself how you would speak to someone else in your situation, a colleague or a friend.  What tone of voice would you use? What words would you use to support them in a compassionate way?

Difficulty Staying Present and Attending to One’s Needs

Staying present and engaged in the face of stress and workload demands are important skills for frontline health care providers at all times, but perhaps even more relevant during a chronically stressful period with no known end date.

  • Anxiety can make it challenging to stay present as one ruminates about the past or worries about the future. Taking a few seconds at various points throughout one’s work shift to physically stretch, have a mindful sip of water, to take a few, slow breaths, or naming one’s emotions can be incredibly helpful in staying present and addressing one’s needs in the moment. Some health care providers regularly engage in these brief moments of presence (e.g., before moving onto a next clinical interaction, before or after charting, before entering one’s place of work) to help with clinical engagement and efficiency.
  • This may be a time when individuals are prone to engaging in overpreparation (see COVID-19 Information Overload) with diminishing or even negative impact. Trying to read enough, learn enough until one “feels” prepared can be problematic in a situation such as this in which there is much that cannot be predicted. It can be useful to ask oneself, am I reading this to lessen anxiety or because it is necessary for my work and will have direct impact on my work tomorrow or the next day?  Health care providers have lots of experience coping with things that are unexpected and reminding themselves that they will do so again now as needed may be reassuring.
  • Frontline health care providers may be coping with exacerbation of pre-existing health issues or develop new ones during this time of stress and physical demand that can make it harder to engage in the challenging work they are facing. Many important types of healthcare, physical and psychosocial, , are now being carried out remotely online or by phone with availability of flexible times at off peak hours. As frontline health care providers, it may be helpful to consider accessing care for yourself at this time such as booking an online appointment with a physiotherapist, for example, to address the considerable physical toll of your current work demands, or contact a psychologist or other mental health professional for support and to address new or existing issues that one faces. It may be beneficial to review, or ask a spouse to review, an extended health benefits available to you through work or other private insurance . Additionally, many initiatives across the country are being put in place to offer services to frontline health care providers. This is also a time to make sure that one’s own prescriptions are filled and maintaining adherence to self-care in as much as that is possible.
  • In addition to coping with fear and anxiety about larger, population-based health needs related to COVID-19, frontline health care providers may also be coping with a number of challenges associated with doing things in accordance with new processes and procedures. For example, using new Personal Protective Equipment and trying to maintain physical distance in certain circumstances may change how one communicates with one’s team members or adds to physical discomfort; working with new teams and in new settings due to redeployment can make even familiar procedures feel less familiar, more cumbersome, and more uncomfortable; working with colleagues who are also facing tremendous stress and workload can impact the emotional tone of work interactions.  Being cognizant of the cumulative impact of even seemingly small stressors can be helpful and make it more likely that individuals engage in helpful strategies to address (e.g., using strategies to be present, eating something in the morning rather than running on empty, stretching to relieve muscle tension regularly rather than wait for pain or discomfort to heighten).
  • During this pandemic, familiar activities and places of community that add meaning, enjoyment, and enhance health are not available in a physical sense. Being unable to attend one’s regular religious services, attend a favourite fitness class, go running with a running group, or join friends for brunch can make it harder to find balance in the face of tremendous work demands. This is a time to remember that “some” moves us forwards as opposed to engaging in “all or nothing” strategies. Being creative about how to interact virtually and take advantage of the many fun, free online led activities that are available can be helpful. If someone feels too depleted to research these options, they could consider reaching out to non-healthcare friends or family to ask for their help.
  • It can be valuable for front line health care providers to check in with themselves about their current alcohol or other substance use, particularly if such use is aimed at relieving stress or numbing discomfort or emotional pain, helping with sleep, or if frequency has increased. Some individuals may have had difficulties with substance use in the past and this new, significant period of stress and increased time spent alone outside of work may increase the likelihood of reinitiating problematic coping strategies.
  • In addition to considering strategies or accessing resources to address difficulties with sleep, it may be helpful to consider ways in which one might be restricting one’s own sleep even if not experiencing any difficulties falling or staying asleep. For example, some frontline health care providers may be going to bed later to engage in more reading about COVID-19 in social media posts or watching the news. Relatedly, checking one’s phone after waking up in the night can result in staying awake as opposed to falling back asleep. It is also important to consider how fatigue may be impacted by factors other than sleep such as nutrition, diet, and physical activity.
  • Attending to one’s needs for support from loved ones remains important during this time of stress, even for frontline health care providers. Health care providers may sometimes want to protect their loved ones from their worries or their stresses. Health care providers would benefit from considering how and when to ask for support from loved ones and also communicating what would not be helpful at this time. Being a health care provider does not make one immune to the worry and stress of COVID-19 and non-medical friends and family will understand this.

How Can Psychologists Help?

Relevant to the potential impact of working under the stress of the COVID-19 pandemic, psychologists are experienced in assessing and helping individuals cope with issues such as anxiety, fear, distress, trauma, and grief. Learning skills to tolerate and cope with uncertainty, addressing longstanding or new unhealthy habits, addressing sleep difficulties, finding support for stressed relationships, and finding ways to maintain resilience through difficult situations are just some examples of what one may choose to address with a psychologist in a supportive and confidential therapeutic relationship.

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

The CPA maintains a regularly updated page of psychology-related COVID-19 resources https://cpa.ca/corona-virus/

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations

This fact sheet has been prepared for the CPA by Anita Gupta, Ph.D., C.Psych., a clinical, health and rehabilitation psychologist whose clients are physicians working on the frontlines in Toronto, Ontario.

Date: March 29, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

Canadian Psychological Association
141 Laurier Avenue West, Suite 702
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Tel:  613-237-2144 | Toll free (in Canada):  1-888-472-0657

“Psychology Works” Fact Sheet: Student Wellness and COVID-19

As the COVID-19 situation evolves around the globe, students’ day-to-day lives are being increasingly disrupted. From courses being moved from an in-person setting to online classes and not being able to visit friends and family, to not having access to the resources such as the library, the mental health clinic, or other spaces on campus, to having to leave residence, and conferences being cancelled, students’ lives are being affected in many ways.

As you deal with the impacts of COVID-19 on your life and the implications for your loved ones and the world at large, it is important to prioritize your mental health, as well as your physical well-being. The Canadian Federation of Students has partnered with the Canada Psychological Association to bring you resources in this unprecedented time of stress and help you cope with a changing world.

The information that follows is intended to help students cope psychologically in the face of health risks like COVID-19. It does not convey important information that you should know about how the virus is contracted, its signs and symptoms, how to decrease your risk of contracting the virus and how the virus is treated. For important and up to date information about COVID-19 visit  the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Mental Health Risks Associated with COVID-19

It is important to remember that it is normal to be emotionally affected by events like wide-spread illnesses and that everyone will react differently to current world events. It is also important to remember that although these events may feel overwhelming, we are strong and resilient and have access to tools which can help us cope with stressors. Signs of stress can look like:

  • Fear and worry about your own health and the health of your loved ones
  • Changes in sleep or eating patterns
  • Difficulty sleeping or concentrating
  • Worsening of chronic health problems
  • Increased use of alcohol, tobacco, or other drugs

If you are experiencing any of these, remember to be patient with yourself as you are navigating a rapidly evolving situation and coping with many stressors and major changes.

Coping with Stress and Anxiety

During this time, it is really important to take care of yourself and pay attention to your mental well-being. Here are some tips to manage stress and anxiety:

  • Follow health and safety guidelines: Check credible sources such as the Public Health Agency of Canada and Health Canada to reduce the risk of contracting the virus. Remember that the media reports things that go wrong more often than things that go right. We hear about and pay more attention to the few people who might have been made very sick or who have died from an illness than we do about the many more people who have successfully recovered from an illness.
  • Take breaks from the news: While it’s important to stay informed and take guidance from health experts, hearing about the pandemic repeatedly can be upsetting. Make sure to take breaks from the news, including social media. If you want to stay informed but are becoming overwhelmed, set aside a set amount of time to check the news every day or sign up for a daily newsletter from a reputable news source.
  • Take care of your body: Take deep breaths, stretch, or meditate. Try to eat healthy, well-balanced meals, exercise regularly, get plenty of sleep, and do not increase your consumption of alcohol and drugs. YouTube can be a great place to find at-home workouts, guided meditations, or tips and tricks on cooking nutritious meals.
  • Take care of your mind: To cope with times of uncertainty, it can be easy to dive into a series, watch movies endlessly or jump on board with other mindless distractions for long periods of time. While this does help us escape current realities, it can feel unproductive and potentially unhealthy to disengage for too long. Consider, instead, choosing distraction activities that keep your mind thoughtful and stimulated. Is there a list of books you would like to read? Are there some podcasts that were suggested by like-minded friends? Consider listening to audiobooks while completing chores or other projects to keep yourself active throughout the day. Try to consciously choose the information you take in, such as historical or biographical reads, and watch out for those distractions that are engaged in out of convenience.
  • Connect with others: Your community is there for you in times of physical distancing. Connect with your loved ones and people you trust about your concerns and how you are feeling. Apps like Skype, FaceTime and Whatsapp allow you to call your friends and family through an internet connection so you don’t have to use your phone plan minutes.
  • Ask for help: Call a health care provider such as a psychologist, social worker, counsellor, family physician, or psychiatrist, if stress gets in the way of your daily activities for several days in a row.

International Students can have a harder time connecting with family abroad due to possible unstable internet communication. Here are other ways to stay connected with your community:

  • Reach out to a classmate: Chatting with peers can open doors to deeper connections and friendships. At this moment, a lot of people understand the need for connection and are open to making new friends!
  • Join an online group for international students: You are not alone. There are many international students in Canada going through similar experiences and coming together. Check out these Facebook groups: International Student Network and Migrant Students United!

Studying from Home

You might be used to going to the library or getting together with friends at a coffee shop to study, and the line between classes and everyday life can become more and more blurred as you are respecting physical distancing measures. Here are some tips to help you get set up for continuing your studies from home:

Your study environment

  • Dedicated study or workspace: If possible, set up a dedicated workspace where you can keep study materials and have virtual classes or group chats, so that you keep your studies separate from the rest of your life. Try to remember proper ergonomics when setting up your workspace.
  • Having resources at your disposal: Take some time to make sure you have everything you need at your disposal to effectively conduct your studies, as this could help mitigate potential stressors. For example, install any required software on your computer or order a headset and webcam for online classes. Reach out to your professor or students’ union if you need support and resources.
  • Comfort and quiet: As much as possible, keep your study space quiet and free from distractions. If you have roommates, you could use headphones (ideally noise-cancelling headphones) to drown out noise. Make sure your space is inviting so you want to spend time there (you could sit by a window or add a plant or favourite trinket to your desk).

Setting a schedule for school and life

  • Maintain a consistent routine: This includes sleep-wake times, exercise, and work/school schedules. It can be easy to do schoolwork all day because it feels like there is nothing else to do. Establishing and maintaining a routine will help you maintain a sense of normalcy and keep your schoolwork and home life separate.
  • Take breaks: It’s important to take breaks to rest your eyes, your mind and your body. If it’s hard for you to remember to take breaks, you could set up a timer for 90 minutes and then take a 15-minute break.
  • Check in with professors about expectations: Maintain good communication with your professors. Have a clear understanding from your professor about whether moving to online classes changes expectations around assignments, exams, and other academic requirements. For example, you could ask for flexibility on timelines given your current time zone.

Impacts on Graduate Students and Student Research

For some students, COVID-19 has had significant impacts on your research. Graduate students have been particularly impacted during this crisis. The combination of financial uncertainty, pressure to graduate within a given time frame and before funding runs out, managing your research and teaching responsibilities, disruption in their academic work, and lost conference presentation opportunities underscores the importance of prioritizing your mental health and well-being. Remember to have realistic expectations for your work and progress during a global pandemic. It is okay if you feel that you do not have the mental or emotional capacity to produce knowledge or undertake research during a global crisis. Here are other tips for coping as a student researcher:

  • Create a daily routine and set realistic goals for yourself.
  • Reach out to your department for support and stay in touch with your supervisors and have conversations about how you plan on carrying on with your work during this new reality.
  • If you had been accepted to submit at a conference and the conference was cancelled, contact the conference organizers regarding their policy about noting the conference acceptance on your CV, and obtaining the word on how to do so.
  • Talk to your university’s research officer to understand what, if any, impacts COVID-19 will have on any student funding you may have (e.g., scholarships, bursaries, fellowships).
  • See if your research can be conducted through online surveys or if your research protocol can be moved to an online experiment.
  • If possible, use this time to talk to your professors about working on publications, while not losing sight of the mental resources required to cope with COVID-19.

Keep Busy and Beat Boredom

Self-isolation and physical distancing have drastically changed the way we conduct our daily lives. Boredom is a common response as we adjust to staying home to help flatten the curve. Keep busy in order to stave off boredom and potential impacts on your psychological response to COVID-19. Here are some ideas:

  • Stay connected: There are different online platforms for games/entertainment to help you stay connected with your loved ones. Some popular applications are SnapChat, TikTok, Houseparty, Zoom, and Jackbox.
  • Jump on a viral challenge: There are countless challenges on social media that encourage people to try something different and share it with the online community. Try “draw something”, “until tomorrow” or “see a dog, send a dog”. For more ideas, check out this news article.
  • Discover a new hobby: You could use the extra spare time to try new activities such as zines, journaling, visiting museums virtually, karaoke, virtual escape rooms, and more! Additionally, consider checking out popular online courses as many websites are currently offering free lessons for the foreseeable future. If you have been interested in trying your hand at a new creative pastime, online courses can give structure and provide advice to help with that learning curve. Try engaging creatively in projects such as drawing, sewing or playing a new instrument.
  • Organize!: COVID-19 has shown the scale in which we need governments to fund public services such as healthcare and education. This pandemic can also be a window of opportunity to re-envision a just society. Liaise with activist organizations such as the Canadian Federation of Students, Fight for 15 & Fairness, Migrant Workers Alliance for Change, Climate Strike Canada, Our Time and other groups to get involved.

When Psychological Distress Becomes Too Much

It is normal to be emotionally affected by events like wide-spread illnesses and that everyone will react differently to current world events.  However, if any of the following signs and symptoms persist beyond a couple of weeks, persist to the point where you are not able to carry out the home or work-related activities permitted by physical distancing advisories, and are accompanied by intense feelings of despair or helplessness or suicidal thoughts you are well advised to consult a regulated health care professional such as a psychologist, your family physician, a nurse practitioner, psychiatrist, or other mental health provider. 

  • Sleeping poorly, too much or too little
  • Avoiding others, even within the confines of social distancing
  • Experiencing headaches and stomach problems
  • Crying
  • Talking less
  • Feeling anxious, depressed or having panic attacks
  • Feeling angry, guilty, helpless, numb, or confused
  • Thinking about or watching too much television on COVID-19 or pandemics
  • Not wanting to get out of bed
  • Having difficulties concentrating
  • Excessive eating
  • Drinking more alcohol or taking more prescription drugs
  • Having little patience
  • Feeling overprotective of loved ones

Where do I go for more information?

To obtain  important and up to date information about COVID-19, visit the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared Genevieve Charest and Sofia Descalzi (Canadian Federation of Students) and Dr. Lisa Votta-Bleeker and Samantha Stranc (Canadian Psychological Association).

Date: April 2, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

Canadian Psychological Association
141 Laurier Avenue West, Suite 702
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Tel:  613-237-2144
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Série « La psychologie peut vous aider » : Aider les adolescents à faire face aux impacts et aux restrictions liés à la COVID-19

Les adolescents peuvent être fortement affectés par les crises de santé publique comme le nouveau coronavirus (COVID-19). Les directives de santé publique visant à réduire la transmission se traduisent par l’annulation d’activités sportives et récréatives organisées, des fêtes et des voyages scolaires, et par des pertes d’emploi ou la réduction des heures de travail; en outre, les jeunes ne peuvent plus socialiser entre eux et risquent de perdre l’apprentissage scolaire en classe – les bals de finissants, la remise des diplômes et les examens suivront peut-être bientôt. Ces impacts, associés à l’exposition indirecte au virus par l’intermédiaire des médias sociaux et de la couverture médiatique à la télévision, peuvent mettre à l’épreuve leur capacité d’adaptation, et ce, de manière importante.

Les facteurs de stress liés à la COVID-19 arrivent à une période où les adolescents vivent de nombreux changements physiques, sociaux et émotifs propres à leur âge. Au moment où ils développent leur identité propre, leurs croyances et leurs valeurs, les adolescents sont probablement plus susceptibles que les adultes d’agir impulsivement, de repousser les limites et de revendiquer leur invincibilité. Ces comportements peuvent les rendre particulièrement à risque de contracter une maladie infectieuse comme la COVID-19.

Quelques réactions prévisibles

En général, la plupart des adolescents sont courageux et sensés, et disposent de bons systèmes de soutien social qui les aideront à s’adapter aux situations stressantes. Néanmoins, une situation très stressante ou une urgence de santé publique grave peut avoir de nombreux effets sur les adolescents. Voici quelques réactions courantes :

  • Inquiétudes, craintes et anxiété quant à leur sécurité et à celle de leur famille et de leurs amis
  • Crainte que d’autres urgences graves ne se produisent
  • Pensées négatives et méfiance à l’égard des autres, en particulier ceux provenant d’un autre milieu
  • Augmentation des comportements perturbateurs, par exemple, disputes, gestes de défi, crises de colère
  • Pleurs, tristesse ou sentiments dépressifs accrus
  • Difficulté accrue à se concentrer ou à être attentif
  • Variations du niveau d’énergie – diminution du niveau d’activité et sentiment de fatigue; ou augmentation du niveau d’activité, impatience et agitation
  • Problèmes de sommeil – dormir trop ou pas assez
  • Modification de l’appétit – manger trop ou pas assez

Comment les aider

Les adolescents ont besoin que les adultes qui les entourent soient attentifs à leurs émotions et à leurs réactions. Souvenez-vous que :

  • les adolescents sont capables de faire face à des situations stressantes, et vous pouvez les y aider.
  • ils expriment leurs émotions de différentes façons, directement et indirectement.
  • les adolescents ont besoin de votre réconfort; rappelez-leur qu’ils sont en sécurité et que vous êtes là pour les aider s’ils se sentent bouleversés.
  • la façon dont leurs parents et les autres adultes gèrent la situation influence les adolescents; vous devez être conscient de vos propres réactions et poser des gestes concrets pour prendre soin de vous-même.

L’état d’urgence, le confinement, les fermetures forcées et la distanciation sociale sont des expériences nouvelles pour la plupart des gens. Pendant la pandémie, vos adolescents passeront probablement beaucoup plus de temps à la maison qu’auparavant, et ce sera le cas une fois la pandémie passée; profitez de cette période pour vous rapprocher et pour passer du temps de qualité avec vos adolescents.

Ne vous alarmez pas. Nombre de réactions des adolescents, notamment les sautes d’humeur et l’attitude de contestation, sont des traits caractéristiques de l’adolescence. Vous devriez, toutefois, être attentif aux comportements nouveaux et à ceux qui vous dérangent vraiment, et faire preuve de compréhension et de soutien. Si ces comportements sont dangereux ou gravement perturbateurs ou s’ils ne cessent pas après quelques semaines, les parents, les membres de la famille ou un enseignant devrait chercher de l’aide.

D’autre part, il arrive que les adolescents fassent semblant de ne pas être affectés ou préoccupés par la situation afin de se convaincre qu’ils sont invincibles ou pour avoir l’air détachés et « cool ». En réalité, ils sont peut-être effrayés, confus et inquiets, et ont besoin de votre aide.

Voici quelques suggestions pour aider vos adolescents à faire face à la crise :

Deuil et perte. Les étapes du deuil sont le choc, le déni, la colère, la torpeur, la tristesse et la confusion; il s’agit d’une réaction normale aux pertes de toutes sortes, y compris celles associées aux pertes réelles ou redoutées lors d’une crise de santé publique. La pandémie de COVID-19 est une situation tout à fait inédite pour la plupart d’entre nous. Parce que la COVID-19 change beaucoup de choses dans notre vie quotidienne, les adolescents rateront les événements, typiques de l’adolescence, qui n’arrivent qu’une seule fois dans une vie, comme les voyages scolaires en Europe, la remise des diplômes et le bal des finissants; il n’y a aucun moyen d’arrêter ou de faire reculer le temps, et ces moments ne reviendront jamais. Même si la perte d’une vie humaine dépasse la peine d’être privé de son bal des finissants, le fait d’avoir à renoncer à des événements importants de la vie peut être douloureux pour tout le monde. Laissez vos adolescents parler des choses qu’ils ratent, prenez au sérieux leurs préoccupations et leur détresse. Écoutez-les et comprenez qu’il s’agit de grands moments de leur vie, et laissez-les faire le deuil de la perte de ces expériences. Expliquez-leur que surmonter une perte peut prendre du temps et encouragez-les à être patients avec eux-mêmes et avec les autres.

Rassurer de manière franche. Offrez du réconfort en vous basant sur les mesures concrètes prises pour résoudre la situation et expliquez l’importance de suivre les consignes de santé publique comme la distanciation sociale. Admettez que vous n’avez pas réponse à tout, et que vous ignorez, entre autres, le temps que va durer la crise. Cependant, n’hésitez pas à leur dire que beaucoup de gens travaillent pour assurer la sécurité de chacun, et qu’en suivant les directives de la santé publique, nous réduisons les chances qu’il vous arrive quelque chose, à eux ou à vous.

Écoutez ce qu’ils ont à dire sur les événements et ce qu’ils en perçoivent. Fournissez-leur, du mieux que vous le pouvez, de l’information factuelle et aidez-les à distinguer les opinions des faits. Évitez de leur faire la morale ou de les interrompre.

L’humour. Lorsque nous faisons face à des situations difficiles, il est parfois utile de regarder ou d’écouter des choses drôles. Cependant, certains adolescents peuvent faire des blagues sur des tragédies dans un effort inconscient pour se distancier de leurs peurs. Découragez les plaisanteries de mauvais goût sans pour autant couper la communication.

Colère. Les adolescents, et les gens en général, pourraient ressentir de la colère à cause de ce qu’ils ont perdu. La colère prend souvent naissance lorsqu’on se sent menacé, impuissant ou vulnérable. Faites dévier la conversation sur les sentiments profonds; n’hésitez pas à leur dire comment vous vous sentez et discutez avec eux des façons de faire face à ces sentiments.

Affection. Soyez patients envers les adolescents et envers vous-mêmes. Trouvez des façons simples de prouver tous les jours aux adolescents que vous les aimez : soyez affectueux, félicitez-les et ayez du plaisir ensemble.

Réconforter les amis. Si les adolescents ont des amis qui ont été touchés directement par la COVID-19, aidez-les à trouver des façons de les réconforter; ils peuvent éviter de leur parler par crainte de causer plus de douleur. Ils auront peut-être besoin d’aide, surtout en cette période de distanciation sociale, pour trouver des façons d’apporter leur réconfort et leur appui.

Réseaux sociaux et reportages à la télé. Peut-être voudrez-vous, vous et votre adolescent, limiter l’accès aux nouvelles sur le virus. Il ne faut pas protéger les adolescents des faits concernant le virus, mais s’ils regardent trop de reportages, ils pourraient, tout comme n’importe qui d’ailleurs, être submergés par les émotions et l’anxiété. Regardez ensemble les reportages à la télé et parlez de ce que vous voyez, entendez et ressentez.

Maintenir la routine familiale. Maintenez vos habitudes, en particulier en ce qui concerne l’heure du coucher et les repas. Les horaires sont utiles : heure du lever, travaux scolaires, temps libre, temps à l’extérieur, lorsque c’est possible.

Pour la plupart d’entre nous, les moments de stress ne sont pas les meilleurs moments pour prendre des décisions importantes. Si les adolescents sont très bouleversés par la crise de la COVID-19, encouragez-les à prendre le temps dont ils ont besoin pour réfléchir à toute décision importante.

Comportement et réactions appropriés chez les adultes. Dites aux adolescents ce que vous pensez et ressentez à propos des conditions liées au virus afin qu’ils puissent mieux les comprendre. Ils acquerront la confiance nécessaire pour faire face à leurs propres émotions si vous leur montrez que les vôtres sont sincères et que vous les vivez sainement.

Adolescents en situation de vulnérabilité. Les événements stressants et un climat permanent d’incertitude et d’inquiétude peuvent avoir un impact plus important sur les adolescents vulnérables, par exemple, ceux qui sont victimes d’intimidation de la part d’autres jeunes, qui vivent une rupture familiale difficile, une situation de deuil, de violence familiale ou d’abus sexuels, ou une expérience traumatisante de réfugié, qui souffrent de dépression majeure, de troubles anxieux ou d’autres maladies mentales, ou qui ont des antécédents de toxicomanie ou d’abus d’alcool, d’automutilation ou de tentatives de suicide. Certains adolescents vulnérables peuvent alors connaître une aggravation de leurs problèmes de santé mentale ou de leurs comportements, pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide.

Les adolescents, la technologie et la distanciation sociale

Les catastrophes et les situations d’urgence sont souvent des moments où les gens et les collectivités se rassemblent dans un esprit amical et de convivialité. Toutefois, la COVID-19 est différente car, dans un contexte de pandémie, nous ne pouvons pas nous rassembler physiquement. Même si nous devons nous tenir physiquement éloignés les uns des autres pour réduire la propagation du virus, nous ne sommes pas obligés de nous éloigner socialement. Nous devons simplement entrer en contact avec les autres d’une manière différente, que les adolescents connaissent habituellement beaucoup mieux que leurs parents!

L’un des moyens de rester connecté socialement tout en s’éloignant physiquement est de rester connecté en ligne. En fait, la distanciation sociale imposée aura probablement peu d’impact sur la génération actuelle d’adolescents qui sont habitués à socialiser au moyen de leurs téléphones cellulaires, de leurs tablettes et d’applications comme Houseparty et Snapchat. Les contacts en ligne peuvent aider les adolescents à rester connectés avec leurs pairs, surtout s’ils peuvent communiquer par vidéoclavardage avec leurs amis ou jouer à plusieurs à des jeux mobiles.

Les contacts en ligne peuvent également permettre aux adolescents de rester en contact avec les membres de leur famille et leurs proches qui sont loin ou qui trouvent difficile la distanciation sociale. Dans ce cas, les adolescents peuvent être une source utile de connectivité et de soutien pour leurs proches, en particulier ceux qui sont âgés ou vulnérables.

Pendant la période où les mesures de distanciation sociale sont imposées, les sites Web et les bibliothèques des écoles peuvent utiliser la technologie pour aider les étudiants à faire des travaux scolaires en ligne; les ressources en ligne peuvent également être utiles pour tenir des activités parascolaires virtuelles, des projets scientifiques et des défis de LEGO.

Activités utiles pour les adolescents

Les adolescents ont besoin de faire des activités qui les aident à se sentir mieux, tout en maintenant la distanciation sociale. En voici quelques exemples :

  • Activités de détente. Encouragez-les à faire des activités relaxantes, comme lire, écouter de la musique, faire des promenades ou de la bicyclette.
  • Journal intime et dessin. Écrire ses pensées et ses émotions dans un journal intime, ou dessiner ou peindre pour exprimer leurs émotions peut aider certains jeunes.
  • Activités récréatives. L’activité physique vigoureuse et le sport aident à réduire le stress et à devenir plus alerte, plus énergique et de meilleure humeur. Même si de nombreux adolescents sont privés des sports organisés auxquels ils s’adonnaient, ils peuvent quand même pratiquer leur sport préféré à la maison, ou commencer de nouvelles activités physiques, comme le vélo ou la course à pied.

Les familles pourraient également profiter de cette période pour faire des activités ensemble, comme s’attaquer à des projets domestiques qui étaient en attente, faire des corvées, peindre ou redécorer la chambre d’un adolescent, essayer de nouvelles recettes, faire de l’exercice ensemble, jouer à des jeux de société et faire des casse-tête, regarder des films et faire des promenades en famille.

Quand faut-il chercher de l’aide?

Lorsqu’ils sont confrontés à des facteurs de stress, certains adolescents sont plus susceptibles de réagir très négativement ou de façon persistante, voire à avoir des comportements suicidaires. Soyez vigilant et prêt à demander de l’aide professionnelle si votre adolescent présente certaines des réactions énumérées ci-dessous et à garder la communication ouverte en vous assurant de savoir comment ils vont. Discuter avec un professionnel de la santé, comme un psychologue, un travailleur social, un médecin, une infirmière ou un psychiatre, qui pourra les aider à comprendre et à gérer leurs émotions, pourrait leur faire du bien.

  • Problèmes de comportement
  • Problèmes d’apprentissage
  • Accès de colère
  • Retrait de la famille et interruption des contacts en ligne avec ses amis
  • Cauchemars fréquents ou autres troubles du sommeil
  • Problèmes physiques, par exemple, nausée, maux de tête, gain ou perte de poids
  • Peur ou anxiété importantes
  • Tristesse ou dépression persistantes
  • Désespoir face à la vie et à l’avenir
  • Tendance accrue à prendre des risques, ennuis avec la justice
  • Abus d’alcool, de drogues illégales, de médicaments ou de solvants
  • Pensées ou comportements suicidaires

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour obtenir des renseignements importants et à jour sur la COVID-19, visitez le site Web de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus.html.

Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/

Jeunesse, J’écoute https://jeunessejecoute.ca/

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Lisa Votta-Bleeker, directrice générale associée de la Société canadienne de psychologie.

Date : 31 mars 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

Société canadienne de psychologie
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“Psychology Works” Fact Sheet: Psychological Impacts of the Coronavirus (COVID-19)

Infectious diseases, like any life stressor, challenge the way we cope. Whether we learn about them on television or experience them personally, we can feel upset, fearful and anxious as a result, both for our own personal safety and that of our family, friends, colleagues, and community. Stressful events can also bring up feelings and memories of previous traumatic events thereby compounding the distress that we feel.

The Novel Coronavirus (COVID-19) is one such infectious illness that currently poses significant risk to public health and we are all challenged by it. It is important to remember that it is normal to be emotionally affected by events like wide-spread illnesses, and that there are steps we can take to help us cope.

The information that follows is intended to help people cope psychologically in the face of health risks like COVID-19. It does not convey important information that you should know about how the virus is contracted, its signs and symptoms, how to decrease your risk of contracting the virus and how the virus is treated. For  important and up to date information about COVID-19 visit  the Public Health Agency of Canada (PHAC) website at https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/2019-novel-coronavirus-infection.html

While people vary in their response to a crisis, for one like COVID-19, it is likely that more people will see impacts on their mental health and well being than will suffer serious physical affects of the illness. People who may respond more strongly to the stress of a crisis include:

  • Older people and people with chronic diseases who are at higher risk for COVID-19
  • Children and teens
  • People who are helping with the response to COVID-19, like doctors, nurses, and other health care providers, or first responders
  • People who have mental health conditions including problems with substance use
  • People who tend to worry – particularly about their health, or who have experienced a previous or recent traumatic event
  • People who live alone or have few social supports

Assessing and Coping with Risk

Stress during an infectious disease outbreak can include:

  • Fear and worry about your own health and the health of your loved ones
  • Changes in sleep or eating patterns
  • Difficulty sleeping or concentrating
  • Worsening of chronic health problems
  • Increased use of alcohol, tobacco, or other drugs

 

Taking care of yourself, your friends, and your family can help you cope with stress and helps to make your community stronger. Coping strategies can include:

  • Staying informed and taking guidance from experts to help you most accurately assess your personal risk of getting physically sick. Consulting expert sources such as infectious disease practitioners, family physicians or nurse practitioners, public health hotlines, or government websites (such as Health Canada, Public Health Agency of Canada, Centre for Disease Control, and the World Health Organization) for information.[1]
  • Following the health and safety guidelines of such agencies as the Public Health Agency of Canada and Health Canada to minimize your risk of contracting the virus. Remembering that the media reports things that go wrong, or exceptional events, more often than things that go right, or common events. We hear about and pay more attention to the few people who might have been made very sick or who have died from an illness than we do about the many more people who have successfully recovered from an illness.
  • Balancing gathering information and heeding safety guidelines to reduce risk with not letting the gathering of information or the attention to safety guidelines unduly preoccupy you.

Things to Keep in Mind about Stress

It is important to remember that:

  • People are strong and resilient, and generally have the skills they need to cope with the stressors they will face in a lifetime.
  • Not everyone reacts to the same event in the same way and not everyone shows their distress in the same way.
  • The ways in which children and communities cope and react to a stressor are influenced by how they see parents, caregivers and community leaders cope and react.

Taking Care under Times of Stress

Taking care of yourself:

  • Hearing about the pandemic repeatedly can be upsetting, so take breaks from watching, reading, or listening to news stories, including social media.
  • Take care of your body. Take deep breaths, stretch, or meditate. Try to eat healthy, well-balanced meals, exercise regularly, get plenty of sleep, and avoid alcohol and drugs.
  • Connect with others. Talk with people you trust about your concerns and how you are feeling – even when engaging in social distancing.
  • Maintain as normal a routine as possible, including engaging in activities you enjoy.
  • Call a health or mental health care provider if stress gets in the way of your daily activities for several days in a row.

Taking care of your family:

The threat of illness can be particularly upsetting to children and teens. Children and teens react, in part, to what they see from the adults around them. When parents and caregivers deal with the COVID-19 calmly and confidently, they can provide the best support for their children.

There are many things you can do to support your child or teen

  • Given them the opportunity to talk about their concerns about the outbreak, tell them the truth, reassure them, and let them know they can count on you.
  • Let them know it is ok if they feel upset or scared and talk to them about ways to cope with their feelings.
  • Limit your family’s exposure to news coverage of the event, including social media.
  • Try to keep up with regular routines to the extent possible. If schools are closed, create a schedule for learning activities and relaxing or fun activities; if organized activities are cancelled, try to engage in the activity (or an adaptation of the activity) at home.

 

If you notice that your child or teen’s behaviour has changed significantly, discuss the situation with them. Behavioural changes such as the ones below might also suggest a need to contact a regulated health care professional for additional help.

  • Excessive crying or irritation in younger children
  • Returning to behaviors they have outgrown (for example, toileting accidents or bedwetting)
  • Changes in sleeping patterns (too much or too little) or appetite (eating too much or too little)
  • Excessive worry or sadness
  • Unhealthy eating or sleeping habits
  • Irritability and “acting out” behaviors in teens
  • Poor school performance or avoiding school
  • Difficulty with attention and concentration
  • Avoidance of activities enjoyed in the past
  • Unexplained headaches or body pain
  • Use of alcohol, tobacco, or other drugs

Taking care of people impacted by quarantine

Quarantine – or isolation from others for a period of time – is an important public health tool used to prevent those who are infected or who may be infected from infecting others.  It involves being confined to your residence, with little or no direct contact with other people. Not surprisingly, almost everyone finds this to be upsetting, albeit to varying degrees.

During quarantine, it is important to maintain a connection with the outside world. This can be done by using the telephone, the Internet and social media. Although it may not be as good as seeing people face to face, it allows you to maintain meaningful contact with people.

When coming out of quarantine, people may experience different feelings, including:

  • Mixed emotions, particularly relief
  • Fear and worry about your own health and the health of your loved ones
  • Stress from the experience of monitoring yourself or being monitored by others for signs and symptoms of COVID-19
  • Sadness, anger, or frustration because friends or loved ones may have unfounded fears of contracting the disease from contact with you, even though you have been determined not to be contagious
  • Guilt about not being able to perform normal work or parenting duties during quarantine
  • Other emotional or mental health changes

 

For friends and loved ones of people in quarantine, although your contact with someone in quarantine may be significantly reduced, it is important to be reassuring and listen in a compassionate way. Contact him/her as often as is appropriate, thereby limiting their feelings of isolation. Talk to other people you trust about how you feel in response to the situation.

 

Most people will be able to handle quarantine without serious difficulty; however, some may have some significant mental health problems coping while in quarantine or when released. If this is the case, consult a regulated) health professional with mental health expertise who can assess the situation and provide the necessary care.

When Psychological Distress Becomes Too Much

Stressors such as the risk of illness associated with a pandemic will affect people differently. We can be affected psychologically (e.g., feeling worried), as well as physically (e.g., sleeping poorly). Stressors that are beyond our personal control are especially difficult to cope with well. Signs and symptoms that might signal a psychological problem or disorder for which professional help might be beneficial include:

  • Sleeping poorly, too much or too little
  • Avoiding others, even within the confines of social distancing
  • Experiencing headaches, stomach problems, neck or back pain
  • Crying
  • Talking less
  • Feeling anxious, depressed or having panic attacks
  • Feeling angry, guilty, helpless, numb, or confused
  • Thinking about or watching too much television on COVID-19 or pandemics
  • Not wanting to get out of bed
  • Having difficulties concentrating
  • Excessive eating
  • Drinking more alcohol or taking more prescription drugs
  • Having little patience
  • Feeling overprotective of loved ones

 

It is important to remember that most of us have had some of the signs and symptoms listed above at one time or another, and that COVID-19 has led to increased stress for most people.  If you have a number of these signs and symptoms and they

  • persist beyond a couple of weeks
  • persist to the point where you are not able to carry out the home or work-related activities permitted by social distancing advisories
  • are accompanied by intense feelings of despair or helplessness or suicidal thoughts

 

you are well advised to consult a regulated health care professional such as a psychologist, your family physician, a nurse practitioner, psychiatrist, or other mental health provider. 

Where do I go for more information?

You can consult with a registered psychologist to find out if psychological interventions might be of help to you. Provincial, territorial, and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology, please visit:  https://cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations 

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Lisa Votta-Bleeker, Deputy CEO, Canadian Psychological Association.

Date: March 20, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

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[1] https://www.canada.ca/en/public-health/services/diseases/coronavirus-disease-covid-19.html; https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/index.html; https://www.who.int/

“Psychology Works” Fact Sheet: Psychological Practice and the Coronavirus (COVID-19)

COVID-19 has demonstrated profound impact on the health of individuals and communities and on the delivery of health services, at precisely the time when health services are what individuals need, both for their physical and mental health.  Health care leaders and governments are advising and requiring changes to all manner of services so that face-to-face contact between people is minimized in the service of flattening the curve of virus transmission.

In recent years, there has been a burgeoning interest in digital services that support telepsychology and growing evidence that psychological treatments can be effectively delivered in this format[i]. However, embracing telepsychology can be daunting, especially for private practitioners who do not have institutions on which to rely for assurance about the privacy and security of any digital service they employ. Further, there are unique skills, competencies and considerations to practicing telepsychology.  Concurrently, however, with COVID-19, psychology practitioners are challenged to provide continuity of care to their patients.  Telepsychology would certainly enable them to deliver services without the COVID-19 transmission risks when services are delivered face-to-face.

Psychology Organizations and COVID-19:

  1. Some of Canada’s regulatory bodies of psychology across the country have issued information and updates about COVID which practitioners can consult:
    1. College of Psychologists of Ontario http://www.cpo.on.ca/Templates/Default-Inner-Page.aspx?id=2262
    2. College of Psychologists of British Columbia https://collegeofpsychologists.bc.ca/covid-19-updates/
    3. Psychological Association of Manitoba https://www.cpmb.ca/
    4. College of Psychologists of New Brunswick https://www.cpnb.ca/2020/03/18/information-to-members-re-covid-19/
  1. The CPA, as well as some of Canada’s provincial and territorial associations of psychology, have also posted resources about COVID-19:
    1. Canadian Psychological Association https://cpa.ca/corona-virus/
    2. Psychologists Association of Alberta https://psychologistsassociation.ab.ca/
    3. British Columbia Psychological Association https://www.psychologists.bc.ca/blog/covid-19-resources-preparedness
    4. Association of Psychology of Newfoundland and Labrador http://www.apnl.ca/
    5. Ontario Psychological Association http://www.psych.on.ca/

Resources and Factors for Practitioners to Consider when Employing Digital Services

  1. Be informed about the skills, considerations and competencies of practicing in the digital world. This would be important for you as the service provider and for any student or other provider who delivers the service under your supervision. The following link posts a number of recent article and guidelines on the topic https://kspope.com/telepsychology.php
  1. BMS, the insurance broker who provides the professional liability insurance program to CPA members and the provincial and territorial member associations of the Council of Professional Associations of Psychology (CPAP), along with Gowling WLG, the preferred legal provider that services the program, have authored an article on continuity of care and virtual health services. This article is specific to the Canadian context and practitioners are well advised to review it https://cpa.ca/docs/File/Insurance/COVID-19_Telehealth%20Resource_2020%20(PSY).pdf

It covers key topics such as

  • Being licensed where you are practicing from and where your services are received.
  • Ensuring your professional liability insurance is in place to cover you from where you deliver service and where it is received.
  • Ensuring the privacy and security of any digital platform you employ and that you collect informed consent from your patients to deliver services to them in this manner.
  • Ensuring that any other means of communicating with patients (e.g. email) enables you to comply with applicable privacy legislation.
  • Whether or not you provide telepsychology services during the time of pandemic, you should consider all means of continuity of care for your patients.
  1. The Canadian Psychological Association (CPA), the Association of Canadian Psychology Regulatory Organizations (ACPRO), and the Association of State and Provincial Psychology Boards (ASPPB) all have guidelines on telepractice that practitioners are advised to consult.

https://cpa.ca/aboutcpa/committees/ethics/psychserviceselectronically/

http://www.acpro-aocrp.ca/documents/ACPRO%20Model%20Standards%20for%20Telepsychology%20Service%20Delivery.pdf

https://www.apa.org/practice/guidelines/telepsychology

  1. The regulatory bodies of psychology in Canada’s Maritime provinces have a Memorandum of Understanding around telepsychology practice across their jurisdictions

http://www.nsbep.org/mou-with-memorandum-of-understanding-telepsychology-now-includes-all-maritime-provinces/

  1. The American Psychological Association (APA) has posted its Office and Technology Checklist for Telepsychology Services. https://www.apa.org/practice/programs/dmhi/research-information/telepsychological-services-checklist Informed consent checklist for telepsychology services https://www.apa.org/practice/programs/dmhi/research-information/informed-consent-checklist

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Dr. Karen Cohen, CEO, Canadian Psychological Association.

Date: March 18, 2020

Your opinion matters! Please contact us with any questions or comments about any of the Psychology Works Fact Sheets:  factsheets@cpa.ca

Canadian Psychological Association
141 Laurier Avenue West, Suite 702
Ottawa, Ontario    K1P 5J3
Tel:  613-237-2144
Toll free (in Canada):  1-888-472-0657

[i] https://psycnet.apa.org/record/2014-50698-007

http://www.diva-portal.org/smash/record.jsf?pid=diva2%3A1271635&dswid=6311

Série « La psychologie peut vous aider » : Travailler à domicile pendant la pandémie de COVID-19, avec et sans enfants à la maison

Le nouveau coronavirus (COVID-19) est une maladie infectieuse qui représente actuellement un risque important pour la santé publique et qui transforme rapidement le paysage du travail au Canada. Les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC; https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus.html) préconisant la distanciation sociale ont une incidence évidente sur notre vie professionnelle.

De nombreux employeurs au Canada recommandent que les employés non essentiels travaillent à domicile. Cette mesure permet non seulement de réduire la transmission de la COVID-19 sur les lieux de travail, mais aussi de réduire l’utilisation des transports en commun pour aller travailler. Les écoles – y compris les collèges et les universités – sont également fermées, ou le seront, pour freiner la propagation de la COVID-19; les parents et les enfants devront donc partager des « espaces de travail » pendant une période prolongée. L’information qui suit vise à aider les gens à comprendre les bases du travail à domicile et renferme des suggestions pour faciliter l’organisation d’un bureau à domicile, en particulier lorsqu’il y a des enfants à la maison!

Votre environnement de travail

Afin de travailler efficacement à domicile, il est important de créer un environnement propice à cela. Les besoins de votre propre environnement de travail varieront probablement, mais voici quelques éléments à prendre en considération :

  • Espace de travail : dans la mesure du possible, essayez de configurer un espace de travail réservé exclusivement au travail, où vous pouvez ranger vos documents et organiser des conférences téléphoniques ou des réunions virtuelles; aménagez cet espace de manière à séparer vos responsabilités professionnelles de vos responsabilités familiales ou domestiques.
  • Technologie appropriée : pour être efficace lorsque vous travaillez à distance, vous devez disposer de la technologie nécessaire pour effectuer vos tâches. Tenez compte de vos besoins professionnels en ce qui a trait aux communications (p. ex., l’accès à votre boîte vocale du bureau, à votre casque et à votre caméra Web pour les communications virtuelles); assurez-vous d’avoir sur votre ordinateur portable ou sur d’autres appareils les logiciels appropriés, d’avoir accès à tous les fichiers dont vous pourriez avoir besoin pour travailler et à une connectivité Internet suffisante pour effectuer vos activités quotidiennes. Faites confirmer, par votre employeur, que vous disposez du soutien et des ressources nécessaires pour répondre à toutes les exigences en matière de confidentialité et de sécurité, requises par votre travail lorsque vous travaillez à la maison.
  • Confort et tranquillité : il est important que votre espace de travail soit confortable et calme pour réduire au minimum les distractions, et qu’il soit engageant et invitant – ce qui n’est pas nécessairement facile dans un espace partagé avec plusieurs personnes!

Établir un horaire pour le travail et pour la vie familiale

Comme il est indiqué ci-dessus, la pandémie de COVID-19 obligera probablement les parents, leurs conjoints et leurs enfants à partager des « espaces de travail » pendant de plus longues périodes que d’habitude. Bien que la plupart des gens puissent s’imaginer travailler ainsi pendant un jour ou deux, certains trouveront difficile de partager le même espace et de composer avec les horaires de chacun.

La routine règle la vie de bien des gens, et il peut être stressant de voir sa routine perturbée. C’est vrai pour les adultes, et ça l’est encore plus pour les enfants. Lorsque vous travaillez à la maison, il peut être utile d’établir un horaire qui ressemble à votre horaire habituel (et à celui de vos enfants); vous vous assurerez ainsi de rester productif tout en maintenant un sentiment de normalité pour vos enfants.

Il est généralement plus facile de séparer l’horaire de travail et les activités à la maison (ou l’horaire des enfants qui vont à l’école et les activités à la maison) lorsque le lieu de travail et la maison sont séparés l’un de l’autre. Voici quelques suggestions pour partager l’espace :

  • Maintenir une routine cohérente lorsque c’est possible : c’est-à-dire les heures de sommeil, le temps consacré à l’exercice et l’horaire de travail/école. Établir une routine, ainsi que s’y tenir aidera à préserver un sentiment de normalité chez chacun. Il peut également être utile d’établir un calendrier coordonné pour tous (vous et vos enfants) afin d’optimiser le temps consacré à votre travail sans affecter les soins à donner à vos enfants.
  • Ne pas consacrer plus de temps au travail : comme le travail et la vie de famille se vivent au même endroit, il peut être tentant d’« aller faire un tour » dans notre espace de travail en dehors des heures de travail normales pour accomplir une petite tâche. Il est important de s’imposer des limites afin de séparer le travail et la vie de famille à la maison.
  • Prendre des pauses : bien que cela aille de soi pour beaucoup de personnes, il est important de prendre soin de soi et de se rappeler de prendre des pauses. Les pauses sont probablement plus naturelles dans un environnement de bureau, lorsque les collègues de travail proposent d’aller prendre une marche ou un café, mais elles sont tout aussi importantes lorsqu’on travaille à la maison. Les pauses peuvent vous aider à vous reposer les yeux après de longues heures passées devant un écran d’ordinateur, à vous recentrer sur des tâches importantes, ou simplement à donner un peu de repos à votre cerveau et vous permettre de vérifier comment va le reste de la maisonnée.
  • Soyez souple : même si cela semble peu logique lorsqu’on tente de maintenir une routine cohérente, soyez prêt à faire preuve d’une certaine souplesse quant aux heures où vous êtes « au travail ». L’horaire coordonné que vous avez établi ne correspondra pas nécessairement à une journée de travail typique de « 9 à 5 »; cela ne pose pas problème tant que l’équilibre entre vos besoins professionnels et les besoins de votre famille est maintenu.
  • Comprendre les attentes de votre employeur: demandez à votre employeur si, en travaillant à la maison, vos responsabilités habituelles restent les mêmes ou si ses attentes changent.

Maintenir une bonne communication et faire respecter les limites

Partager l’espace avec vos enfants et d’autres membres de votre famille pendant la pandémie vous obligera à apporter une attention accrue aux limites et au maintien d’une communication ouverte. Tous les membres de votre famille veulent que leurs besoins soient satisfaits; en établissant des limites claires avec tout le monde, vous assurez la viabilité à long terme de votre environnement de travail à domicile.

  • Bonne communication: cela signifie une bonne communication avec vos collègues et votre famille. Avec vos collègues, vous devrez peut-être « trop communiquer »; informez-les que vous serez peut-être interrompu pendant les réunions, mais que vous essaierez de gérer la situation le mieux possible (en ayant une stratégie pour la gérer rapidement, comme communiquer avec votre conjoint par avoir de l’aide [si cela est possible] ou avoir une collation/bouteille/activité à portée de la main pour occuper les enfants).
  • Établir de bonnes limites: cela signifie aussi établir de bonnes limites entre vous et votre famille, et entre vous-même et vos collègues. Lorsqu’il s’agit des membres de la famille, il sera important, à l’aide d’un horaire (voir ci-dessus), de veiller à ce que votre temps de travail soit préservé le mieux possible. Cela peut être aussi simple que d’échanger avec votre conjoint les tâches liées aux enfants (si possible) ou d’installer une affiche « Ne pas déranger » pour vos enfants. Lorsqu’il s’agit de vos collègues, il est important de souligner que vous « vous déconnectez » en dehors des heures de travail, ce qui signifie que vous ne prendrez pas vos courriels ou vos messages en dehors des heures que vous avez définies comme étant vos heures de travail.

Divertir les enfants ou les garder occupés pendant les heures de travail

Même s’il est utile d’aménager un bon environnement de travail, de maintenir une bonne communication et de se doter d’un calendrier efficace, il est également important que vos enfants s’amusent ou soient occupés pendant que vous travaillez. La forme que cela prendra dépend grandement de l’âge de vos enfants; ce qui amuse un tout-petit n’amusera pas nécessairement un adolescent. Voici quelques points à prendre en compte en fonction des principaux groupes d’âge :

  • Bébés et tout-petits: les jeunes enfants ont généralement besoin de beaucoup plus d’attention et de souplesse de la part de leurs parents. Il pourrait être utile de planifier les réunions ou les tâches qui requièrent toute votre attention pendant les siestes des enfants, de participer aux réunions virtuelles sans activer votre caméra pour pouvoir nourrir ou tenir votre enfant lors d’un appel ou d’une réunion, ou, si possible, de prévoir d’échanger vos responsabilités avec votre conjoint en fonction de vos obligations professionnelles importantes. Encore une fois, lorsque vous établirez des mesures du genre, vous devrez bien communiquer avec votre famille et vos collègues en soulignant qu’elles sont nécessaires parce que vous travaillez à la maison.
  • Enfants en bas âge et en âge d’aller à l’école primaire: si vous travaillez à domicile pendant une période prolongée avec des enfants d’âge scolaire à la maison, vous devrez probablement tenir compte des devoirs et des autres activités scolaires dans votre horaire de travail. Établissez un horaire avec vos enfants, où sont précisées vos attentes par rapport aux devoirs et au temps libre. Il sera également utile à vos enfants de savoir quand et comment communiquer avec vous (p. ex., inventer un moyen amusant de communiquer, tout en leur précisant que vous ne leur répondrez pas nécessairement immédiatement). D’autres stratégies, comme « lever » les limites de temps d’écran pendant une réunion importante, avoir une boîte remplie d’activités amusantes et de jouets, à laquelle ont accès vos enfants pendant votre journée de travail, et même envoyer vos enfants jouer dehors (si cela est sécuritaire), permettront d’augmenter votre productivité. Enfin, permettre aux enfants d’accéder à des outils éducatifs en ligne ou organiser du clavardage vidéo supervisé entre eux et leurs amis pourrait réduire les moments où ils s’ennuient et vous laisser plus de temps pour travailler et pour prendre soin de vous-même.
  • Élèves du secondaire et adolescents: plus vos enfants grandissent, plus il est approprié (et utile) de les faire participer activement à l’établissement de leur horaire et à la gestion de leurs tâches quotidiennes et des choses qu’on attend d’eux. Créez un horaire qu’ils peuvent suivre de manière autonome, définissez des objectifs quotidiens par rapport aux travaux scolaires et au ménage et établissez des limites entourant votre temps de travail. Enfin, discutez avec eux des limites de temps d’écran à respecter, des heures de coucher et des choses qu’ils peuvent faire pour rester actifs et connectés avec leurs amis et leurs groupes de pairs, même si cela se fait à distance, de manière virtuelle.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour obtenir des renseignements importants et à jour sur la COVID-19, visitez le site Web de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus.html.

Si vous souffrez de l’auto-isolement prolongé, vous pouvez consulter un psychologue agréé pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/

La présente fiche d’information a été rédigée pour la Société canadienne de psychologie par le Dr Stewart Madon, registraire de l’agrément et agent d’éthique de la Société canadienne de psychologie.

Date : 17 mars 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

Société canadienne de psychologie
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Série « La psychologie peut vous aider » : L’anxiété liée aux allergies alimentaires chez les enfants

Les allergies alimentaires : de quoi s’agit-il?

Si votre enfant a une allergie alimentaire, son système immunitaire traite par erreur une substance particulière contenue dans un aliment comme si elle était dangereuse, et réagit en déclenchant une réaction allergique. Près de 500 000 enfants canadiens de moins de 18 ans souffrent d’une allergie alimentaire (Soller et coll., 2015). La gravité des réactions allergiques aux aliments est imprévisible, et les symptômes peuvent varier, se manifestant par des démangeaisons, de l’urticaire, voire par une réaction anaphylactique. L’anaphylaxie est une réaction potentiellement mortelle qui peut affecter différentes parties du corps. Les aliments sont l’une des causes les plus courantes de l’anaphylaxie chez les enfants.

Selon Santé Canada, les « allergènes alimentaires prioritaires » ou les allergènes les plus courants sont les œufs, le lait, les arachides, le poisson, les crustacés (p. ex., homard, crevette) et les mollusques (p. ex., pétoncles, palourdes), le sésame, le soja, les noix, le blé et le triticale (hybride de blé et de seigle), et la moutarde.

Il n’existe actuellement aucun remède aux allergies alimentaires; c’est pourquoi elles sont considérées comme une maladie chronique, qui nécessite une prise en charge à long terme.

Anxiété et allergie alimentaire

Certains des symptômes physiques d’une réaction allergique (p. ex., difficulté à respirer, vertiges, étourdissements, sensations de panique, douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements) sont parfois très semblables à ce que nous ressentons lorsque nous sommes anxieux. En raison de ces similitudes, l’enfant peut avoir de la difficulté à dire s’il se sent mal parce qu’il a consommé un aliment auquel il est allergique ou s’il éprouve des symptômes d’anxiété, lesquels ne menacent pas sa vie.

La prise en charge d’une allergie alimentaire exige beaucoup de sensibilisation et de vigilance. L’exposition à un aliment auquel vous êtes allergique comporte un risque et peut avoir des conséquences importantes sur la santé. En même temps, manger et boire sont des activités essentielles, que nous devons faire chaque jour pour rester en bonne santé; elles ne peuvent donc pas être évitées! Dans une certaine mesure, l’anxiété aide la personne allergique à rester sur ses gardes et à se protéger; mais, si elle est trop forte, l’anxiété peut nuire à son bonheur et à son fonctionnement de tous les jours.

Si une certaine anxiété est souhaitable (et même utile!), comment savoir quand l’anxiété liée aux allergies alimentaires devient un problème?

Pour assurer la sécurité des enfants, la vigilance à l’égard de l’exposition aux allergènes alimentaires est très importante; c’est pourquoi une certaine anxiété est souhaitée. Toutefois, lorsque l’anxiété commence à interférer de manière significative avec la participation de votre enfant à des activités adaptées à son âge ou affecte son comportement, elle est considérée comme un problème. Par exemple, la crainte d’avoir un contact avec un allergène peut conduire certains enfants à modifier radicalement leur comportement afin d’essayer d’éviter carrément ce risque. Les parents doivent prêter attention aux changements qui pourraient indiquer que l’anxiété de leur enfant est problématique.

Quels types de comportements pourraient indiquer que mon enfant a besoin de soutien professionnel?

  • Refus d’aller à l’école ou opposition extrême pour ne pas y aller le matin
  • Refus de participer à des activités parascolaires (p. ex., fêtes d’anniversaire, goûters, cours à l’extérieur de la maison)
  • Devenir « collant » ou accaparant ou éprouver de la détresse à l’idée d’être loin de ses parents ou des personnes qui s’occupent de lui
  • Lecture excessive des étiquettes ou trop grand nombre de questions pour savoir si les aliments sont sans danger
  • Lavage excessif des mains
  • Restrictions extrêmes et inutiles de certains aliments et boissons
  • Modification importante de l’humeur, du sommeil ou d’autres comportements

Souvent, les parents qui doivent composer avec une allergie alimentaire se préoccupent énormément de la sécurité de leur enfant et éprouvent parfois beaucoup de stress, car cela nécessite une planification et une vigilance constantes pour prévenir l’exposition aux allergènes. Les parents doivent informer les personnes qui s’occupent des enfants à l’école et dans d’autres milieux sur la façon de protéger leur enfant (et ensuite, faire confiance à ces adultes pour mettre en place les procédures de sécurité nécessaires).

Il est important de garder à l’esprit que votre enfant apprend de vous et imite vos comportements; ainsi, un fort niveau d’anxiété et de stress chez les parents peut avoir des répercussions négatives sur les enfants. Si vous pensez passer beaucoup de temps à vous inquiéter de l’allergie de votre enfant et du danger qu’elle représente, et que cela a un impact sur votre comportement ou votre capacité à fonctionner à la maison ou au travail, la consultation d’un psychologue spécialisé dans le traitement de l’anxiété chez les adultes pourrait être bénéfique.

Comment les psychologues peuvent-ils aider les enfants et leurs familles, qui vivent beaucoup d’anxiété par rapport à leur allergie alimentaire?

Les psychologues peuvent aider à la prise en charge de nombreux aspects de l’anxiété liée à une allergie alimentaire.

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La TCC est un traitement qui a fait l’objet de beaucoup d’études et qui se révèle efficace dans le traitement de l’anxiété chez les enfants et les jeunes. La TCC est la plupart du temps utilisée avec les enfants de huit ans ou plus, mais elle peut aussi être modifiée (en mettant l’accent sur la participation des parents) pour les enfants plus jeunes, même ceux d’âge préscolaire. La TCC peut aider votre enfant à comprendre la relation entre l’anxiété et les pensées et les comportements inutiles. Ensuite, votre enfant peut apprendre des façons d’appréhender les situations difficiles d’une manière plus réaliste et gérable. Votre enfant peut également apprendre des stratégies qui les aideront à reconnaître les symptômes physiques de l’anxiété et à y faire face.

À l’aide de ces stratégies, votre enfant peut alors s’entraîner à faire des activités qu’il craint (comme aller à des goûters ou manger quelque chose après avoir vérifié l’étiquette quelques fois au lieu de plusieurs fois) en y allant progressivement, et de manière sécuritaire. Appelée exposition comportementale, cette stratégie est une composante importante du traitement de l’anxiété. Les psychologues peuvent consulter d’autres professionnels de la santé (p. ex. allergologue, infirmière, diététiste) pour en savoir plus sur les allergies et pour élaborer un plan de traitement qui sera sécuritaire et adapté aux besoins particuliers de votre enfant.

La TCC est aussi souvent utilisée avec les adultes pour traiter l’anxiété, lorsque celle-ci s’accompagne d’inquiétudes irréalistes et nuit au fonctionnement quotidien. Grâce à cette approche thérapeutique, les parents et les personnes qui s’occupent des enfants peuvent apprendre à reconnaître les schémas de pensée peu utiles au sujet de l’allergie alimentaire de leur enfant, apprendre des façons de gérer leur propre anxiété de manière plus constructive et réduire la perturbation du fonctionnement quotidien causée par l’anxiété liée à l’allergie.

Développement de l’autonomie face à son allergie

Les psychologues peuvent également aider l’enfant à développer son autonomie et à se responsabiliser face à son allergie (p. ex., aider l’enfant à être à l’aise de poser des questions sur les ingrédients alimentaires et les étiquettes ou à refuser de manger des aliments qui peuvent le mettre en danger). Ces compétences sont importantes pour augmenter son indépendance; elles sont également importantes considérant que les enfants qui ont une allergie alimentaire sont souvent victimes d’intimidation (Lieberman et coll., 2010).

Immunothérapie par voie orale

Il se peut que les familles qui envisagent la possibilité d’utiliser l’immunothérapie par voie orale (ITO) – un traitement potentiel pour certaines personnes souffrant d’allergie alimentaire – ou qui y ont recours aient besoin de soutien psychologique. Administrée sous supervision médicale, l’ITO est un traitement qui consiste à faire consommer à la personne de petites quantités de l’aliment auquel elle est allergique (son allergène) dans un milieu clinique ou hospitalier, et à domicile. La quantité d’allergène alimentaire administrée augmente graduellement, jusqu’à ce que la personne puisse manger une certaine quantité de l’aliment sans avoir de réaction, tant qu’elle suit ce traitement. Cela permettra de la protéger en cas d’exposition accidentelle à l’allergène alimentaire.

Dans le cas de l’ITO, les familles doivent composer avec la crainte d’exposer l’enfant à un aliment dont l’ingestion peut être fatale et la restriction complète de l’exposition à l’allergène, jusqu’à encourager l’enfant à manger de petites quantités de ce même aliment de manière contrôlée. Naturellement, cela peut faire augmenter l’anxiété chez tous les membres de la famille. Les psychologues peuvent aider les familles à prendre des décisions concernant la nécessité de suivre ou de poursuivre un traitement qui est susceptible de changer la vie des personnes qui le suivent. Ils peuvent également aider l’enfant, ses parents ou les personnes qui s’en occupent, à apprendre des techniques utiles pour gérer l’anxiété qu’ils pourraient éprouver pendant le traitement.

Trouver l’équilibre

Les personnes souffrant d’allergie alimentaire doivent faire des efforts pour éviter les aliments qui déclenchent une réaction allergique tout en maintenant une bonne qualité de vie. Un psychologue peut aider les familles à trouver un équilibre entre les comportements et les mesures à adopter pour se protéger ou pour réagir en cas d’exposition (p. ex. éviter l’allergène alimentaire, avoir un plan d’urgence, porter un auto-injecteur d’épinéphrine tel qu’un EpiPen®, selon l’âge de l’enfant) et la participation aux activités importantes pour la famille.

Où puis-je obtenir plus d’information?

  1. Consultez les sites Web suivants pour obtenir plus d’informations :
  1. Consultez un psychologue agréé pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, vous et votre famille. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/

Références

  • Lieberman, J. A., C. Weiss, T. J. Furlong, M. Sicherer et S. H. Sicherer (2010). « Bullying among pediatric patients with food allergy. » Annals of Allergy, Asthma & Immunology, volume 105, 282-286.
  • Soller, L., M. Ben-Shoshan, D. Harrington, M. Knoll, J. Fragapane, L. Joseph, et A. E. (2015). « Adjusting for nonresponse bias corrects overestimates of food allergy prevalence. » The Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice, volume 3, 291-293.

La présente fiche d’information a été rédigée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Joanne Gillespie, du Centre de soins de santé IWK, et révisée par Allergies Alimentaires Canada.

Date : mars 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

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Numéro sans frais (au Canada) : 1-888-472-0657

 

Série « La psychologie peut vous aider » : Faire face au coronavirus et prévenir la COVID-19

Qu’est-ce que la COVID-19?

La COVID-19 est une nouvelle maladie à coronavirus qui se propage rapidement dans le monde entier. L’OMS la considère désormais comme une pandémie. Même si la plupart des gens (80 %) présentent des symptômes légers, le virus est plus dangereux pour les personnes âgées (de plus de 65 ans), ainsi que pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli (p. ex., en raison d’un cancer ou d’une maladie inflammatoire chronique comme la polyarthrite rhumatoïde) et qui ont des problèmes médicaux préexistants (p. ex., maladies cardiovasculaires, hypertension ou diabète non contrôlés, et maladies pulmonaires chroniques).

Comment la COVID-19 se transmet-elle?

Comme c’est le cas de la grippe saisonnière, les gens peuvent être infectés par la COVID-19 s’ils inhalent des gouttelettes contenant le virus, par exemple, si une personne infectée éternue dans son visage, ou si, après avoir touché une surface contaminée par le virus (p. ex., une rampe), ils se touchent le nez ou la bouche, ou se frottent les yeux.

Que devez-vous faire si vous pensez avoir la COVID-19?

Les symptômes suivants peuvent apparaître de 2 à 14 jours après l’exposition.

  • Fièvre
  • Toux
  • Essoufflement[i]

Si vous pensez avoir été exposé à la COVID-19 ou si vous développez des symptômes (p. ex., de la fièvre ou des symptômes respiratoires, comme de la toux ou de la difficulté à respirer), isolez-vous, restez chez vous et appelez immédiatement votre fournisseur de soins de santé ou l’autorité de santé locale (voir https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/2019-nouveau-coronavirus-fiche-information.html). On vous demandera de décrire vos symptômes et vos antécédents de voyage. On vous indiquera où et comment recevoir le test de dépistage ou recevoir des soins, le cas échéant.

Si vous souffrez de la COVID-19 ou soupçonnez d’être infecté par le virus qui cause la COVID-19, suivez les étapes ci-dessous, comme indiqué par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) afin d’aider à empêcher la maladie de se propager et d’infecter les personnes qui vivent avec vous et dans votre collectivité[ii].

  • Restez à la maison (sauf pour obtenir des soins médicaux en cas de détérioration des symptômes)
  • Évitez d’utiliser les transports en commun
  • Isolez-vous des autres personnes et des animaux qui habitent avec vous
  • Portez un masque si vous êtes malade (le masque n’empêche pas d’être infecté par une personne atteinte de la COVID-19)
  • Toussez et éternuez dans votre bras ou votre coude
  • Jetez immédiatement les mouchoirs utilisés
  • Lavez-vous souvent les mains
  • Évitez de partager vos articles personnels avec d’autres personnes (en particulier les serviettes)
  • Nettoyez tous les jours toutes les surfaces qui sont fréquemment touchées
  • Surveillez vos symptômes et consultez un médecin rapidement si votre maladie s’aggrave (p. ex., difficulté à respirer)
  • Appelez à la clinique ou au cabinet du médecin avant de consulter votre médecin

Quelle est la meilleure façon de se protéger?

Actuellement, il n’y a pas de vaccin contre la COVID-19. Le comportement humain joue un rôle énorme dans la propagation de la COVID-19, et les stratégies comportementales peuvent contribuer à réduire la transmission. La meilleure façon de vous protéger est de vous laver les mains régulièrement avec du savon et de l’eau avant et après les repas et après avoir été en contact avec des surfaces touchées par les gens ou le public (comme des poignées de porte ou des rampes). Gardez vos mains loin de votre visage et couvrez-vous la bouche pour tousser ou éternuer (par exemple, toussez dans votre coude). Il s’agit probablement de comportements nouveaux pour vous. Des stratégies de modification du comportement fondées sur des données probantes pourraient vous aider à adapter votre routine quotidienne pour vous protéger :

  1. Savoir comment se laver les mains : le lavage des mains fait souvent déjà partie de notre routine, mais pour prévenir efficacement la transmission du virus, beaucoup d’entre nous devront se laver les mains plus longtempset en utilisant une meilleure technique :
    • Assurez-vous d’avoir un désinfectant pour les mains à base de savon ou d’alcool*; si vous craignez d’avoir les mains sèches, apportez une crème hydratante avec vous (*la teneur en alcool doit être de 60 % ou plus)
    • Lavez-vous les mains pendant au moins 20 secondes. Fredonnez une chanson qui dure 20 secondes; cela vous aidera à compter le temps. (« Lorsque je me laverai mes mains, je fredonnerai la chanson ‘Joyeux anniversaire!’ »)
    • Mettez du savon sur l’extérieur et l’intérieur de vos mains, sous vos ongles et entre vos doigts
    • Mais surtout, pour vous le rappeler, dites-vous : « Lorsque je me laverai les mains, je ferai comme si je venais de couper un jalapeno et que je devais retirer mes verres de contact ensuite! »
  2. Distanciation sociale : la distanciation sociale est un terme qui désigne certaines mesures prises par les responsables de la santé publique pour arrêter ou ralentir la propagation d’une maladie hautement contagieuse et pour veiller à ce que le système de santé public soit en mesure de continuer à répondre aux besoins. La figure ci-dessous illustre le rôle essentiel que peut jouer la distanciation sociale pour réduire la propagation en un court laps de temps. La distanciation sociale est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire la vitesse globale de propagation de la maladie, et pour protéger et préserver la capacité du système de santé à prendre soin des cas graves. La distanciation sociale consiste à réduire les contacts physiques entre les personnes. Il est important de rester en contact les uns avec les autres, et il existe d’autres moyens de maintenir nos relations et de se soutenir mutuellement (courriel, téléphone, réseaux sociaux).

    L’interdiction de grands rassemblements, la fermeture d’édifices et l’annulation d’événements sont des mesures de distanciation sociale. Voici d’autres exemples de mesures de distanciation sociale : suspendre les cours dans les écoles ou fermer les écoles, modifier les heures d’ouverture des services, modifier les pratiques au travail afin d’assouplir les horaires et de permettre le télétravail, fermer les salles de cinéma, annuler de grands événements intérieurs et extérieurs (p. ex., événements sportifs, concerts, défilés, festivals) et suspendre ou réduire les moyens de transport.
  3. Est-ce que je me touche vraiment autant le visage? Oui! Pour se transmettre, le coronavirus a besoin de pénétrer dans votre corps, et c’est généralement par votre nez, votre bouche ou vos yeux qu’il le fait. Pendant la journée, la plupart des gens se touchent le visage des dizaines de fois, souvent sans s’en rendre compte. Voici quelques stratégies comportementales qui pourraient s’avérer efficaces pour arrêter de vous toucher le visage :
    • Utilisez la technique du ‘Si… alors’ pour apprendre à votre « cerveau automatique » à reconnaître les moments où vous vous touchez le visage afin de freiner ce comportement. Par exemple, « Si je me rends compte que je pose la main sur mon menton, je me rappellerai que je veux arrêter la propagation de la COVID-19 ».
    • Demandez à votre famille, vos amis et vos collègues de vous observer et de vous dire à quelle fréquence vous vous touchez le visage sans vous en rendre compte; transformez cela en un jeu et observez-vous les uns et les autres dans l’objectif de moins toucher votre visage. Vous serez étonné de la fréquence à laquelle vous vous touchez le visage sans vous en rendre compte.
  4. Remplacez les poignées de main et les baisers sur les joues : les poignées de main et les baisers sur les joues en guise de salutations sont des pratiques courantes dans la société canadienne. Pendant l’éclosion de la COVID-19, trouvez d’autres façons de manifester vos échanges amicaux. Se toucher les pieds ou les coudes, ou s’incliner sont des gestes qui peuvent contribuer à éviter la transmission tout en préservant des liens sociaux importants. Même si cela semble bizarre au départ, en expliquant pourquoi vous agissez ainsi, vous rendrez la chose plus normale.
  5. Limiter tous les déplacements non essentiels jusqu’à nouvel ordre :
    • La responsable de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, conseille à tous les Canadiens de reporter ou d’annuler tous les déplacements non essentiels à l’extérieur du Canada, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
    • Si vous prévoyez voyager, tenez-vous au courant des avis de voyage du gouvernement du Canada et de ceux de votre destination de voyage.
    • Si vous prenez l’avion, confirmez les politiques et les restrictions de voyage auprès de votre compagnie aérienne (notamment, pour vous assurer d’avoir accès à un vol de retour ou de remplacement dans l’éventualité où les restrictions de vol changeraient).
    • Assurez-vous d’avoir une assurance maladie de voyage appropriée, qui comprend une assurance annulation « sans restriction ».
    • Lorsque viendra le temps de décider si oui ou non vous ferez un voyage, gardez à l’esprit que les restrictions locales et étrangères en matière de voyages ainsi que les contrôles aux frontières changent tous les jours. Si vous décidez de voyager, sachez que les frontières pourraient fermer à tout moment et que vous pourriez être obligé de prolonger votre séjour.
  6. Recevez le vaccin dès qu’il sera disponible: selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le développement d’un vaccin prendra au moins 18 mois. Bien qu’il ne soit pas encore disponible, il faut savoir que lorsque le vaccin sera offert, il sera important de prendre le temps de vous faire vacciner, pour vous protéger et pour protéger les personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin pour des raisons médicales et d’autres raisons. Si nous sommes tous vaccinés, nous aidons tout le monde à se protéger, car ce faisant, nous ne propageons pas l’infection. C’est ce qu’on appelle l’« immunité collective ». C’est pourquoi la vaccination à grande échelle dans la collectivité est essentielle pour protéger de manière optimale les populations vulnérables (personnes âgées, personnes ayant un problème de santé) et prévenir la propagation.

Réactions psychologiques à la COVID-19 : Pourquoi sont-ils importants?

Les facteurs psychologiques jouent un rôle important dans la façon dont les gens et les collectivités réagissent à la maladie et en gèrent la propagation.

Certaines personnes réagissent insuffisamment à la menace que représente la COVID-19. Ces gens pensent que le danger est exagéré. Il se peut que les personnes qui ont ce genre de réaction n’observent pas une bonne hygiène, ne se fassent pas vacciner et ne restent pas à la maison si elles sont malades; ces comportements contribuent à propager l’infection. Pour évaluer avec précision les risques de COVID-19, consultez les sites Web de l’ASPC, de l’OMS ou des CDC (voir ci-dessous les liens conduisant aux ressources mises à jour). La sous-réaction pourrait avoir comme conséquence de transmettre l’infection à la famille et aux amis.

Certaines personnes réagissent excessivement à la menace que représente la COVID-19. Ces gens deviennent très inquiets et peuvent se donner beaucoup de mal pour se protéger. Dans certains cas, ils deviennent xénophobes (c.-à-d. une peur injustifiée des étrangers), portent inutilement des masques de protection (même si le port du masque peut empêcher de propager l’infection à d’autres personnes, il n’est pas efficace pour empêcher d’être infecté par une autre personne) et font des provisions de nourriture et d’objets de première nécessité. La réaction excessive d’une personne suscite la peur chez les autres parce que la peur est contagieuse. Ainsi, le fait d’observer des gens acheter du papier hygiénique en grande quantité vous fera croire que l’approvisionnement en papier hygiénique risque de s’épuiser, ce qui vous fera vous précipiter pour en faire des réserves (inutilement). En outre, si vous faites des réserves de nourriture, de papier hygiénique ou de désinfectant pour les mains dont vous n’avez pas besoin, par exemple, vous en privez d’autres personnes.

Que peuvent faire les gens pour rester calmes tout en restant raisonnablement vigilants? 

  1. Écoutez les avis des autorités sanitaires comme l’ASPC, l’OMS et les CDC, pour obtenir de plus amples renseignements sur la propagation de la COVID-19 dans votre région. Voir les ressources ci-dessous.
  2. Changez vos habitudes relatives au lavage des mains, évitez de vous toucher le visage, de socialiser et de tousser – voir les stratégies comportementales ci-dessus.
  3. À un certain degré, il est raisonnable de s’inquiéter, si votre inquiétude vous incite à être proactif et à prendre les précautions appropriées, comme rester à la maison ou respecter la distanciation sociale, vous laver et vous désinfecter les mains et vous abstenir de voyager, si cela n’est pas nécessaire. De cette façon, vous pouvez sans crainte continuer à vivre normalement; vous n’aurez qu’à apporter quelques adaptations mineures à vos activités quotidiennes. Par exemple, si vous allez régulièrement à la salle de gym pour vous entraîner, pensez plutôt à aller marcher ou courir dans votre quartier. Si vous allez au restaurant, évitez les buffets et optez pour les menus à la carte. Tant qu’il n’y a pas de preuve de « transmission communautaire » (c’est-à-dire la transmission du virus au sein de la collectivité, à une personne qui n’a pas voyagé ou été en contact avec quelqu’un qui a voyagé), vous ne devriez pas vous inquiéter et vous pouvez maintenir plusieurs aspects de votre routine, y compris sortir.
  4. Gardez les choses en perspective en consultant des sources d’information mesurées et fondées sur des données probantes, comme l’ASPC, l’OMS et d’autres sources dignes de foi (voir les liens ci-dessous). Rappelez-vous que les images sur Internet, ou les rumeurs sur les médias sociaux peuvent exagérer la menace réelle. Les images d’étagères vides dans les supermarchés sont, certes, percutantes, mais elles ne reflètent pas nécessairement la réalité et pourraient concerner certaines régions seulement. Personne ne publie d’images d’étagères pleines et de clients calmes parce que ces images ne méritent pas d’être signalées dans les nouvelles. Si vous êtes anxieux lorsque vous suivez les médias ou les médias sociaux, consultez-les moins.
  5. La peur est contagieuse. Si vous agissez avec peur ou si vous faites des achats de panique, les gens qui vous entourent réagiront aussi avec la peur. Vous avez la responsabilité de vos proches, de vos amis et du reste de la collectivité pour faire face à l’épidémie de COVID-19 de manière raisonnable et raisonnée. Essayez de « donner l’exemple ».
  6. Rappelez-vous que la crise actuelle va passer, et que la vie reprendra son cours normal.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Comment puis-je savoir si je devrais aller chercher de l’aide professionnelle pour diminuer mon stress ou mon anxiété liés à la COVID-19?

Surveillez les signaux d’alarme suivants :

  • Anxiété persistante, inquiétude, insomnie ou irritabilité.
  • Éviter inutilement les contacts sociaux au point de s’isoler.
  • Vérifier constamment votre corps (p. ex., prendre votre température plusieurs fois par jour) ou chercher constamment à être rassuré sur votre santé par votre médecin, vos amis, votre famille ou Internet.
  • Prendre des précautions d’hygiène excessives ou inutiles, comme porter un masque à la maison ou se laver les mains à plusieurs reprises lorsque ce n’est pas nécessaire.
  • Abuser d’alcool ou de drogue, ou manger trop, comme moyen de faire face au stress.
  • Des commentaires de vos amis ou de votre famille, qui remarquent que vous semblez anormalement inquiet ou stressé.

 

Comment puis-je obtenir de l’aide pour diminuer le stress ou l’anxiété?

Les traitements psychologiques peuvent être très efficaces, parfois plus que les médicaments, pour aider les gens à guérir leur anxiété. Pour trouver un psychologue, vous pouvez consulter l’association de psychologues de votre province ou de votre localité. Vous trouverez une liste de ces associations à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/. Votre hôpital local, votre clinique de santé communautaire, votre service de santé publique local ou votre fournisseur de soins primaires (p. ex., médecin de famille ou infirmière praticienne) peuvent également vous aider.

La présente fiche d’information a été rédigée pour la Société canadienne de psychologie par Steven Taylor, Ph. D., R. Psych., département de psychiatrie, Université de la Colombie-Britannique, Kim Lavoie, Ph. D., FCPA, FABMR, Centre de médecine comportementale de Montréal (CMM) et Département de psychologie, Université du Québec à Montréal (UQAM), et Justin Presseau, Ph. D., Programme d’épidémiologie clinique (Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa), et École de psychologie et École d’épidémiologie et de santé publique (Université d’Ottawa).

Préparé le 12 mars 2020
Mis à jour le 13 mars 2020

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous à factsheets@cpa.ca.

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[i] https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/about/index.html

[ii] https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/about/steps-when-sick.html

Série « La psychologie peut vous aider » : Les commotions cérébrales

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale est un traumatisme crânien consécutif à un choc sur la tête ou sur le corps. Les commotions cérébrales sont les blessures à la tête les plus fréquentes; au Canada, on en dénombre 210 000 par année (Longman et Rach-Longman, 2017). Les commotions cérébrales sont souvent appelées « lésions cérébrales traumatiques légères » (LCTL) parce qu’elles ne causent pas de dommages externes visibles. Elles entraînent plutôt une modification des fonctions chimiques du cerveau, qui perturbe temporairement le fonctionnement cérébral.

Les commotions cérébrales peuvent être causées par un coup direct à la tête (p. ex., lors de la pratique d’un sport ou d’une altercation physique), un changement de vitesse soudain qui affecte le mouvement de la tête et du corps (p. ex., une collision de véhicules) ou une explosion (p. ex., dans une situation de combat) (Friesen, 2017).

Quels sont les symptômes d’une commotion cérébrale?

On classe les traumatismes crâniens selon leur degré de gravité (léger, léger complexe, modéré et grave), lequel est déterminé par les caractéristiques de la blessure dans les minutes et les heures suivant le traumatisme. Les commotions cérébrales sont également appelées « lésions cérébrales traumatiques légères ». Les blessures qui provoquent une commotion cérébrale n’entraînent pas nécessairement une perte de conscience, mais elles causent toutes, à tout le moins, une altération de la conscience (p. ex. étourdissements, confusion, propos incohérents, désorientation ou mauvaise coordination importante) ou l’incapacité à se rappeler ce qui s’est passé avant, pendant ou après le choc (c.-à-d. amnésie antérograde ou post-traumatique). Les symptômes qui se manifestent à la suite d’une commotion cérébrale ne sont pas propres à ce genre de traumatismes car ils accompagnent souvent d’autres lésions non cérébrales (p. ex. blessures orthopédiques), et présentent une combinaison des signes suivants :

  • Symptômes physiques, par exemple, maux de tête, vertiges, sensibilité au bruit et à la lumière, vision floue ou diplopie, altération du sommeil, nausées et vomissements;
  • Symptômes émotionnels et comportementaux, comme l’irritabilité, une modification de l’humeur, la colère, la tristesse, la frustration, la dépression et l’anxiété;
  • Symptômes cognitifs, par exemple, confusion, désorientation, troubles de la concentration, ralentissement de la pensée et troubles de la mémoire à court terme(Friesen, 2017).

Quand faut-il demander de l’aide?

Si une personne croit avoir subi une commotion cérébrale, indépendamment du degré de gravité des symptômes qui l’accompagne, il est important de consulter immédiatement un médecin pour éliminer la possibilité d’un traumatisme crânien plus grave, qui risque de mettre la vie de cette personne en danger.

À quel moment peut-on retourner au travail, à l’école, ou reprendre le sport?

La guérison s’observe habituellement entre 10 jours et trois mois suivant le traumatisme (Plourde, Kirkwood, & Yeates, 2017). Le temps nécessaire à la guérison varie en fonction des facteurs suivants : gravité de la blessure, nombre de symptômes ressentis immédiatement après la commotion cérébrale, état psychologique ou présence de troubles neurodéveloppementaux avant la blessure, environnement psychosocial de la personne et stratégies de prise en charge clinique (Plourde, Kirkwood et Yeates, 2017).

Les facteurs de risque suivants influencent la durée des symptômes : commotions cérébrales subies dans le passé, le fait d’être une femme, problèmes médicaux (p. ex., migraines) ou psychologiques (p. ex., dépression, anxiété, stress post-traumatique) concomitant, difficultés d’apprentissage ou difficultés d’attention passées, toxicomanie et le fait d’être un adolescent.

À ce jour, il n’existe aucun consensus sur le traitement des commotions cérébrales. La recherche nous dit que le cerveau a besoin de temps pour guérir, et les cliniciens recommandent habituellement une brève période initiale de repos physique et mental (de quelques jours à une semaine), un sommeil de qualité et en quantité suffisante, une alimentation saine et équilibrée et de la relaxation (Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital). Dans certains cas, un effort physique léger sera bénéfique pendant le processus de récupération et pourra commencer aussi tôt que trois jours après la blessure, dans la mesure où la personne peut le supporter (Longman et Rach-Longman, 2017).

Les décisions concernant le retour à l’école et au travail et la reprise du sport devraient se prendre en collaboration avec un médecin ou un neuropsychologue et, idéalement, elles devraient se baser sur les résultats d’une évaluation multidisciplinaire, si nécessaire (p. ex., neuropsychologue clinicien, physiothérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire, etc.).

Comment le psychologue peut-il aider les personnes qui ont subi une commotion cérébrale?

Les psychologues (neuropsychologues, psychologues cliniciens, psychologues du sport, psychologues scolaires) peuvent aider de nombreuses façons, notamment en fournissant des évaluations, en contribuant au traitement et en effectuant de la recherche sur le sujet.

Évaluation. Un neuropsychologue clinicien est un psychologue agréé qui se spécialise dans les relations entre le cerveau et le comportement et possède des connaissances sur l’interaction entre facteurs neurologiques, facteurs psychologiques et facteurs comportementaux (Ontario Psychological Association, 2016). Les neuropsychologues ont développé une expertise dans le domaine de l’évaluation, de l’intervention et de la psychométrie en lien avec les lésions cérébrales; ils sont spécialement qualifiés pour interpréter les résultats des mesures du fonctionnement cognitif et émotionnel et sont capables de déterminer objectivement la présence ou l’absence de séquelles neurocognitives et émotionnelles consécutives à une commotion cérébrale (Plourde, Kirkwood et Yeates, 2017).

Traitement. Les neuropsychologues sont bien placés pour sensibiliser les patients sur les symptômes de commotion cérébrale et les modèles de guérison et pour recommander des stratégies compensatoires (p. ex., aménagements scolaires ou professionnels) à mettre en place pendant le processus de guérison, dans le but de prendre en charge les symptômes cognitifs probablement transitoires qui se manifestent à la suite d’une commotion cérébrale (Plourde, Kirkwood et Yeates, 2017).

En outre, lorsque la commotion cérébrale engendre des problèmes psychologiques ou émotionnels (p. ex., attention/vigilance accrue par rapport aux symptômes ressentis, dépression, anxiété, dysrégulation émotionnelle), il se peut qu’un traitement psychologique à court terme soit recommandé. Le traitement des problèmes psychologiques diagnostiqués cliniquement est généralement fourni par un psychologue clinicien et porte, selon le cas, sur les réactions émotionnelles suscitées par la commotion cérébrale et les changements qui touchent les activités et la dynamique familiale. Les patients qui ont besoin de médicaments sont dirigés vers un praticien (c.-à-d., médecin ou psychiatre).

Recherche. Les psychologues exercent et font de la recherche sur un large éventail de sujets, qui étudient la façon dont les gens pensent, se sentent et se comportent, laquelle est, bien souvent, affectée par les commotions cérébrales. Le fonctionnement du cerveau, les pathologies du cerveau (p. ex., syndrome post-commotionnel, syndrome du second impact, encéphalopathie traumatique chronique), les différences et les facteurs de risque individuels, la dynamique familiale, les modalités de traitement et l’équipement de protection sont quelques-uns des domaines de recherche auxquels s’intéressent les psychologues; les résultats de ces recherches sont essentiels pour comprendre, traiter et prévenir les commotions cérébrales.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales, et certaines associations municipales offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations.

Références et ressources d’autres organisations

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Lisa Votta-Bleeker, directrice générale associée de la Société canadienne de psychologie.

Date : janvier 2020

L’auteure et la SCP tiennent à remercier le Dr Christopher Friesen, directeur, Friesen Sport & Performance Psychology, et les membres de la Section des psychologues en milieu hospitalier et en centres de santé de la SCP pour leur aide lors de l’élaboration de cette fiche d’information.

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Série « La psychologie peut vous aider » : La dysfonction sexuelle chez la femme

La plupart des femmes ont des questions ou éprouvent certaines difficultés par rapport à leur sexualité à un moment ou à un autre de leur vie. Plusieurs livres, ressources en ligne et médias sociaux fournissent de l’information sur la sexualité. Cependant, il est parfois difficile de séparer les articles racoleurs du fait que la sexualité est une expérience extrêmement individuelle, qui dépend d’un éventail de facteurs, dont les valeurs et les attitudes, les expériences sexuelles antérieures, la santé physique et mentale globale, et l’influence de l’entourage. Les psychologues peuvent aider les femmes à réfléchir sur leur sexualité ou à explorer les questions qui les préoccupent à ce sujet ; en outre, les psychologues qui ont une formation adéquate en matière de sexualité peuvent fournir des traitements fondés sur des données probantes pour la dysfonction sexuelle.

Dysfonctions sexuelles féminines

Désir

  • Manque d’appétit sexuel
  • Divergences de désir sexuel entre partenaires
  • Aversion pour l’activité sexuelle

Excitation

  • Diminution de l’intérêt sexuel ou de l’excitation sexuelle
  • Manque de lubrification
  • Difficultés à maintenir l’excitation

Orgasme

  • Difficulté à atteindre l’orgasme

Douleur

  • Douleur pendant l’activité sexuelle
  • Pénétration vaginale difficile (anxiété, tension musculaire)

Absence de satisfaction sexuelle et de plaisir

Les dysfonctions sexuelles sont-elles courantes ?

Selon des recherches menées aux États-Unis et en Europe, une femme sur trois éprouve des difficultés d’ordre sexuel. La plupart de ces femmes souffrent beaucoup de leurs problèmes de dysfonction sexuelle et d’insatisfaction sexuelle, et par les effets qu’ils peuvent avoir sur leur couple. Le problème le plus fréquemment signalé est le manque d’intérêt à l’égard de la sexualité. Viennent ensuite la douleur ou l’anxiété ressentie pendant les relations sexuelles, la difficulté à atteindre l’orgasme, la difficulté à atteindre ou à maintenir l’excitation sexuelle et l’absence de plaisir ou de satisfaction lors des relations sexuelles.

Les différentes étapes de la vie d’une femme sont ponctuées de situations et d’événements qui peuvent entraîner des difficultés sexuelles temporaires. Par exemple, certaines femmes enceintes voient leur désir sexuel diminuer et, après l’accouchement, elles éprouvent des difficultés sur le plan de la lubrification vaginale. En outre, il se peut que le désir sexuel soit moins présent chez une femme qui s’occupe d’un enfant ou d’une personne âgée. Les femmes qui ont des problèmes de santé physique ou mentale peuvent observer des changements sur le plan de leur sexualité. Avec l’âge, les femmes peuvent également observer des changements mais, à l’exception de la diminution de la lubrification vaginale, les dysfonctions sexuelles chez la femme n’augmentent pas avec l’âge. Les difficultés sexuelles temporaires n’entraînent pas toujours de détresse personnelle ou interpersonnelle, et, souvent, les problèmes sexuels se règlent d’eux-mêmes grâce à une prise en charge personnelle et à mesure que l’on surmonte les défis de la vie. Toutefois, le manque d’information exacte sur la sexualité et les attitudes négatives de l’individu ou du partenaire par rapport à la sexualité peuvent entraîner des problèmes persistants et beaucoup de détresse. Les psychologues sont bien placés pour accompagner les femmes sur la voie du bien-être sexuel en respectant les besoins, les valeurs et les motivations psychologiques de la femme.

Quelles sont les causes de la dysfonction sexuelle ?

La dysfonction sexuelle chez la femme peut avoir une ou plusieurs causes. Parmi ces causent figurent les problèmes physiques, comme la maladie, les déséquilibres hormonaux ou les réactions aux médicaments. Les facteurs psychologiques qui peuvent contribuer au développement de difficultés sexuelles chez la femme sont, par exemple, le fait d’avoir été agressée sexuellement dans le passé, les croyances à l’égard de la sexualité, l’image de soi et l’humeur. La sexualité de la femme peut également être influencée par sa situation personnelle, le stress, la fatigue ou les grossesses, et par la famille qui grandit. Les difficultés conjugales peuvent affecter la vie sexuelle du couple. La culture et la religion influencent également l’attitude des femmes à l’égard de leur sexualité.

Que peuvent faire les psychologues ?

Le traitement psychologique de la dysfonction sexuelle commence habituellement par une évaluation rigoureuse de l’historique et des circonstances des problèmes sexuels. Le psychologue peut également poser des questions sur les antécédents sexuels et conjugaux de sa patiente, ainsi que sur sa santé physique et émotionnelle globale. Dans certains cas, le traitement de la dysfonction sexuelle fait appel à d’autres fournisseurs de soins de santé, comme les gynécologues ou les physiothérapeutes spécialisés en rééducation pelvienne périnéale. Les traitements psychologiques dispensés varient quelque peu en fonction de la dysfonction sexuelle et de l’approche thérapeutique du psychologue. En général, les psychologues qui traitent les dysfonctions sexuelles offrent à leurs patientes un lieu sécurisant et dénué de jugement, et fournissent des informations fiables sur la sexualité. Ils adaptent les traitements aux circonstances, aux besoins et aux valeurs personnelles de la femme. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est le traitement psychologique à court terme le plus souvent utilisé et le plus reconnu pour la dysfonction sexuelle. Dans le cadre d’une TCC, la femme travaille avec le thérapeute pour déterminer et modifier les émotions, les pensées et les comportements problématiques qui interfèrent avec une vie sexuelle agréable. Cela se fait au cours de séances hebdomadaires ou bimensuelles avec le psychologue, et par des exercices réalisés à la maison. De plus en plus, les interventions basées sur la pleine conscience sont incorporées aux interventions thérapeutiques cognitivo-comportementales ou sont utilisées seules. Il a été démontré que la pleine conscience est particulièrement efficace pour traiter les problèmes liés au manque d’intérêt sexuel et à la difficulté d’éprouver de l’excitation, diminuer la douleur et l’anxiété relatives à la pénétration et soigner les problèmes sexuels causés par la maladie (p. ex., le cancer).

Comment obtenir de l’aide d’un psychologue pour traiter un problème d’ordre sexuel ?

Il n’est pas facile de parler de choses aussi intimes que sa vie sexuelle, mais cela est essentiel. Beaucoup de femmes souffrent en silence pendant de nombreuses années à cause de leurs problèmes. C’est pourquoi les problèmes peuvent s’aggraver et la détresse, augmenter. Une femme souffrant de dysfonction sexuelle peut en venir à remettre en question son amour pour son partenaire et sa capacité à maintenir la relation. Si elle est célibataire, elle peut se mettre à douter de sa capacité à commencer une nouvelle relation. Il est important de prendre le temps de s’occuper de sa santé sexuelle et de demander des conseils, et ce, le plus tôt possible. Les femmes qui veulent suivre une thérapie sexuelle seront surprises de l’aide que peuvent leur apporter les psychologues lorsqu’il s’agit de se confier sur leur sexualité, car ils offrent un lieu non menaçant, où les patientes se sentent à l’aise ; parler de ses interrogations, de ses préoccupations et de sa détresse est un pas dans la bonne direction. Il peut être bénéfique pour le partenaire de participer à la thérapie sexuelle. Cependant, si ce n’est pas possible, la thérapie sexuelle reste utile. Ce ne sont pas tous les psychologues qui sont formés pour offrir des traitements psychologiques pour la dysfonction sexuelle. Lorsque l’on communique avec un psychologue pour prendre un premier rendez-vous, il est important de se renseigner sur ses compétences et son expérience professionnelle en la matière.

Où puis-je obtenir plus d’information ?

Voici quelques exemples de sites Web et de livres qui fournissent beaucoup d’informations sur la sexualité et les dysfonctions sexuelles féminines :

  • http://www.sieccan.org
    Le Conseil d’information & d’éducation sexuelles du Canada (CIÉSCAN) est un organisme national sans but lucratif à vocation éducative créé en 1964 pour améliorer la sensibilisation du public et des professionnels sur la sexualité humaine.
  • https://www.sexandu.ca/fr/
    Géré par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, ce site Web fait de l’éducation sexuelle et fournit des renseignements sur la santé.
  • https://www.actioncanadashr.org/fr
    Action Canada pour la santé et les droits sexuels est un organisme de bienfaisance progressiste et pro-choix voué à la promotion et à la défense de la santé et des droits sexuels et génésiques au Canada et dans le monde.
  • https://pflagcanada.ca/resources/
    Ressources LBGTQ2
  • Better sex through mindfulness: How women can cultivate desire par Lori Brotto (Greystone Books)
    Excellent résumé des approches thérapeutiques utilisées pour traiter les difficultés sexuelles chez la femme en mettant l’accent sur des interventions basées sur la pleine conscience fondées sur des données probantes.
  • The Guide to Getting It Onpar Paul Joannides (Daerick Gross : Books)
    Il s’agit d’un guide complet, pragmatique et divertissant, qui traite de toutes sortes de questions sexuelles… Aucune question ne restera sans réponse !
  • Come as you are: The surprising new science that will transform your sex life par Emily Nagoski (Simon & Schuster)
    Voici une brève présentation du livre : https://scribepublications.com.au/explore/video-audio/come-as-you-are-the-surprising-new-science-that-will-transform-your-se
  • The Vagina Bible: The vulva and the vagina–separating the myth from the medicine par Jen Gunter (Random House Canada)
    Découvrez également : https://gem.cbc.ca/season/jensplaining/season-1/9064a0b9-bbd2-4129-8998-a30cc97ebbb2
  • Mating in captivity: Unlocking erotic intelligence par Esther Perel (Harper Paperbacks)

 

Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/channel/UC4eN7PS9mi8__4EYxy6VpFw. Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour obtenir le nom et les coordonnées des associations provinciales et territoriales en psychologie, visitez https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

Vous trouverez également une liste de fournisseurs canadiens de services de thérapie sexuelle sur le site Web suivant : https://sstarnet.org/find-a-therapist/?s2-s=canada.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Elke Reising, professeure au Programme de psychologie clinique de l’Université d’Ottawa, Ottawa (Ontario).

Révision : octobre 2019

 

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Série « La psychologie peut vous aider » : Les soins palliatifs pédiatriques

Définition des soins palliatifs pédiatriques

Les soins palliatifs pédiatriques sont des soins actifs complets, qui tiennent compte du bien-être physique, émotionnel, social et spirituel de l’enfant. Ils visent à améliorer la qualité de vie d’un enfant ou d’un adolescent, et de sa famille, tout au long d’une maladie grave ou d’une maladie limitant l’espérance de vie. Les maladies graves ou limitant l’espérance de vie se divisent en quatre catégories : les maladies graves pour lesquelles un traitement curatif existe, mais n’est pas nécessairement efficace (p. ex., cancer), les maladies présentant une forte probabilité de décès prématuré (p. ex., fibrose kystique), les maladies chroniques évolutives incurables (p. ex., céroïde-lipofuscinose neuronale juvénile ou maladie de Batten) et les maladies irréversibles, mais non évolutives, dont les complications sont susceptibles d’entraîner une mort prématurée (p. ex., paralysie cérébrale sévère). À la différence des soins de fin de vie et des soins palliatifs, les soins palliatifs pédiatriques sont plus vastes et sont fournis à l’enfant dès qu’il reçoit un diagnostic de maladie grave ou limitant l’espérance de vie. Ils peuvent donc être utilisés pendant tout le cheminement de l’enfant ou de l’adolescent, simultanément avec des traitements curatifs ou des soins susceptibles de prolonger la vie, et culminent avec les soins palliatifs ou les soins de fin de vie, lorsque la maladie évolue et que la mort devient imminente.

Les soins palliatifs sont souvent dispensés par une équipe interdisciplinaire composée de divers professionnels, comme les médecins, les infirmières praticiennes, les travailleurs sociaux, les pharmaciens et les psychologues. Cette approche peut aider à atténuer les lacunes sur le plan des soins tout en traitant plusieurs symptômes courants chez les enfants et les adolescents atteints d’une maladie qui limite l’espérance de vie ou d’une maladie grave. D’autres formes de soutien s’intéressant, notamment, à l’amélioration de la communication, au bien-être psychologique, aux soins spirituels, à la prise de décision, à la prise en charge complète de la douleur et des symptômes et à l’aide aux personnes endeuillées peuvent aussi être offertes dans le cadre des soins palliatifs.

Quel est le rôle de la psychologie dans les soins palliatifs pédiatriques ?

Le parcours de l’enfant ou de l’adolescent atteint d’une maladie qui limite l’espérance de vie ou d’une maladie grave est long, complexe et difficile pour le malade et pour sa famille. Le stress ou le traumatisme qu’engendre la situation peut avoir de nombreuses répercussions sur le bien-être de la personne, qui se traduisent notamment par une tension accrue, des relations tendues et une vulnérabilité émotionnelle plus grande. Les psychologues peuvent aider à répondre aux besoins et aux objectifs de l’enfant ou de l’adolescent et de sa famille, avec comme objectif ultime d’améliorer la qualité de vie des enfants et des adolescents atteints d’une maladie qui limite l’espérance de vie ou d’une maladie grave, et de leurs familles. Par exemple, ils peuvent aider les enfants et les adolescents et leurs familles de la manière suivante :

  • Aider à développer leur capacité d’adaptation au diagnostic et aux émotions qui l’accompagnent
  • Traitement des troubles de l’humeur et des troubles anxieux concomitants
  • Aider les enfants, les adolescents et les familles de manière structurée à résoudre les problèmes et à prendre des décisions difficiles
  • Aborder avec les enfants, les adolescents et les familles le sujet de la mort, et les croyances et les souhaits qui s’y rapportent
  • Gestion de la douleur (p. ex., avec la visualisation assistée ou la relaxation)
  • Orientation et éducation parentale pour apprendre aux parents à s’occuper d’un enfant ou d’un adolescent atteint d’une maladie qui limite l’espérance de vie ou d’une maladie grave, et de ses frères et sœurs
  • Se préparer à la mort de l’enfant ou de l’adolescent (p. ex., deuil blanc, réaliser des activités significatives en lien avec leur proche)
  • Aider les parents et les frères et sœurs à faire face à la perte, au chagrin et au deuil

 

Dans ces situations, les psychologues utilisent une variété de thérapies :

  • La thérapie cognitivo-comportementale, qui peut aider à remettre en question ou à modifier les modèles de pensée et de comportement mal adaptés, à favoriser des pensées et des comportements sains et adaptés et à encourager le recours à des stratégies d’adaptation efficaces.
  • La relaxation, qui peut aider à réduire l’hypervigilance et à améliorer le sommeil.
  • La thérapie interpersonnelle, qui peut aider les individus à analyser leurs difficultés relationnelles et à les surmonter.
  • La thérapie existentielle, qui peut aider l’individu à explorer son rapport au monde, à accroître sa conscience de soi et à trouver un sens à sa vie.

 

L’approche thérapeutique utilisée variera en fonction de la personne, de la famille et de ses besoins ou objectifs.

Considérations relatives au développement dans les soins palliatifs pédiatriques

Les enfants et les adolescents sont en plein développement physique, affectif, cognitif et spirituel. Selon leur stade de développement, ils ont des compétences particulières et des besoins différents sur le plan émotionnel et physique, et sur le plan du développement. Le développement cognitif et l’âge de l’enfant ou de l’adolescent peuvent également influencer la façon dont il appréhende certains concepts, comme la maladie dont il souffre, le pronostic, les expériences émotionnelles et la mort. Il est donc important de reconnaître les problèmes et les besoins particuliers qui surgissent dans le cadre des soins palliatifs destinés aux enfants et aux adolescents. 

  • Les enfants et les adolescents communiquent différemment et, selon leur stade de développement, ils comprennent différemment la maladie, la mort et l’agonie. L’idée que se fait un enfant ou un adolescent de la mort évolue avec le temps et est influencée par de nombreux facteurs (p. ex., croyances religieuses et culturelles, modes d’adaptation, expérience de la maladie, expériences vécues en lien avec la perte ou la mort, émotions associées à la perte d’un être cher). 
  • Les enfants et les adolescents font partie de plusieurs collectivités, comme celles que constituent la famille, le quartier et l’école. Ils devraient continuer à y prendre part malgré leur maladie. Par exemple, l’école fait partie intégrante de leur vie, et il est essentiel qu’ils puissent maintenir leurs contacts avec leurs pairs dans le contexte scolaire et social normal. 
  • Dans la plupart des cas, les enfants et les adolescents sont moins capables de défendre leurs intérêts et ils comptent souvent sur les membres de leur famille pour prendre des décisions en leur nom. 

Où puis-je obtenir plus d’information ?

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

 

La présente fiche d’information a été rédigée pour le compte de la Société canadienne de psychologie par Lara M. Genik, M.A., Danielle Cataudella, Psy. D., psychologue agréée, et Cathy Maan, Ph. D., psychologue agréée.

Révision : octobre 2019

 

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Série « La psychologie peut vous aider » : L’oncologie pédiatrique

Le cancer chez l’enfant et l’adolescent

À la différence du cancer chez les adultes, le cancer chez les enfants et les adolescents (ci-après nommé « cancer pédiatrique ») se développe habituellement dans différents types de tissus corporels, sans cause connue; il a tendance à s’étendre rapidement et agressivement et à bien réagir au traitement (Pizzo et Poplak, 2010). Les trois types de cancers les plus courants chez l’enfant sont la leucémie (cancer du sang), les cancers du système nerveux central (p. ex. tumeurs cérébrales) et les lymphomes (cancers du système lymphatique). Même si le cancer chez l’enfant est relativement rare, le nombre d’enfants diagnostiqués annuellement semble augmenter d’environ 1 % chaque année (Santé Canada, 2017). Les efforts pour traiter le cancer continuent d’être un axe de recherche important, le taux de survie à cinq ans pour tous les cancers pédiatriques confondus étant aujourd’hui de 81,5 % (Santé Canada, 2017).

Pendant qu’augmentent les taux de survie, nous comprenons de mieux en mieux les séquelles que peuvent avoir les cancers pédiatriques et leurs traitements longtemps après la fin des traitements. Le risque d’« effets tardifs » dépend du type et du nombre de traitements reçus; toutefois, la recherche révèle que plus de 60 % des survivants d’un cancer pédiatrique seront atteints d’au moins une maladie chronique, tandis que 30 % environ souffriront de problèmes de santé graves ou potentiellement mortels (Santé Canada, 2017). Les effets tardifs sont, notamment : retard de croissance, infertilité, lésions aux organes principaux (p. ex. cœur, rein, poumons, système nerveux central), troubles neurocognitifs (p. ex. troubles d’apprentissage, problèmes de mémoire, vitesse de traitement, attention) et cancers secondaires (Santé Canada, 2017). Sans surprise, ces effets peuvent affecter d’autres aspects du fonctionnement individuel et familial, comme les relations sociales, le succès scolaire, le travail et la vie quotidienne.

Traitements contre le cancer et soutien pour les personnes atteintes de cancer

Les cancers pédiatriques peuvent se traiter à l’aide d’une combinaison de traitements, choisis en fonction du type et du stade du cancer. Pour les cancers pédiatriques, il existe des traitements médicaux classiques, comme la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie, la greffe de moelle osseuse et la greffe de cellules souches. Toutefois, des approches novatrices pour traiter le cancer pédiatrique continuent d’être étudiées.

Au Canada et aux États-Unis, la plupart des enfants atteints de cancer sont traités dans un centre hospitalier pédiatrique universitaire qui est membre du Children’s Oncology Group (COG). En étant soignés dans ces centres hospitaliers, les enfants et les adolescents ont l’avantage d’être traités par une équipe de spécialistes qui connaissent les différences entre les cancers de l’adulte et de l’enfant, ainsi que les besoins particuliers des enfants atteints de cancer et leur famille. Cette équipe se compose habituellement d’oncologues pédiatriques, de chirurgiens, de radio-oncologues, de pathologistes, d’infirmières en oncologie pédiatrique et d’infirmières praticiennes. Ces centres disposent aussi de psychologues, de travailleurs sociaux, de spécialistes pour enfants, de nutritionnistes, de physiothérapeutes et d’éducateurs qui peuvent soutenir et informer toute la famille. Les soins palliatifs peuvent également répondre aux besoins physiques, psychologiques, émotionnels et sociaux des patients. En outre, il est important de reconnaître que, au-delà des traitements mentionnés ci-dessus, plusieurs autres traitements et formes de soutien peuvent être offerts, ou demandés par les familles. Par exemple, dans certains cas, différentes approches issues des médecines douces et complémentaires, comme les herbes médicinales, les régimes et les compléments alimentaires, la guérison par la foi, l’homéopathie, les approches corps-esprit et la massothérapie, peuvent être utilisées.

Pour les enfants qui ont survécu au cancer, le soutien et le traitement des effets tardifs qui continueront d’être fournis constitueront une composante essentielle de leur vie. Les cliniques pour les survivants de cancer pédiatrique (par exemple, les soins de suivi) ont été créées pour : (a) favoriser la santé et l’éducation sur la santé; (b) surveiller régulièrement chez les survivants les effets tardifs potentiels afin de les identifier et de les traiter le plus tôt possible.

Comment la psychologie peut-elle aider?

Un diagnostic de cancer engendre de nombreux changements et plusieurs défis pour les enfants, les adolescents et leurs familles. Par exemple, les malades et leur famille pourraient avoir de la difficulté à s’adapter à la maladie et subir les effets de différents facteurs de stress liés à la maladie (p. ex., hospitalisations et rendez-vous fréquents, effets secondaires, schémas thérapeutiques complexes, fréquentation scolaire irrégulière, nécessité de prendre des décisions difficiles, fin de vie). Plusieurs facteurs (p. ex., l’âge, le niveau de développement, la personnalité, le mode habituel d’adaptation, le réseau de soutien, les expériences de vie) peuvent influencer la façon dont l’enfant, l’adolescent ou sa famille s’adapte à la crise provoquée par la maladie, et plus l’adaptation à la nouvelle situation se fait tôt, plus l’adaptation perdurera à long terme. Une bonne adaptation permet de soulager à la fois le stress à court et à long terme et de composer avec la situation. Si, avant le diagnostic de cancer pédiatrique, la famille vivait des choses stressantes (par exemple, décès, perte d’emploi, déménagement, problèmes conjugaux, divorce, problèmes émotionnels ou toxicomanie), il se peut que des difficultés d’adaptation susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur le fonctionnement quotidien surviennent.

La psychologie pédiatrique est un domaine de pratique spécialisé qui se concentre sur les aspects psychologiques de la maladie et des blessures, et la promotion de comportements sains chez les enfants, les adolescents et les familles dans un contexte de soins pédiatriques (c.-à-d. psychologie de la santé et de la réadaptation). Les psychologues pédiatriques ont une présence forte et croissante dans les programmes de traitement du cancer pédiatrique et jouent un rôle important tout au long du processus par lequel passe un enfant ou un adolescent atteint du cancer, notamment :

  • au moment initial du diagnostic;
  • tout au long du traitement;
  • à la fin du traitement;
  • après la fin du traitement;
  • en cas de rechute;
  • en fin de vie.

Plus précisément, les psychologues pédiatriques utilisent des approches fondées sur des données probantes pour :

  • Évaluer et traiter les problèmes comportementaux, cognitifs et émotionnels associés au diagnostic de cancer pédiatrique (p. ex., adaptation), au traitement du cancer (p. ex., stress chirurgical, douleur, inquiétude, sentiments de tristesse), pendant les soins prodigués aux survivants du cancer et en fin de vie (p. ex., aide aux personnes en deuil) pour les enfants, les adolescents, et leurs familles.
  • Effectuer des évaluations neuropsychologiques spécialisées pour évaluer et surveiller la façon dont le cancer et les traitements connexes affectent le fonctionnement cognitif et le fonctionnement scolaire, social et professionnel. Les résultats de ces évaluations permettent de comprendre les besoins éducatifs de l’enfant ou de l’adolescent et de faire des recommandations à cet égard.
  • Conseiller le personnel scolaire ou d’autres membres de la collectivité et soutenir la participation et la réinsertion scolaires. Par exemple, il se peut que les enfants et les adolescents aient besoin d’aide pour retourner à l’école, et pour donner de l’information aux autres élèves et au personnel sur le cancer.
  • Collaborer avec d’autres fournisseurs de soins de santé et les membres de l’équipe afin de fournir des soins appropriés et coordonnés aux enfants, aux adolescents et à leurs familles. Par exemple, les psychologues pourraient aider à élaborer des stratégies pour améliorer l’observance de la médication si les autres membres de l’équipe médicale ont de la difficulté à le faire.
  • Aider de manière structurée à résoudre les problèmes et à prendre des décisions difficiles. Par exemple, les psychologues peuvent aider les parents à prendre des décisions difficiles concernant les traitements anticancéreux de leur enfant.
  • Mener des recherches sur l’impact individuel et familial du cancer pédiatrique et élaborer des interventions fondées sur des données probantes pour régler les difficultés.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Vous trouverez de l’information sur l’oncologie pédiatrique, les interventions, le suivi, l’adaptation et beaucoup plus sur le site du Children’s Oncology Group (COG) à l’adresse www.childrensoncologygroup.org. Des sites Web et des ressources provinciaux comme le « POGO » (Pediatric Oncology Group of Ontario) peuvent également être utiles.

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été rédigée pour le compte de la Société canadienne de psychologie par Lara M. Genik, M.A., Danielle Cataudella, Psy. D., psychologue agréée, et Cathy Maan, Ph. D., psychologue agréée.

Révision : octobre 2019 

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“Psychology Works” Fact Sheet: Alcoholism

What is alcohol use disorder?

Most of us drink alcohol. A large survey showed that about 78% of Canadians drank alcohol in the previous year, 21% exceeded low-risk consumption guidelines and about 6% drank heavily at least once a month (five or more drinks per occasion for men and 4 or more drinks per occasion for women).

Many people who misuse alcohol have occasional problems in their lives because of alcohol such as social/family, health, legal, or financial difficulties. Some people experience so many problems because of their drinking that they can be considered to have an Alcohol Use Disorder.

Alcohol use disorder occurs when there are ongoing negative consequences from drinking. For people with alcohol use disorder their drinking commonly results in significant distress and problems functioning in their daily life. Alcohol use disorder ranges from mild to severe, but anyone who is experiencing problems from their alcohol use should seek help to avoid the problem escalating.

In a recent survey of Canadians, approximately 18 % of the population met the criteria for some level of alcohol use disorder with the prevalence being higher for men than for women.

What are the symptoms of alcohol use disorder?

The number of symptoms a person meets is used to determine the severity of the disorder. Those who experience 6 or more of the symptoms below are considered to have a severe alcohol use disorder. However, a person who is experiencing any of these symptoms may benefit from professional help.

·         Alcohol is often taken in larger amounts or over a longer period of time than was intended.

  • There is a persistent desire or unsuccessful efforts to cut down or control alcohol use.
  • Craving, or a strong desire or urge to use alcohol.
  • Recurrent alcohol use resulting in a failure to fulfill major role obligations at work, school, or home.
  • A great deal of time is spent in activities necessary to obtain alcohol, use alcohol, or recover from its effects.
  • Continued alcohol use despite having persistent or recurrent social or interpersonal problems caused or exacerbated by the effects of alcohol.
  • Important social, occupational, or recreational activities are given up or reduced because of alcohol use.
  • Recurrent alcohol use in situations in which it is physically hazardous.
  • Alcohol use is continued despite knowledge of having a persistent or recurrent physical or psychological problem that is likely to have been caused or exacerbated by alcohol.
  • Tolerance, as defined by either of the following: a) A need for markedly increased amounts of alcohol to achieve intoxication or desired effect, or b) A markedly diminished effect with continued use of the same amount of alcohol.
  • Withdrawal, as manifested by either of the following: a) The characteristic withdrawal syndrome for alcohol b) Alcohol (or a closely related substance, such as a benzodiazepine) is taken to relieve or avoid withdrawal symptoms.

Is alcoholism a disease?

Some experts believe alcohol use disorder is a medical disease that cannot be cured, just like diabetes. This is known as the medical model. They believe that people with alcohol use disorder have no control over their alcohol use and that their disease can only be managed by avoiding alcohol altogether.

Other experts argue that alcohol use disorder is a psychological disorder rather than a disease. They do not believe that alcoholism is an incurable disease. Experts from this perspective believe that people attempting to recover from alcohol disorders can choose to stop drinking altogether or can learn to drink moderately instead.

Who is at risk for developing alcohol use disorder?

If a person has a biological parent with alcohol use disorder, that person is at increased risk. Children may also learn patterns of heavy drinking from their parents.

Those in cultures or social groups where heavy drinking is accepted (e.g., those working in bars) are at increased risk. Also people’s attitudes and beliefs are important (e.g., believing alcohol has lots of positive effects). However, it is still very difficult to predict precisely who will develop alcohol use disorder.

What psychological approaches are used to treat alcohol use disorder?

The best known treatment for alcohol use disorder is Alcoholics Anonymous (AA). The AA approach is consistent with the medical model and includes a strong spiritual component. Abstinence (no drinking at all) is the treatment goal. Research has shown AA is effective for those who stick with it. One of its strengths is peer support and encouragement. However, AA has high dropout rates.

Two common psychological treatments have similar effectiveness to AA.

Cognitive Behavioural Therapy (CBT) helps a client change his/her drinking as well as their risky attitudes and beliefs. The goal of CBT can be either no drinking or moderate/controlled drinking (i.e., harm-reduction). CBT helps the client identify his/her own unique high-risk situations for heavy drinking. Then, they develop plans and skills that are alternatives to heavy drinking in these situations.

CBT also increases the client’s confidence about his/her ability to resist heavy drinking. Because alcohol abuse/dependence has high rates of return to heavy drinking, CBT often includes relapse-prevention.

Motivational Interviewing (MI) is another effective psychological treatment. MI is based on the fact that people with alcohol problems are at different stages of readiness to change their drinking.

Some are completely ready and simply need help to change. Others are thinking of changing but are not quite ready. Still others are not even considering changing or deny they have a problem.

MI helps clients move to a stage where they are more ready to change their alcohol use. For example, the therapist might encourage the client to really examine the pros and cons of continuing versus changing their current drinking patterns.

Severely dependent clients may be treated in a detoxification program in the initial stages to provide medical supervision of withdrawal from alcohol. Detoxification can precede treatments such as CBT, MI and AA.

There are also medications that may help people quit drinking. However, they only work while people take them, and they can cause side effects. Thus, MI and CBT are seen by some as safer, or as producing longer-lasting benefits than medications. Sometimes psychological interventions are used with medications to maximize benefits. For people who have problems with their alcohol use they should consult with their doctor to find out what the best treatment approach is for them.

Where do I go for more information?

More information regarding alcohol abuse and dependence can be found at the website of the Centre for Addiction and Mental Health at http://www.camh.net and the website of the Canadian Centre on Substance Abuse at http://www.ccsa.ca.

You can consult with a registered psychologist to find out if psychological interventions might be of help to you. Provincial, territorial and some municipal associations of psychology often maintain referral services. For the names and coordinates of provincial and territorial associations of psychology go to http://www.cpa.ca/public/whatisapsychologist/PTassociations/.

This fact sheet has been prepared for the Canadian Psychological Association by Drs. S.H. Stewart and Cheryl D. Birch, Dalhousie University.

Revised: September 2019

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Série « La psychologie peut vous aider » : Le deuil chez les adultes

Le deuil désigne la période au cours de laquelle une personne éprouve de la tristesse ou de la douleur à la suite de la perte d’un être cher, comme un parent, un enfant, un conjoint, une conjointe, un ami ou une amie proche. Le deuil désigne également la réaction psychologique à la perte d’un proche. Le deuil peut faire suite à différentes pertes :

  • Décès du conjoint ou de la conjointe: avant l’âge de 55 ans, environ un pour cent des adultes sont veufs ou veuves, mais à 85 ans, c’est le cas de la majorité des gens. La mort du conjoint ou de la conjointe après plusieurs décennies de vie commune peut être un choc énorme et oblige la personne endeuillée à s’adapter à la perte de l’être cher.
  • Deuil blanc: lorsque le conjoint ou la conjointe est atteint d’une maladie débilitante, comme la maladie d’Alzheimer, ou est admis dans un établissement de soins pour les personnes âgées, le deuil peut survenir avant la mort physique. On parle parfois de « deuil blanc », mais il s’agit à bien des égards d’un véritable deuil. Alors que la personne qui s’occupe du conjoint ou de la conjointe malade subit beaucoup de stress du fait de son rôle d’aidant, elle fait aussi le deuil d’un compagnon de vie et de l’affection qu’apportait la relation conjugale.
  • Mort d’un enfant: pour les parents, la mort d’un jeune enfant peut être une expérience douloureuse sur le plan émotionnel. Pour nous tous, la mort d’un enfant est bouleversante. Les travailleurs de la santé, comme les médecins et les infirmières qui travaillent en pédiatrie, éprouvent parfois une grande détresse lorsqu’ils sont témoins de la mort de leurs jeunes patients. Environ une personne sur dix de plus de 65 ans perdra un de ses enfants adultes, et cette perte peut épuiser considérablement le réseau de soutien familial pendant que les parents vieillissent.
  • Deuils successifs: en raison de leur âge, les personnes âgées vivront plusieurs deuils du fait de la perte successive de leurs frères et sœurs et de leurs amis, desquels elles étaient souvent très proches. À mesure que nous vieillissons, il se peut que notre réseau social rétrécisse avec la mort de nos amis, et nous devons nous reconstituer notre réseau, parfois plusieurs fois. Pour bien vieillir, il est essentiel de maintenir et de rebâtir notre réseau social.
  • Animaux de compagnie: la recherche montre que la mort d’un animal de compagnie peut entraîner beaucoup de douleur.
  • D’autres situations, rencontrées dans la vie, peuvent également déclencher une réaction d’adaptation semblable à une réaction de deuil, comme la détérioration de la santé (amputations), la retraite et la perte du statut de travailleur, et le divorce.

Bien que plusieurs éléments que nous présentons dans la présente fiche d’information s’appliquent aux jeunes adultes et aux enfants, une grande partie de ce que nous savons sur le deuil vient de l’étude psychologique du deuil chez les personnes d’âge mûr et les personnes âgées, en particulier le deuil faisant suite à la mort du conjoint ou de la conjointe.

Qu’est-ce que le deuil?

Le chagrin et la douleur causés par la perte d’un être cher sont normaux. Le deuil, en particulier celui qui suit la mort d’un enfant, a été observé chez plusieurs animaux sociaux intelligents comme le dauphin et l’éléphant. La création de liens sociaux et de liens d’attachement est nécessaire pour la survie et le bien-être de nombreuses espèces. Lorsque ce lien est rompu, le deuil est une réaction normale.

Lorsqu’une personne qui était toujours à nos côtés, avec laquelle nous avions un fort attachement émotionnel meurt, nous devons intégrer plusieurs changements dans notre vie. Après avoir vécu plusieurs années une relation étroite avec un compagnon ou une compagne de vie, il se peut que nous nous définissions à travers la relation, et nous devons redéfinir notre identité. C. S. Lewis, l’auteur de la série de livres Narnia, décrit ainsi sa propre expérience du deuil : « Le deuil vient des innombrables pulsions, devenues habituelles, qui ne sont pas satisfaites. » Lewis a observé chez lui que beaucoup de pensées, de sentiments et d’actions quotidiennes se concentrent sur l’être aimé objectifié, « mais il se dresse alors un poste-frontière infranchissable entre soi et l’être aimé. » [traduction]

Modèles de réactions de deuil

Quelles sont l’intensité et la durée normales du deuil? Y a-t-il des étapes ou des phases qui jalonnent cette expérience? Le deuil se manifeste de plusieurs façons, et aucun modèle universel ne s’applique à la majorité des personnes.

Une personne sur trois (environ 30 % ou plus) éprouve une détresse relativement légère à la suite de la mort d’un conjoint, réussit à accepter rapidement la perte de l’être cher et reprend ses activités normales. Généralement, ces personnes ne vivent pas de deuil à retardement et leur santé n’est pas affectée. D’autre part, environ 30 % des personnes vivent des périodes de grande détresse. Enfin, environ le tiers des personnes se situe entre ces extrêmes et vit une détresse modérée. Pour terminer, 10 % des gens semblent vivre un deuil légèrement tardif environ six mois suivant le décès. Ces estimations sont approximatives car certaines études révèlent des résultats légèrement différents.

L’idée selon laquelle le deuil passe par différentes étapes est courante, et a été évoquée par Charles Darwin en 1872 : « Après une violente crise de souffrance morale et lorsque la cause de ces souffrances subsiste encore, nous tombons dans un état d’abattement; l’abattement et le découragement sont même quelquefois absolus. » Chez certaines personnes, la première étape est un état de choc ou de torpeur; environ trois mois suivant le décès, la personne endeuillée affiche une humeur dépressive accrue et souffre énormément de l’absence de l’être cher. En général, à mesure que se concrétise l’acceptation de la mort, vers la fin de la première année, la douleur, la tristesse et la colère associées à l’absence de l’être cher diminuent progressivement.

L’expérience du deuil

Le chagrin et la douleur causés par le deuil peuvent être très intenses. Les personnes chez lesquelles le chagrin est intense passeront, entre autres, par des périodes de tristesse, d’insomnie, de fatigue, de difficulté de concentration et de perte d’appétit. Elles souffriront beaucoup de l’absence de l’être cher. Lorsque la personne décédée est un conjoint de longue date, la personne endeuillée peut sentir la présence du conjoint décédé, par exemple, en entendant brièvement sa voix; cela est très fréquent et peut durer plus d’un an. Lorsqu’elles savent que c’est normal, plusieurs personnes trouvent réconfortant d’entendre la voix du conjoint décédé ou de rêver à lui la nuit.

Les symptômes d’un deuil intense ressemblent beaucoup aux symptômes de dépression. En fait, le deuil peut être plus intense qu’une dépression. Selon le DSM-5, le manuel diagnostique de l’American Psychiatric Association, il est parfois nécessaire de faire appel au jugement clinique d’un professionnel pour différencier un deuil intense d’une dépression. D’après le DSM-5, le deuil se différencie de la dépression du fait que le deuil se manifeste par vagues d’émotions, tandis que la dépression majeure est caractérisée par une humeur négative constante. Dans le cas du deuil, la personne endeuillée conserve habituellement une estime de soi positive et les réactions qui accompagnent le deuil sont reliées à la perte d’un être cher, tandis que la dépression englobe une perception négative de soi beaucoup plus vaste.

Combien de temps dure un deuil?

Combien de temps devrait durer un deuil? Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Cela dépend de la personne, des circonstances et de la culture. Nous n’avons pas à oublier l’être cher, et les souvenirs rappelant cette personne peuvent être douloureux pendant des années. De plus en plus, les experts du deuil croient qu’il est tout à fait normal et sain de sentir que le lien et la relation avec le défunt ne sont pas rompus. L’objet du deuil n’est pas d’oublier la personne décédée ni de réduire l’affection que nous avons pour elle. Mais la personne endeuillée doit pouvoir reprendre ses activités normales.

Plusieurs événements qui surviennent au cours de la première année peuvent être difficiles, comme le premier dîner en famille, le premier anniversaire de naissance, le premier anniversaire de mariage, les premières fêtes religieuses importantes ou le premier anniversaire du décès. Après le premier anniversaire du décès, l’intensité des réactions de deuil a généralement diminué, la personne étant revenue à ses activités quotidiennes et ayant retrouvé une humeur normale. Cependant, même après plusieurs années, de brèves vagues de chagrin peuvent encore surgir, en particulier lors des anniversaires.

Quand un deuil prolongé est-il considéré comme un deuil problématique?

Après la mort d’un proche, on considère généralement comme normales la plupart des réactions de deuil, même les plus intenses. Le deuil n’est généralement considéré comme un problème de santé mentale que s’il se prolonge excessivement. C’est le cas chez environ 7 % des gens.

Dans le cas d’un deuil prolongé ou compliqué, l’individu cesse de progresser, tarde à se remettre du stress du deuil et est habité par les souvenirs du passé, et ce, pendant des mois et des années. La personne endeuillée continue de s’ennuyer douloureusement de la personne décédée et s’isole, repoussant le retour à ses activités sociales normales. Les rappels et les réminiscences quotidiens du défunt continuent de s’accompagner d’accès émotionnels intenses. Parfois, la personne est dans un état de torpeur constant par rapport à son entourage, elle ressent continuellement de la solitude, une impression de vide et le sentiment que la vie n’a pas de sens; elle a des regrets et de la difficulté à accepter la mort. Dans certains cas, elle évitera constamment les lieux et les situations qui lui rappellent la personne décédée, y compris les rassemblements familiaux, les activités sociales avec les amis, l’église qu’elles fréquentaient toutes les deux, les centres médicaux et les funérailles. Chez la plupart des personnes en deuil, une grande partie de ces symptômes se manifestent de temps en temps; ce n’est que lorsque ces symptômes se prolongent exagérément et interfèrent avec le fonctionnement quotidien que le deuil est considéré comme étant problématique.

Plusieurs facteurs contribuent à prolonger le deuil. Le deuil peut être compliqué par les circonstances de la mort, par exemple, lorsque le proche est décédé subitement, de manière accidentelle, par suicide ou après une maladie grave et souffrante. La mort de son enfant, peu importe son âge, est difficile à accepter. D’autres facteurs, propres à la situation personnelle, peuvent contribuer au développement d’un deuil compliqué, comme le manque de soutien de la famille et des amis. Le style de personnalité de la personne endeuillée peut aussi conduire à un deuil compliqué. Par exemple, si la personne était excessivement dépendante du conjoint ou du parent décédé, le processus de deuil peut être plus difficile ou se prolonger.

Après combien de temps détermine-t-on qu’un deuil est trop long? La durée au-delà de laquelle le deuil doit être considéré comme un deuil prolongé fait l’objet de débat et de controverse. Selon la CIM-11 de l’Organisation mondiale de la santé, le trouble de deuil prolongé fait partie d’une catégorie diagnostique à part. Pour être considéré comme tel, il doit s’être écoulé au moins six mois après le décès. Dans la CIM-11, le trouble de deuil prolongé est considéré comme une réaction de stress aigu, semblable au trouble d’adaptation. Le DSM-5 de l’American Psychiatric Association propose une catégorie diagnostique similaire de trouble de deuil complexe persistant; pour être reconnu comme tel, il doit s’être écoulé 12 mois après le décès. Les durées minimales recommandées pour diagnostiquer un trouble de deuil prolongé doivent être considérées comme arbitraires. On considère qu’il faut au moins 12 mois pour se rétablir d’un deuil difficile. Il existe de nombreuses situations et une grande variété de réactions de deuil.

Quand et comment traite-t-on un deuil prolongé compliqué?

La douleur qui accompagne la mort d’un proche est une réaction normale. Le deuil n’est pas une maladie et ne requiert généralement pas de médicaments ou de traitements psychologiques, à moins que la sécurité de la personne soit menacée. Le traitement du deuil doit être abordé avec attention. Il n’est pas nécessairement souhaitable d’éliminer le chagrin et la douleur, lesquels font partie de l’adaptation affective normale à la mort d’un conjoint de longue date ou d’un être cher.

Il n’a pas été démontré que des interventions préventives, immédiatement après le décès, soient efficaces à long terme. Les interventions précoces auprès des personnes endeuillées, comme les groupes de soutien, peuvent apporter un soutien social utile ainsi que du réconfort, si elles sont menées avec soin, mais elles semblent n’avoir qu’un effet positif temporaire, et peu de données probantes confirment leur utilité à long terme. Les groupes de soutien pour les personnes endeuillées pourraient au contraire faire du tort s’ils transmettent à la personne que son deuil n’est pas normal ou s’ils nuisent à la capacité normale de la personne à faire face à son deuil en la confrontant à une douleur émotionnelle trop intense.

Les interventions psychologiques sont davantage indiquées lorsqu’il s’agit d’un deuil prolongé compliqué. Il est démontré que les interventions psychothérapeutiques utilisées pour traiter un deuil prolongé et effectuées au moins six mois suivant le décès sont modérément bénéfiques, mais leur efficacité est durable. Dans le cas du deuil prolongé, les thérapies individuelles s’avèrent plus bénéfiques que les interventions de groupe.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la thérapie de traitement cognitif, la psychothérapie interpersonnelle, la thérapie psychodynamique brève ou d’autres psychothérapies peuvent être utilisées pour aider la personne à faire des activités, et à explorer et comprendre l’impact de la perte. Certaines personnes devront aborder les aspects de leur relation avec la personne décédée qui compliquent le deuil. Il peut être important de réfléchir sur les regrets associés à la personne décédée. Par exemple, il pourrait être utile de revoir les blessures relationnelles passées, de pardonner les fautes et de se débarrasser des regrets, de la colère et de la culpabilité.

Les interventions cognitivo-comportementales sont utilisées pour aider les gens à revenir progressivement à leur routine quotidienne. L’un des éléments importants du traitement psychologique du traumatisme causé par le décès d’un être cher consiste à aider la personne à affronter les situations qu’elle évite par crainte qu’elles ne lui causent des souvenirs douloureux. L’évitement constant de ces situations augmente la réactivité aux émotions pénibles associées au deuil, et c’est seulement en s’exposant à ces situations que la détresse aiguë se dissipe progressivement. Il a été démontré que les stratégies cognitivo-comportementales sont plus efficaces que le soutien psychologique pour éliminer les comportements d’évitement.

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La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par le Dr Lorne Sexton, gestionnaire du service de psychologie de l’Hôpital général de Saint-Boniface, Office régional de la santé de Winnipeg, et professeur agrégé, département de psychologie clinique de la santé, Université du Manitoba.

Révision : septembre 2019

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Série « La psychologie peut vous aider » : La fin de vie

Faire face psychologiquement à une maladie grave et incurable

Lorsqu’une personne tombe gravement malade, elle se retrouve souvent plongée dans une série de tests et de traitements médicaux. Elle doit se frayer un chemin à travers un parcours de soin complexe et un langage médical peu familier. 

Naturellement, le cheminement de la maladie, ainsi que l’inconnu qui l’accompagne, affecte différents aspects de la vie physique, émotionnelle, sociale et spirituelle de la personne. Cela peut avoir un impact psychologique profond. Par exemple, les tests médicaux peuvent être très angoissants, car la personne se prépare à la possibilité que la maladie soit très grave. Après le diagnostic, la personne peut être sous le choc pendant un certain temps, éprouver de l’anxiété, de la peur, voire de la colère.

Les traitements médicaux peuvent aussi engendrer des effets secondaires gênants, parfois sans la certitude d’une guérison. Les changements qui surviennent au fil de la maladie peuvent augmenter le stress psychologique. Le déclin des capacités physiques, la modification du rôle familial et social, la dépendance accrue au système de soins de santé ainsi que la confrontation à l’idée de sa propre mort, sont autant de sources de stress psychologique.

Les personnes utilisent différentes stratégies d’adaptation pendant ces périodes stressantes. Elles peuvent réagir en essayant d’éviter les rappels de leur maladie, tout comme elles peuvent y penser tout le temps.

Les personnes qui utilisent des stratégies d’adaptation plus actives, comme chercher le soutien d’autrui, résoudre les problèmes de manière constructive et trouver un sens à ce qu’elles vivent, ont tendance à mieux s’adapter.

La plupart des gens à qui l’on annonce une maladie incurable passent à travers des périodes d’anxiété, de tristesse et de deuil. À mesure que leur santé décline, elles vivent des pertes dans l’attente de leur propre mort. Ces réactions sont toutes considérées comme faisant partie du processus d’adaptation normal, même si celui-ci est extrêmement difficile.

Pour beaucoup de personnes très malades, cependant, ces émotions peuvent devenir très douloureuses. Par exemple, on estime qu’environ 25 % des personnes atteintes d’un cancer incurable développent des troubles dépressifs ou anxieux.

Il est important de reconnaître et de traiter ces problèmes, car ils sont très éprouvants. En outre, ils rendent plus difficiles la prise en charge des symptômes physiques ainsi que la préparation à la fin de vie et la vaste gamme d’inquiétudes qui lui sont associées.

Des soins de santé de qualité en fin de vie

Qu’attendent les gens du système de soins de santé à ce stade? Les patients disent vouloir, d’abord, un traitement adéquat pour soulager la douleur et les autres symptômes qu’ils ressentent.

Ils veulent prendre part aux décisions relatives au traitement pour sentir qu’ils ont du contrôle sur leur vie et être traités comme une « personne entière » par les professionnels. La plupart des gens veulent qu’on leur dise la vérité sur leur état, et qu’on le fasse tout en tenant compte de leurs espoirs et de leurs peurs.

Ils veulent aussi se préparer à leur propre mort dans un esprit de plénitude. Ils veulent épargner à leur famille tout le fardeau des soins. Dans la mesure du possible, ils veulent résoudre les conflits qui pourraient exister entre eux et leurs proches, et pouvoir dire au revoir, en espérant que leur famille et les personnes importantes dans leur vie survivront bien à leur départ.

Que peuvent faire les psychologues?

Le soin des personnes atteintes d’une maladie incurable grave est complexe. Il exige souvent la contribution de différents types de professionnels de la santé, qui travaillent en équipe, chacun apportant ses compétences particulières. Les psychologues peuvent participer aux soins de la manière suivante :

Gestion du stress : différentes méthodes de relaxation peuvent aider les gens à se calmer, à mieux dormir et à se détacher du stress engendré par les symptômes physiques.

Résolution de problèmes : les personnes atteintes d’une maladie incurable font face au déclin de leur santé. Elles ont également des préoccupations d’ordre pratique, par exemple, gérer les finances, faire fonctionner leur ménage et soutenir leurs proches, qui doivent aussi s’adapter à la réalité de la maladie. Certaines interventions psychologiques apprennent au patient à se fixer des priorités, à diviser les problèmes en petits éléments gérables et à trouver des solutions.

Soutien psychologique : le soutien psychologique offre aux gens une relation de confiance sans jugement. La personne en fin de vie peut parler ouvertement des problèmes personnels qui la perturbent. La peur, la colère et la culpabilité, la détresse associée à la modification de son apparence ou de son fonctionnement, ou les inquiétudes par rapport aux membres de sa famille, sont autant de problèmes sur lesquels la personne pourrait aimer se confier.

Thérapie familiale : les familles gèrent le stress de différentes façons. Certaines peuvent être marquées par les conflits familiaux. D’autres peuvent avoir tendance à éviter d’exprimer des émotions profondes. Il arrive que les membres de la famille n’atteignent pas tous en même temps le même niveau d’acceptation de la maladie. La thérapie familiale pourrait aider les membres de la famille à affronter ensemble les difficultés en établissant entre eux une communication véritable.

Psychothérapie : différents types de psychothérapie peuvent être utiles aux personnes atteintes d’une maladie incurable.

La thérapie de soutien par l’expression encourage les gens à exprimer et à explorer leurs préoccupations et leurs inquiétudes profondes. Elle les aide à identifier la façon dont elles font face à la maladie et reconnaît les efforts qu’ils font pour donner un sens au temps qui leur reste à vivre. Cela se fait habituellement dans des groupes de soutien formés de personnes atteintes d’une maladie incurable.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) aide les gens à juger leur situation de manière réaliste. Elle les pousse à penser différemment lorsque des pensées négatives engendrent chez eux beaucoup de détresse. La TCC les encourage également à continuer à s’adonner à des activités agréables tant qu’ils en sont capables. La réalisation de petits objectifs peut engendrer un sentiment d’accomplissement personnel.

Psychothérapie de soutien : en plus de la thérapie de soutien par l’expression et de la thérapie cognitivo-comportementale, plusieurs autres approches peuvent être utiles.

Thérapie centrée sur le sens : le sens que l’on donne à une « bonne mort » est très personnel et peut varier d’une personne à l’autre. Pour certaines personnes, une « bonne mort », cela signifie s’éteindre sans souffrir et après que les préoccupations psychologiques, sociales et spirituelles importantes ont été abordées en fin de vie.

Les gens veulent sentir que leur vie a compté. Ils veulent savoir qu’ils ont touché les autres de manière significative et qu’ils laisseront un héritage qui durera au-delà de leur présence physique.

Bilan de vie : en se livrant à une discussion profonde et en faisant un bilan de sa vie, la personne en fin de vie peut être amenée à « résumer » sa vie, à trouver un sens à l’expérience qu’elle vit et à réfléchir sur les contributions importantes qu’elle a apportées dans sa vie.

Thérapie de la dignité : la thérapie de la dignité est l’une des méthodes utilisées pour faire le point sur sa vie. Cette approche par entrevues peut être utilisée pour aider les gens à déterminer et à accepter leurs accomplissements. Elle peut également être utilisée pour produire un document, où la personne mourante partage avec ses proches sa sagesse et les souvenirs importants de sa vie.

La thérapie axée sur l’espoir permet aux gens de déterminer et d’éveiller l’espoir dans leur vie, sans nier la réalité de la gravité de leur maladie. Différentes stratégies peuvent être utilisées pour aider à se rappeler de beaux souvenirs, laisser un héritage, trouver des points de vue positifs, aborder l’incertitude, maintenir des relations d’espoir et motiver les gens à trouver un sens à leur vie.

Art-thérapie : l’art-thérapie peut être utilisée pour aider les gens à exprimer leurs émotions, à trouver un sens à leur souffrance et à créer un héritage, lorsque les mots ne suffisent pas.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée à l’origine pour la Société canadienne de psychologie en collaboration avec la Coalition canadienne pour la santé mentale des aînés par le Dr Keith Wilson. Au moment de la publication originale, le Dr Wilson était psychologue au Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa et professeur agrégé de médecine et de psychologie à l’Université d’Ottawa. Cette fiche d’information révisée a été mise à jour par la Dre Cheryl Nekolaichuk, psychologue agréée au Covenant Health Palliative Institute, et professeure à la Division de la médecine palliative de l’Université de l’Alberta, Edmonton (Alberta).

Révision : août 2019

 

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous :  factsheets@cpa.ca.

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Série « La psychologie peut vous aider » : Le trouble du spectre de l’autisme

Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA)?

Le trouble du spectre de l’autisme (ASD) est un trouble neurologique (d’origine cérébrale) qui affecte le développement des habiletés sociales et de la capacité à communiquer, ainsi que d’autres aspects du comportement, et présente des caractéristiques qui lui sont propres. Le terme « trouble du spectre de l’autisme » (TSA) reflète le point de vue actuel selon lequel l’impact du TSA sur l’apprentissage et le comportement varie selon son degré – de relativement léger à grave – dans tous les aspects ou dans certains aspects du développement. Par exemple, bien que certaines personnes atteintes du TSA soient également atteintes d’une déficience intellectuelle, le modèle de caractéristiques sociales et comportementales propres au TSA peut coexister avec tous les niveaux d’intelligence. Les personnes qui souffrent du TSA éprouvent des difficultés à comprendre les autres et à développer des relations sociales qui impliquent la réciprocité. Par exemple, bien qu’elle souhaite avoir des interactions et des relations sociales, une personne atteinte du TSA ne maîtrise pas naturellement les habiletés que requièrent les contacts interpersonnels, comme la capacité de comprendre le point de vue de l’autre. Pour certaines personnes atteintes du TSA, les troubles du langage (ou l’absence de langage) rendent encore plus difficiles l’expression des idées ou la compréhension d’idées complexes exprimées verbalement par une autre personne. Toutefois, même si le langage est bien maîtrisé, la façon particulière de communiquer de la personne autiste peut teinter les situations sociales dans lesquelles elle se trouve. Par exemple, une personne atteinte du TSA peut avoir de la difficulté à entamer une conversation ou poursuivre une conversation avec fluidité, et dans les deux sens. Les personnes atteintes du TSA ont tendance à utiliser des modèles de pensée et de comportement stéréotypés. Par exemple, leurs intérêts et leurs activités sont parfois restreints, inhabituels ou plus intenses que chez d’autres personnes. Chez certaines personnes atteintes du TSA, les réponses sensorielles inhabituelles peuvent prendre la forme de réaction excessive ou d’absence de réaction à la lumière, aux sons, au contact physique, aux goûts, aux odeurs ou à la douleur. Le résultat à long terme de ce trouble à l’âge adulte varie grandement chez les personnes souffrant du TSA. Certaines d’entre elles réussiront sur le plan scolaire et professionnel, et seront autonomes, surtout depuis que nos collectivités acceptent de plus en plus les différences dans la société. La vulnérabilité aux problèmes de santé mentale, comme l’anxiété et la dépression, est présente chez plusieurs de ces adultes, par ailleurs doués, qui vivent avec le TSA.

La recherche montre que le TSA est un trouble génétique, mais on n’en connaît pas encore les causes. Le risque de développer le TSA est plus grand chez les enfants nés dans une famille dont un membre a déjà reçu un diagnostic de TSA; le TSA est plus fréquent chez les garçons/hommes que chez les filles/femmes (même si le TSA est aussi moins souvent diagnostiqué avec précision chez les filles et les femmes). Le TSA est un trouble permanent, dont les formes les plus graves sont détectées habituellement avant l’âge de deux ou trois ans, car à cet âge, un enfant a commencé à parler et à s’intéresser aux gens, ce qui n’est pas le cas chez les enfants atteints d’un TSA sévère. Toutefois, des signes plus subtils du TSA peuvent se constater beaucoup plus tard, souvent lorsque l’enfant entre à l’école et que ses différences par rapport à ses camarades de classe deviennent de plus en plus évidentes.

Comment diagnostique-t-on le TSA?

Le TSA est diagnostiqué par un praticien expérimenté (habituellement un pédopsychologue clinique ou un médecin spécialiste) et repose sur les types de comportements. Il n’existe aucun examen médical pour diagnostiquer le TSA. Le diagnostic se fait par la collecte d’informations détaillées de la part des parents et d’autres personnes sur certains aspects particuliers du développement et du comportement de l’enfant, et en faisant des observations systématiques directes du comportement — à la fois, les choses inhabituelles que fait l’enfant, et les choses qu’il ne fait pas, mais que l’on s’attend à voir chez un enfant du même âge.

Grâce à la détection précoce de ce trouble chez les jeunes enfants et notre compréhension accrue des formes légères et des formes plus graves chez les personnes de tous âges, le diagnostic de TSA est de plus en plus courant. Une récente estimation canadienne indique qu’au moins 1 enfant sur 66 est touché (Agence de la santé publique du Canada, 2018). Les répercussions du TSA varient, mais elles peuvent être pénibles pour les familles, ainsi que pour les services de santé et les services scolaires et communautaires qui soutiennent les personnes qui en souffrent. De nombreuses collectivités tentent de s’adapter au besoin croissant de services pour les personnes atteintes du TSA et leurs proches.

Que faisons-nous à l’égard du TSA? La psychologie peut-elle aider?

Pour plusieurs personnes atteintes du TSA, les résultats des traitements qui leur sont offerts sont significativement meilleurs que dans les décennies précédentes. Les progrès de la recherche en psychologie nous ont aidés à mieux comprendre les différences fondamentales sur le plan du développement ainsi que les défis auxquels sont confrontées les personnes qui souffrent du TSA. De nombreux psychologues ont contribué à l’amélioration des méthodes de dépistage, d’évaluation et de traitement du TSA. L’évaluation psychologique des enfants selon leur profil d’aptitude – les points forts et les points faibles – ainsi que l’évaluation des symptômes du TSA et de ses problèmes concomitants est à même d’orienter l’élaboration de programmes appropriés pour les enfants vivant avec le TSA. Les traitements fondés sur les principes psychologiques sont à la fine pointe de l’intervention en autisme.

L’intervention précoce intensive fondée sur les principes scientifiques de l’apprentissage (analyse appliquée du comportement, ou AAC) peut aider les enfants atteints du TSA, si elle est utilisée dans le cadre d’un programme de traitement individualisé. Les principaux domaines d’intervention sont, entre autres, les aptitudes à la communication et les compétences sociales, les tâches de la vie quotidienne, la maîtrise de soi ou la capacité d’adaptation, ainsi que le soutien de la famille. Plusieurs autres interventions psychologiques peuvent être intégrées aux techniques fondées sur l’AAC afin de répondre aux besoins de la personne. Il s’agit, notamment, de l’enseignement accessoire et d’autres stratégies (comme l’enseignement d’habiletés clés) qui misent sur des situations propices à l’apprentissage à la maison et dans la collectivité. Les méthodes d’enseignement structuré mettent l’accent sur l’organisation de l’environnement de la personne (horaires, matériel pédagogique et cadre) afin d’optimiser l’apprentissage et le fonctionnement. Les interventions par les pairs, dans lesquelles les autres enfants apprennent à interagir efficacement avec un enfant atteint du TSA, peuvent favoriser les possibilités de socialisation. Pour les personnes plus âgées et plus autonomes atteintes du TSA, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut aider à gérer l’anxiété, qui est courante dans le TSA. Dans le cadre d’une TCC, on apprend à la personne à modifier sa façon de penser et à utiliser des techniques de relaxation systématiques dans les situations qui provoquent chez elle de l’anxiété. Les stratégies de régulation des émotions peuvent également être enseignées à l’aide de méthodes cognitivo-comportementales adaptées. Il peut être particulièrement difficile de trouver un traitement fondé sur l’expérience clinique pour répondre aux besoins en santé mentale des adultes atteints du TSA. Les psychologues et les autres professionnels de la santé mentale qui comprennent le TSA peuvent modifier des programmes existants afin de personnaliser le traitement lorsque les services en matière de TSA sont inexistants. Les mesures de soutien professionnel, comme l’encadrement professionnel et les activités de loisir appropriées peuvent également être bénéfiques à de nombreuses personnes atteintes du TSA.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales, et certaines associations municipales offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.cpa.ca/publicfr/Unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par Isabel M. Smith, Ph. D. La Dre M. Smith est une psychologue clinicienne agréée; elle est titulaire de la chaire de recherche Joan et Jack Craig en autisme et est professeure aux départements de pédiatrie et de psychologie et neuroscience de l’Université Dalhousie. Les travaux de la Dre Smith au centre de recherche du Centre de soins de santé IWK, situé à Halifax, en Nouvelle-Écosse, portent sur les enfants et les adolescents souffrant du TSA et leurs familles.

Juillet 2019

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Série « La psychologie peut vous aider » : Faire une demande d’admission aux programmes d’études de cycles supérieurs en psychologie auprès des universités canadiennes

Quand commencer à chercher?

Il est sage de commencer à chercher les programmes ou les universités potentiels quelques années avant le moment où vous avez l’intention de faire votre demande d’admission. Bien que cela semble tôt, vous vous assurez ainsi de suivre tous les cours requis et l’expérience en recherche/travail/bénévolat exigée pour faire de vous un bon candidat. Les dates limites d’admission auprès des écoles d’études supérieures sont fixées au début décembre et au début mars. Prévoyez assez de temps pour remplir les documents d’admission en commençant dès l’été ou l’automne de votre dernière année d’études de premier cycle.

Comment choisir un programme?

L’une des premières décisions que vous aurez à prendre est le profil de formation dans lequel vous voulez vous spécialiser : profil recherche, profil professionnel et profil scientifique-professionnel. Cette décision dépend de vos objectifs de carrière. Les programmes d’études supérieures sont axés, à des degrés variables, sur la pratique ou la recherche. Par exemple, certains sous-domaines de la psychologie, comme la psychologie cognitive et la psychologie sociale, mettent l’accent sur la recherche et s’adressent davantage aux étudiants qui visent une carrière scientifique ou qui se destinent à l’enseignement. En revanche, d’autres programmes d’études supérieures en psychologie mettent l’accent à la fois sur la psychologie appliquée et sur la recherche; il s’agit, notamment, des programmes de psychologie clinique, de psychologie du counseling, de psychologie scolaire, de neuropsychologie, de psychologie judiciaire et de psychologie industrielle/organisationnelle. Pour vous aider à prendre une décision éclairée, allez sur le site Web des programmes et informez-vous auprès des professeurs, des étudiants actuels et des anciens étudiants afin de connaître le genre d’emploi que les étudiants obtiennent généralement, une fois leur diplôme obtenu. Gardez également à l’esprit que certaines universités offrent des programmes particuliers, spécialisés en méthodologie, en psychologie communautaire, en histoire de la psychologie, etc.

Quelles sont les universités qui offrent des programmes d’études supérieures en psychologie?

Vous trouverez sur le site Web de la SCP la liste des universités canadiennes qui offrent des programmes en psychologie (http://www.cpa.ca/etudiants/resources/universitescanadiennes/) et http://www.cpa.ca/etudiants/resources/Experimental/).

Sachez que les universités ou les programmes d’études supérieures ne sont pas tous agréés et que cela pourrait affecter les possibilités d’internats et de stages, ainsi que les perspectives d’emploi. Communiquez avec les universités pour vous informer du statut d’agrément de leurs programmes.

Si vous penchez pour un diplôme en psychologie professionnelle, en psychologie du counseling, en psychologie scolaire ou en neuropsychologie, consultez la section du site Web de la SCP consacrée à l’agrément. Vous y trouverez la liste des universités qui proposent une formation qui répond aux normes d’agrément des programmes de psychologie professionnelle (http://www.cpa.ca/agrement/programmesagrees/). Le site Web du Council of University Directors of Clinical Programs contient une fiche d’information qui traite précisément des demandes d’admission auprès des écoles d’études supérieures qui offrent un programme en psychologie clinique.

Qu’est-ce qui fera de vous un bon candidat?

Les conditions d’admission à l’université varient. En commençant votre recherche à la première ou à la deuxième année de votre formation de premier cycle, vous pourrez orienter vos expériences de recherche et vos expériences pratiques en fonction des prérequis demandés par les programmes d’études supérieures auxquels vous avez l’intention de faire une demande d’admission. En examinant les conditions d’admission, vous pourrez déterminer facilement si votre diplôme, les travaux universitaires effectués au premier cycle et les notes obtenues aux tests normalisés (s’il y a lieu) répondent aux normes des programmes. On trouve généralement en ligne des statistiques qui vous permettent d’avoir une idée de la probabilité que votre candidature soit retenue en tenant compte du contingentement des programmes.

La plupart des programmes d’études de cycles supérieurs prennent en considération les résultats scolaires (généralement au-dessus de 80 %), en particulier dans les cours en psychologie et, souvent, dans les cours de méthodologie de recherche ou de statistiques. Il est fréquent que le programme favorise les candidats qui ont produit une thèse de spécialisation et qui ont de l’expérience supplémentaire en recherche (bénévole ou rémunérée). Certaines universités exigent également des candidats qu’ils aient réussi le test GRE ou d’autres tests normalisés (p. ex., le Test of English as a Foreign Language [TOEFL] pour les étudiants francophones qui font une demande d’admission auprès d’une université anglophone). Ces tests demandent de la préparation; vous devez donc bien planifier afin de prévoir suffisamment de temps dans l’éventualité où vous auriez à repasser le test, et de veiller à ce que les résultats soient disponibles avant la date limite d’admission à l’école d’études supérieures. Enfin, de nombreux programmes d’études supérieures exigent des lettres de recommandation. Assurez-vous de vous adresser à des personnes qui vous connaissent bien et qui savent ce que vous avez accompli et appris pendant vos études (p. ex., conseiller en recherche, professeur qui vous a enseigné un cours avancé de premier cycle), car les lettres de recommandation sont très importantes dans le processus de décision.

Combien de temps durent les études de cycles supérieurs?

Certains programmes d’études supérieures conduisent à un diplôme de maîtrise (maîtrise ès arts – M.A.; maîtrise ès sciences – M.Sc.; maîtrise en éducation – M.Ed.), tandis que d’autres aboutissent à un diplôme de doctorat (doctorat en philosophie – Ph. D.; doctorat en psychologie – Psy.D.; doctorat en éducation – D.Éd). La durée d’un programme de maîtrise est d’un an ou deux, auxquels s’ajoutent de trois à cinq ans pour l’obtention du doctorat. Certaines universités offrent également des programmes combinés de maîtrise et de doctorat. Vos aspirations professionnelles, votre capacité financière, votre situation familiale et le temps que vous pouvez consacrer à vos études influenceront votre choix par rapport au type de programme et à la durée de votre formation.

Quelles sont les exigences des programmes?

Les programmes d’études supérieures se distinguent quant au type de cours qu’ils proposent, au nombre de cours à suivre par les étudiants et au temps que les étudiants devront consacrer au programme. Les possibilités de recherche, de stages pratiques, d’enseignement et d’internats obligatoires sont différentes d’une école d’études supérieures à l’autre. Vérifiez les exigences des programmes qui vous intéressent en consultant les sites Web des établissements, pour vous assurer que ceux-ci cadrent avec votre plan de carrière.

Comment choisir un directeur de recherche?

La relation la plus significative que vous développerez pendant vos études supérieures est celle que vous entretiendrez avec votre directeur de recherche. En trouvant un professeur qui a les mêmes intérêts de recherche que vous, et en établissant une relation avec lui, non seulement vous augmenterez vos chances d’être accepté à cette université, mais aussi, vous vous assurerez que le temps que vous consacrerez à vos études supérieures sera utile et satisfaisant. La plupart des départements universitaires publient sur leur site Web la liste des membres de leur corps enseignant, ainsi que leur biographie, leurs intérêts de recherche et leurs coordonnées, en plus d’indiquer comment joindre les étudiants actuels. Pour choisir la bonne école d’études supérieures, il est essentiel de trouver les directeurs de recherche potentiels et d’entrer en contact avec eux pour leur demander s’ils accepteront de nouveaux étudiants diplômés l’année suivante.

Certaines universités basent en grande partie leur décision d’accepter un étudiant en fonction de la disposition du professeur à accompagner cet étudiant pendant ses études. Commencez tôt à prendre contact avec des superviseurs potentiels dans les universités qui vous intéressent. Dès le premier contact (probablement par courriel), assurez-vous de vous familiariser avec les travaux que mène ce professeur et proposez des avenues de recherche que vous aimeriez explorer. N’oubliez pas que vous entamez une relation importante; soyez poli et patient lorsque vous attendrez sa réponse.

Comment payer les droits de scolarité?

Les études supérieures peuvent être coûteuses, les frais de scolarité variant considérablement d’une université à l’autre. Habituellement, les écoles d’études supérieures annoncent sur leur site Web ce qu’un étudiant doit s’attendre à payer en droits de scolarité et en frais supplémentaires, en plus d’indiquer si l’école offre des bourses aux étudiants, des postes d’assistant à l’enseignement et des postes d’assistant à la recherche. Les bourses/subventions provinciales et fédérales, ainsi que les bourses/subventions privées, peuvent aussi vous aider à payer vos études et à subvenir à vos besoins pendant vos études. Visitez les sites Web du Régime de bourses d’études supérieures de l’Ontario (BESO) (https://osap.gov.on.ca/OSAPPortal/fr/A-ZListofAid/PRDR019246.html), du CRSH (http://www.sshrc-crsh.gc.ca/), du CRSNG (http://www.nserc-crsng.gc.ca/) et des ISRC (http://www.cihr-irsc.gc.ca/) pour vous informer sur les programmes de bourses provinciaux et fédéraux. Pour avoir des renseignements à jour sur les bourses au niveau de la maîtrise, rendez-vous à l’adresse http://www.nserc-crsng.gc.ca/Students-Etudiants/CGSHarmonization-HarmonizationBESC_fra.asp. Si vous cherchez du financement pour votre première année d’études supérieures, vous devez soumettre une demande l’année précédant celle où vous avez l’intention de commencer vos études (l’année où vous faites votre demande d’admission). Généralement, les demandes de bourses doivent être déposées au début du semestre d’automne (octobre/novembre).

Remarque finale

Pour décider du nombre d’écoles auprès desquelles vous voulez faire une demande d’admission, cherchez l’équilibre entre quantité et qualité afin d’augmenter vos chances d’être accepté. Ne manquez pas non plus de demander des conseils aux étudiants de cycle supérieur qui sont présentement aux études. Bonne chance!

Vous voulez plus d’informations?

La présente fiche d’information a été rédigée pour la Société canadienne de psychologie par M. Colin Capaldi (Université Carleton) et Mme Lyndsay Evraire (Université Western).

Révision : juillet 2019

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca.

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Série « La psychologie peut vous aider » : L’activité physique

Les bienfaits psychologiques de l’activité physique : bouger pour être en bonne santé mentale

Un mode de vie sain, cela implique beaucoup de choses, notamment faire de l’exercice tous les jours, manger sainement et de manière équilibrée, gérer son stress et avoir de bonnes nuits de sommeil. L’activité physique joue un rôle extrêmement important dans le maintien de la santé physique et psychologique.

La recherche montre que l’activité physique apporte des bienfaits psychologiques. Par exemple, l’exercice peut améliorer l’humeur et aider à se sentir plus confiant et compétent. Il peut contribuer à prévenir et à contrôler la dépression et l’anxiété, augmenter l’énergie, réduire le stress et améliorer la vigilance et l’endurance.

En outre, certains types d’activité physique, comme les sports d’équipe, procurent un réseau de soutien social, qui présente de multiples avantages, y compris le maintien de liens d’amitié, ainsi que l’amélioration de l’humeur et de la qualité de vie.

Quel type d’activité physique, et combien d’activité physique dois-je pratiquer pour me sentir mieux?

Il n’y a pas de formule unique qui fonctionne pour tout le monde. De nombreuses études montrent que l’intégration d’exercices aérobiques (c.-à-d. des activités comme la course ou le vélo, qui préparent le cœur et les poumons à répondre aux besoins du corps en oxygène) et d’exercices avec des poids lors d’une séance d’entraînement est importante pour maintenir sa forme physique.

Toutefois, la durée, la fréquence et le type d’activité physique dépendent de la condition physique actuelle de la personne et de ses objectifs de remise en forme. On recommande généralement aux gens de faire trente minutes d’exercice modéré, comme la marche, de trois à cinq fois par semaine.

Mais toutes les formes d’activité physique, aérobiques ou non, effectuées en une seule fois ou en plusieurs fois, peuvent améliorer la santé mentale. Le jardinage, le golf, promener son chien, faire du sport en sont quelques exemples.

Plusieurs personnes disent « se sentir mieux » lorsqu’elles font régulièrement de l’exercice, quel que soit le type d’activité. Il y a de fortes chances que nous continuions à faire les choses qui nous plaisent, qui sont faciles à intégrer à notre quotidien et qui nous apportent un sentiment de bien-être.

Je ne sais pas par où commencer : l’importance de se fixer un objectif

Au moment de choisir le type d’activité physique qui vous conviendra, il est important de vous fixer des objectifs réalistes et de vous donner le temps nécessaire pour les atteindre. Plusieurs personnes s’imposent, au départ, des attentes irréalistes.

Par exemple, elles veulent perdre du poids en très peu de temps ou faire de l’exercice trop souvent et trop longtemps. Si vous vous fixez un objectif que vous ne pouvez atteindre, il se peut qu’au bout du compte, vous soyez déçu de vous-même et vous vous sentiez inefficace; vous serez alors plus susceptible d’abandonner. Fixez-vous des objectifs faciles à atteindre puis, petit à petit, des objectifs plus élevés.

La modification de votre état de santé (p. ex., perte de poids, amélioration de la santé cardiovasculaire) prend parfois du temps; c’est pourquoi il est important de choisir des activités ou des objectifs de performance qui vous permettent de mesurer votre succès.

Le nombre d’étages gravis chaque jour ou le nombre de promenades effectuées chaque semaine sont des exemples d’activités mesurables. Essayez de vous fixer des objectifs précis (p. ex., je vais marcher deux kilomètres trois fois par semaine).

Si vos objectifs sont trop généraux (p. ex., je vais marcher davantage), ils sont difficiles à mesurer et sont moins motivants. Par ailleurs, l’ennui que provoque la routine peut affecter la motivation; il pourrait donc s’avérer utile de varier votre programme d’entraînement. Si vous avez du mal à définir des objectifs de remise en forme appropriés, demandez l’aide d’un professionnel de la santé et d’un professionnel du conditionnement physique.

Quelle quantité d’activité physique dois-je pratiquer, et quand l’activité physique devient-elle excessive? Les signes psychologiques du surentraînement

Plusieurs d’entre nous avons une vie très active et nous démenons pour composer avec nos nombreuses responsabilités. Il est essentiel de s’accorder du temps pour soi et de trouver des moyens de le faire.

Chacun a ses propres limites physiques et mentales. Lorsque l’entraînement est excessif et trop rapide, la capacité d’adaptation du corps est dépassée, ce qui conduit dans certains cas au surentraînement.

Les signes du surentraînement, également appelé « épuisement », « surmenage » ou « surcharge », sont très variés. L’incapacité soudaine de terminer l’entraînement, la fatigue, les troubles du sommeil, la perte d’appétit, la perturbation de l’humeur (c.-à-d. irritabilité, dépression, apathie/changement d’attitude par rapport à l’entraînement, perte de motivation à l’égard de l’entraînement ou épuisement mental) et la prédisposition accrue aux maladies/blessures en sont des indices.

Le surentraînement vient habituellement du manque de repos ou de la répétition excessive du même exercice. Plus le surentraînement est long, plus la récupération est longue. C’est pourquoi il faut le dépister le plus tôt possible. Le corps et l’esprit ont besoin de temps pour se reposer.

Si vous vous rendez compte que vos entraînements sont pénibles et que vous avez moins d’intérêt et d’énergie, il est important d’interrompre momentanément votre programme d’exercices. Se pousser à l’extrême pendant une période de surentraînement au lieu de prendre du repos peut entraîner des problèmes de santé mentale importants.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Pour obtenir plus d’information sur l’activité physique, consultez le site Web de l’Agence de la santé publique du Canada à l’adresse http://www.phac-aspc.gc.ca.

Le site propose également un guide d’activité physique, qui pourrait vous être utile lorsque vous chercherez des façons d’intégrer l’activité physique à votre vie. Vous trouverez de l’information supplémentaire sur le site Web de Santé Canada à l’adresse http://www.hc-sc.gc.ca.

Avant de commencer à pratiquer une activité physique, parlez à votre médecin de famille afin de vous assurer d’être en bonne santé. L’exercice est parfois dangereux chez les personnes atteintes de certains problèmes de santé ou maladies.

Voici d’autres sites Web qui parlent de sport et d’activité physique :

Patrimoine canadien (http://www.pch.gc.ca).

L’Association canadienne des sports en fauteuil roulant (http://www.cwsa.ca/fr)

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales, et certaines associations municipales offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse https://cpa.ca/fr/public/unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par la Dre Hannah Marchand, de l’Université d’Ottawa.

Révision : juillet 2019

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca

Société canadienne de psychologie
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Série « La psychologie peut vous aider » : Le trouble bipolaire

Qu’est-ce que le trouble bipolaire?

Il nous arrive tous d’éprouver, de temps à autre, des changements d’humeur en réaction aux événements de notre vie. Mais lorsque ces changements d’humeur deviennent plus prononcés et graves, au point de compromettre la capacité de la personne à fonctionner normalement au travail, à l’école ou dans ses relations interpersonnelles, nous sommes peut-être en présence d’un trouble de l’humeur grave.

Le trouble bipolaire, autrefois connu sous le nom de psychose maniaco-dépressive, est un trouble mental caractérisé par des changements d’humeur graves, où se manifestent en alternance des périodes de « hauts » intenses (manie ou hypomanie) et des périodes de « bas » intenses (dépression).

Pendant une période de manie, la personne présente une humeur exaltée, voire euphorique, ou une humeur extrêmement irritable, qui dure au mois une semaine. Cette élévation considérable de l’humeur s’accompagne d’une énergie débordante et d’une diminution notable du besoin de sommeil.

La personne manifeste habituellement une forte estime de soi. Elle a tendance à parler davantage et très rapidement, ses pensées défilent à toute allure, et elle est facilement distraite. La manie se caractérise également par une augmentation des activités orientées vers un but et mène souvent à un engagement excessif dans des activités agréables pouvant avoir des conséquences fâcheuses (p. ex., dépenses excessives et irrationnelles, imprudences sexuelles, conduite dangereuse au volant).

Dans ses manifestations les plus graves, la manie s’accompagne de symptômes psychotiques, comme des hallucinations ou des idées délirantes, et la personne a presque toujours besoin d’être hospitalisée. L’hypomanie, une forme moins grave de la manie, perturbe moins le fonctionnement que la manie, mais il arrive souvent qu’elle passe inaperçue pendant des années avant que le diagnostic de trouble bipolaire soit établi et que le traitement approprié soit amorcé.

Pour être considérée comme un épisode dépressif majeur, la phase dépressive du trouble bipolaire doit présenter, pendant au moins deux semaines, des symptômes de dépression majeure (ou trouble dépressif caractérisé), qui sont similaires à ceux de la dépression unipolaire (voir la fiche d’information de la Société canadienne de psychologie portant sur la dépression).

Ces symptômes sont les suivants : humeur dépressive ou tristesse, diminution de l’intérêt pour la plupart des activités, diminution des activités ou retrait social, modification de l’appétit, insomnie ou sommeil perturbé, fatigue ou manque d’énergie, baisse du désir sexuel, difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions, sentiment d’inutilité, et idées suicidaires ou plans de suicide.

Dans ses formes plus graves, la dépression majeure met la vie de la personne en danger et nécessite l’hospitalisation car le trouble bipolaire est associé a un risque élevé de suicide.

Au Canada, 2,2 % des individus souffriront du trouble bipolaire à un moment donné de leur vie. Le trouble bipolaire apparaît habituellement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, mais il peut également se manifester dès l’enfance. Il affecte autant les hommes que les femmes.

Le trouble bipolaire étant une maladie récurrente, la plupart des personnes qui en souffrent connaîtront plusieurs épisodes au cours de leur vie. La présence de symptômes graves entre les épisodes, les problèmes que pose le retour au travail, ainsi les difficultés interpersonnelles et les séparations, sont courants chez les personnes qui souffrent du trouble bipolaire.

Nous ne connaissons pas les causes exactes du trouble bipolaire. Nous savons toutefois que les gènes et la chimie du cerveau rendent les gens plus vulnérables à la maladie.

Le stress seul ne cause pas le trouble bipolaire, mais les épisodes de manie ou de dépression sont souvent déclenchés par des événements stressants. Les facteurs de risque de rechute du trouble bipolaire sont, entre autres, l’abus d’alcool ou de drogue, la non-observance du traitement pharmacologique et les changements de routine qui entraînent un déficit de sommeil ou perturbent les habitudes de sommeil.

Quelles sont les approches psychologiques utilisées pour traiter le trouble bipolaire?

La pharmacothérapie, ou médication est essentielle au traitement du trouble bipolaire. Elle fait habituellement appel à un ou plusieurs psychorégulateurs, comme le lithium, en association avec d’autres médicaments.

Il est maintenant prouvé que les interventions psychologiques, lorsqu’elles sont associées à la pharmacothérapie, peuvent aider les personnes à mieux gérer leur maladie et à réduire la récurrence des épisodes.

Le traitement psychoéducatif consiste à renseigner les patients et leurs proches sur le trouble bipolaire ainsi qu’à enseigner des techniques d’autogestion de la maladie pour faire mieux comprendre la maladie et son traitement. Le traitement psychoéducatif est habituellement bref (de 5 à 10 rencontres) et est donné en groupe.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la thérapie interpersonnelle (TIP) sont des formes de psychothérapie brève, qui se sont avérées efficaces pour le traitement des troubles de l’humeur, dont la dépression et le trouble bipolaire.

Dans le cas du trouble bipolaire, la TCC a recours au traitement psychoéducatif et à l’auto-observation de l’humeur, afin d’aider les personnes à identifier les déclencheurs des épisodes de la maladie et à rédiger un plan de prévention des rechutes.

L’augmentation des activités pendant les périodes dépressives, la diminution des activités pendant les périodes de manie et la réévaluation des pensées irréalistes (négatives ou positives) sont d’autres stratégies utilisées par la TCC. Une version adaptée de la TIP, la thérapie interpersonnelle et d’aménagement des rythmes sociaux (TIPARS), s’est également avérée efficace dans le traitement du trouble bipolaire.

Cette thérapie vise principalement à aider les personnes à faire face à leurs difficultés relationnelles et à apprendre à maintenir une routine quotidienne stable et saine afin de stabiliser des rythmes biologiques importants (p. ex. le sommeil), qui peuvent déclencher des fluctuations de l’humeur, comme la manie.

La thérapie familiale, qui s’est avérée utile dans le traitement de la schizophrénie, a également été adaptée au trouble bipolaire, et a prouvé son efficacité.

Avec la thérapie centrée sur la famille, les patients et leur famille apprennent à mieux comprendre le trouble bipolaire en obtenant de l’information sur la maladie et sur son traitement (traitement psychoéducatif). De plus, ils développent des aptitudes à la communication et à la résolution de problèmes pour gérer plus efficacement les conséquences du trouble bipolaire.

Enfin, le soutien social est également très important pour les personnes qui souffrent du trouble bipolaire; par conséquent, les groupes de soutien locaux pour les personnes souffrant de troubles de l’humeur peuvent être utiles.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Vous trouverez plus d’information au sujet du trouble bipolaire sur les sites Web suivants :

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales, et certaines associations municipales offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.cpa.ca/publicfr/Unpsychologue/societesprovinciales/.

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par Martin D. Provencher, Ph. D. Le Dr Provencher est membre de l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) et est professeur adjoint à l’École de psychologie de l’Université Laval, à Québec. Ses principaux intérêts sont la thérapie cognitivo-comportementale, les troubles de l’humeur et les troubles anxieux, le trouble bipolaire et le trouble d’anxiété généralisée.

Révision : juin 2019

Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d’information de la série « La psychologie peut vous aider », veuillez communiquer avec nous : factsheets@cpa.ca

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Numéro sans frais (au Canada) : 1-888-472-0657

Série « La psychologie peut vous aider » : Le diabète

Qu’est-ce que le diabète?

Le diabète est une maladie bien connue causée soit par une défaillance pancréatique (cellules bêta) (diabète de type 1) ou une résistance à l’insuline (diabète de type 2).

Selon Santé Canada (https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-625-x/2018001/article/54982-fra.htm), 7,3 % de la population canadienne de plus de 12 ans souffre de diabète.

La majorité des diabétiques souffrent de diabète de type 2 (90 %), une maladie qui est liée étroitement à l’obésité, à l’inactivité physique et à de mauvaises habitudes alimentaires.

En 2017, 425 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de diabète, et l’on prévoit que le diabète touchera 629 millions de personnes en 2025 (Atlas du diabète de la Fédération internationale du diabète, 2017 [www.diabetesatlas.org]).

Le prédiabète est un critère de diagnostic du diabète qui, même s’il ne s’agit pas de diabète de type 2 comme tel, signale le début du processus de résistance à l’insuline et est associé à un risque de maladie du métabolisme (en particulier, des risques de maladie macrovasculaire). La recherche montre qu’en agissant tôt, notamment en modifiant son mode de vie et en adoptant des comportements sains, il est possible de retarder l’apparition de ce type de diabète.

Pour bien vivre avec le diabète, il est essentiel de prévenir les problèmes engendrés par une hyperglycémie prolongée (taux de glycémie élevé) ou des épisodes répétés d’hypoglycémie (bas taux de glycémie).

Pour parvenir à l’équilibre glycémique, le diabétique doit adapter son comportement, et ce, tous les jours.

Comment traite-t-on le diabète?

Bien des gens croient que le traitement du diabète est simple lorsque la bonne dose de médicament ou d’insuline a été déterminée. Mais, en réalité, la gestion du diabète est beaucoup plus complexe.

Pour traiter le diabète, il faut, entre autres, prendre quotidiennement des médicaments ou de l’insuline, mesurer son taux de glycémie plusieurs fois par jour (deux fois par jour, si on prend des comprimés, ou quatre fois par jour, si on s’injecte de l’insuline), suivre un régime alimentaire particulier et faire de l’exercice ou de l’activité physique.

Le diabétique doit accomplir ces tâches rigoureusement, plusieurs fois par jour. Le diabète est une maladie qui se gère principalement à l’aide d’un ensemble de comportements d’autogestion.

L’autogestion du diabète est difficile pour plusieurs raisons. Par exemple, elle est extrêmement exigeante. Idéalement, lorsqu’une personne décide de changer de mode de vie ou apprend une routine compliquée, elle adopte graduellement de nouveaux comportements et finit par les intégrer à son nouveau mode de vie.

Or, la personne diabétique doit apprendre rapidement plusieurs comportements nouveaux, qu’elle doit adopter intégralement et immédiatement (p. ex., la personne qui vient de recevoir un diagnostic de diabète doit apprendre à surveiller elle-même son taux de glycémie, à modifier son alimentation, à prendre des médicaments ou à s’injecter de l’insuline, et à faire de l’exercice).

En outre, l’autogestion du diabète est complexe, car elle implique plusieurs facteurs qui ont des effets opposés. Par exemple, l’activité physique, l’insuline et le temps écoulé abaissent le taux de glycémie, tandis que la nourriture et le stress augmentent la glycémie.

En outre, le fait de pouvoir s’accorder une pause ou de se décharger momentanément des tâches que l’on trouve difficiles facilite l’acquisition de nouveaux comportements. Mais, dans la vie d’un diabétique, il n’y a pas de fins de semaine, de vacances ou de retraite. L’autogestion du diabète ne laisse aucun répit.

Pour finir, la gestion du diabète est parfois frustrante, car les efforts que l’on met n’entraînent pas toujours des résultats prévisibles. Parfois, même si elle fait tout ce qu’elle doit faire, la personne qui souffre de diabète ne réussit pas à contrôler son taux de glycémie.

Que peuvent faire les psychologues pour aider les diabétiques?

Les psychologues peuvent aider les gens à bien vivre avec le diabète. Le diabète représente un défi de taille et cause du stress chez la personne qui en souffre et son entourage. Plusieurs aspects psychologiques qui accompagnent le diabète ont une incidence sur le fonctionnement, la santé et la qualité de vie. La détresse liée au diabète est un construit validé récemment qui fait référence à la détresse associée à la charge émotionnelle du diabète, au régime de vie qu’impose l’autogestion du diabète, ainsi que la détresse interpersonnelle reliée aux relations avec la famille et les amis, et aux relations avec les fournisseurs de soins de santé. La peur de l’hypoglycémie est une autre conséquence psychologique importante chez de nombreuses personnes atteintes de diabète, tout comme la résistance psychologique à l’insuline. Tous ces problèmes psychologiques propres au diabète exposent l’individu à un risque accru de troubles dépressifs.

Les jeunes, particulièrement les jeunes femmes atteintes de diabète de type 1, risquent de développer des troubles de l’alimentation (perte de poids causée par l’omission de l’insuline).

Les psychologues sont bien formés pour faire des interventions de modification du comportement et de gestion des émotions. Ils travaillent de plusieurs façons avec les personnes atteintes de diabète. Ils peuvent aider la personne qui vient de recevoir un diagnostic de diabète à comprendre les répercussions de ce diagnostic et au rôle qu’elle doit jouer pour gérer sa maladie. Ils peuvent résoudre les problèmes afin d’aider le diabétique à acquérir les comportements qu’il doit appliquer quotidiennement pour maintenir sa glycémie.

Les psychologues sont formés pour reconnaître et traiter la détresse psychologique, notamment la dépression et l’anxiété, qui apparaît parfois lorsque l’on est confronté à une maladie imprévisible.

Les psychologues peuvent aider la personne à se motiver et à maintenir la motivation nécessaire pour suivre sa routine quotidienne d’autogestion du diabète. En outre, la thérapie familiale et l’apprentissage de stratégies visant à faire face aux pressions sociales sont souvent bénéfiques pour les diabétiques et leurs proches.

Les interventions psychologiques sont-elles efficaces?

Un bon nombre d’études se sont penchées sur le rôle des interventions psychologiques chez les diabétiques. Les interventions de modification du comportement se sont avérées utiles pour améliorer l’autogestion de la maladie et le contrôle du diabète. Une étude récente sur le diabète de type 2 a montré l’importance de la gestion du stress.

Il a aussi été démontré que la réduction du stress lié au diabète, de la dépression et de l’anxiété aide à améliorer la qualité de vie des diabétiques. En outre, des études récentes ont révélé que les interventions psychologiques peuvent améliorer la motivation à adopter les comportements d’autogestion de la maladie.

Les Lignes directrices de pratique clinique de Diabète Canada recommandent d’effectuer une évaluation psychologique de toutes les personnes qui vivent avec le diabète et d’offrir du soutien psychologique à celles-ci. De plus, l’éducation à l’autogestion du diabète est basée sur la modification du comportement et l’intervention motivationnelle.

Où puis-je obtenir plus d’information?

Les sites Web suivants offrent de l’information utile sur le diabète et sur l’autogestion du diabète :

 

Pour savoir si une intervention psychologique peut vous aider, consultez un psychologue agréé. Les associations provinciales et territoriales de psychologues, et certaines associations municipales de psychologues offrent des services d’aiguillage. Pour connaître les noms et les coordonnées des associations provinciales et territoriales de psychologues, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.cpa.ca/publicfr/Unpsychologue/societesprovinciales/.

 

La présente fiche d’information a été préparée pour la Société canadienne de psychologie par le Dr Michael Vallis, professeur agrégé en médecine familiale, Université Dalhousie.

Révision : juin 2019

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