{"id":11869,"date":"2019-10-11T09:31:03","date_gmt":"2019-10-11T13:31:03","guid":{"rendered":"https:\/\/cpa.ca\/psychology-works-fact-sheet-pediatric-oncology\/"},"modified":"2026-01-21T16:13:27","modified_gmt":"2026-01-21T21:13:27","slug":"psychology-works-fact-sheet-pediatric-oncology","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/psychology-works-fact-sheet-pediatric-oncology\/","title":{"rendered":"S\u00e9rie \u00ab La psychologie peut vous aider \u00bb : L\u2019oncologie p\u00e9diatrique"},"content":{"rendered":"<h2>Le cancer chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent<\/h2>\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence du cancer chez les adultes, le cancer chez les enfants et les adolescents (ci-apr\u00e8s nomm\u00e9 \u00ab\u00a0cancer p\u00e9diatrique\u00a0\u00bb) se d\u00e9veloppe habituellement dans diff\u00e9rents types de tissus corporels, sans cause connue; il a tendance \u00e0 s\u2019\u00e9tendre rapidement et agressivement et, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 mieux r\u00e9agir au traitement (Pizzo et Poplak, 2010). Les trois types de cancers les plus courants chez l\u2019enfant sont la leuc\u00e9mie (cancer du sang), les cancers du syst\u00e8me nerveux central (p. ex. tumeurs c\u00e9r\u00e9brales) et les lymphomes (cancers du syst\u00e8me lymphatique). M\u00eame si le cancer p\u00e9diatrique est relativement rare, 1000\u00a0enfants re\u00e7oivent chaque ann\u00e9e un diagnostic au Canada (Agence de la sant\u00e9 publique du Canada, 2021). Les efforts pour traiter le cancer continuent d\u2019\u00eatre un axe de recherche important, le taux de survie \u00e0 cinq ans pour tous les cancers p\u00e9diatriques confondus \u00e9tant aujourd\u2019hui de 84\u00a0% (Agence de la sant\u00e9 publique du Canada, 2021).<\/p>\n<p>Pendant qu\u2019augmentent les taux de survie, nous comprenons de mieux en mieux les s\u00e9quelles que peuvent avoir les cancers p\u00e9diatriques et leurs traitements longtemps apr\u00e8s la fin des traitements. Le risque d\u2019\u00ab\u00a0effets tardifs\u00a0\u00bb d\u00e9pend du type et du nombre de traitements re\u00e7us; toutefois, la recherche r\u00e9v\u00e8le que plus de 60\u00a0% des survivants d\u2019un cancer p\u00e9diatrique seront atteints d\u2019au moins une maladie chronique, tandis que 30\u00a0% environ souffriront de probl\u00e8mes de sant\u00e9 graves ou potentiellement mortels (Sant\u00e9 Canada, 2017). Les effets tardifs sont, notamment\u00a0: retard de croissance, infertilit\u00e9, l\u00e9sions aux organes principaux (p. ex. c\u0153ur, rein, poumons, syst\u00e8me nerveux central), troubles neurocognitifs (p. ex. troubles d\u2019apprentissage; probl\u00e8mes de m\u00e9moire, vitesse de traitement, attention) et cancers secondaires (Sant\u00e9 Canada, 2017). Sans surprise, ces effets peuvent affecter d\u2019autres aspects du fonctionnement individuel et familial, comme les relations sociales, le succ\u00e8s scolaire, le travail et la vie quotidienne.<\/p>\n<h2>Traitements contre le cancer et soutien pour les personnes atteintes de cancer<\/h2>\n<p>Les cancers p\u00e9diatriques peuvent se traiter \u00e0 l\u2019aide d\u2019une combinaison de traitements, choisis en fonction du type et du stade du cancer. Pour les cancers p\u00e9diatriques, il existe des traitements m\u00e9dicaux classiques, comme la chimioth\u00e9rapie, la radioth\u00e9rapie, la chirurgie, la greffe de moelle osseuse et la greffe de cellules souches. Cependant, des approches innovantes sont d\u00e9velopp\u00e9es pour traiter le cancer p\u00e9diatrique (notamment l\u2019immunoth\u00e9rapie) et commencent \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>Au Canada et aux \u00c9tats-Unis, la plupart des enfants atteints de cancer sont trait\u00e9s dans un centre hospitalier p\u00e9diatrique universitaire qui est membre du Children\u2019s Oncology Group (COG). En \u00e9tant soign\u00e9s dans ces centres hospitaliers, les enfants et les adolescents ont l\u2019avantage d\u2019\u00eatre trait\u00e9s par une \u00e9quipe de sp\u00e9cialistes qui connaissent les diff\u00e9rences entre les cancers de l\u2019adulte et de l\u2019enfant, ainsi que les besoins particuliers des enfants atteints de cancer et leur famille. Cette \u00e9quipe se compose habituellement d\u2019oncologues p\u00e9diatriques, de chirurgiens, de radio-oncologues, de pathologistes, d\u2019infirmi\u00e8res en oncologie p\u00e9diatrique et d\u2019infirmi\u00e8res praticiennes. Ces centres disposent aussi de psychologues, de travailleurs sociaux, de sp\u00e9cialistes pour enfants, de nutritionnistes, de physioth\u00e9rapeutes et d\u2019\u00e9ducateurs qui peuvent soutenir et informer toute la famille. Les soins palliatifs peuvent \u00e9galement r\u00e9pondre aux besoins physiques, psychologiques, \u00e9motionnels, et sociaux des patients. En outre, il est important de reconna\u00eetre que, au-del\u00e0 des traitements mentionn\u00e9s ci-dessus, plusieurs autres traitements et formes de soutien peuvent \u00eatre offerts, ou demand\u00e9s par les familles. Par exemple, dans certains cas, diff\u00e9rentes approches issues des m\u00e9decines douces et compl\u00e9mentaires, comme les herbes m\u00e9dicinales, les r\u00e9gimes et les compl\u00e9ments alimentaires, la gu\u00e9rison par la foi, l\u2019hom\u00e9opathie, les approches corps-esprit et la massoth\u00e9rapie, peuvent \u00eatre utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour les enfants qui ont surv\u00e9cu au cancer, le soutien et le traitement des effets tardifs qui continueront d\u2019\u00eatre fournis constitueront une composante essentielle de leur vie. Les cliniques pour les survivants de cancer p\u00e9diatrique (par exemple, les soins de suivi) ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es pour\u00a0: (a) favoriser la sant\u00e9 et l\u2019\u00e9ducation sur la sant\u00e9; (b) surveiller r\u00e9guli\u00e8rement chez les survivants les effets tardifs potentiels afin de les identifier et de les traiter le plus t\u00f4t possible.<\/p>\n<h2>Comment la psychologie peut-elle aider?<\/h2>\n<p>Un diagnostic de cancer engendre de nombreux changements et plusieurs d\u00e9fis pour les enfants, les adolescents et leurs familles. Par exemple, les malades et leur famille pourraient avoir de la difficult\u00e9 \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 la maladie et subir les effets de diff\u00e9rents facteurs de stress li\u00e9s \u00e0 la maladie (p. ex., hospitalisations et rendez-vous fr\u00e9quents, effets secondaires, sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques complexes, fr\u00e9quentation scolaire irr\u00e9guli\u00e8re, n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des d\u00e9cisions difficiles, fin de vie). Plusieurs facteurs (p. ex., l\u2019\u00e2ge, le niveau de d\u00e9veloppement, la personnalit\u00e9, le mode habituel d\u2019adaptation, le r\u00e9seau de soutien, les exp\u00e9riences de vie) peuvent influencer la fa\u00e7on dont l\u2019enfant, l\u2019adolescent ou sa famille s\u2019adapte \u00e0 la crise provoqu\u00e9e par la maladie, et plus l\u2019adaptation \u00e0 la nouvelle situation se fait t\u00f4t, plus l\u2019adaptation perdurera \u00e0 long terme. Une bonne adaptation permet de soulager \u00e0 la fois le stress \u00e0 court et \u00e0 long terme et de composer avec la situation. Si, avant le diagnostic de cancer p\u00e9diatrique, la famille vivait des choses stressantes (par exemple, d\u00e9c\u00e8s, perte d\u2019emploi, d\u00e9m\u00e9nagement, probl\u00e8mes conjugaux, divorce, probl\u00e8mes \u00e9motionnels ou toxicomanie), il se peut que des difficult\u00e9s d\u2019adaptation susceptibles d\u2019avoir des r\u00e9percussions n\u00e9gatives sur le fonctionnement quotidien surviennent.<\/p>\n<p>La psychologie p\u00e9diatrique et la psychologie de la sant\u00e9 p\u00e9diatrique sont des domaines de pratique sp\u00e9cialis\u00e9s qui se concentrent sur les aspects psychologiques de la maladie et des blessures, et la promotion de comportements sains chez les enfants, les adolescents et les familles dans un contexte de soins p\u00e9diatriques. Les psychologues p\u00e9diatriques ont une pr\u00e9sence forte et croissante dans les programmes de traitement du cancer p\u00e9diatrique et peuvent jouent un r\u00f4le important tout au long du processus par lequel passe un enfant ou un adolescent atteint du cancer, notamment\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>au moment initial du diagnostic<\/li>\n<li>tout au long du traitement<\/li>\n<li>\u00e0 la fin du traitement<\/li>\n<li>apr\u00e8s la fin du traitement<\/li>\n<li>en cas de rechute<\/li>\n<li>en fin de vie<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les psychologues p\u00e9diatriques utilisent des approches fond\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes pour\u00a0: <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9valuer et traiter les probl\u00e8mes comportementaux, cognitifs et \u00e9motionnels associ\u00e9s au diagnostic de cancer p\u00e9diatrique (p. ex., adaptation), au traitement du cancer (p. ex., stress chirurgical, douleur, inqui\u00e9tude, sentiments de tristesse), pendant les soins prodigu\u00e9s aux survivants du cancer et en fin de vie (p. ex., aide aux personnes en deuil) pour les enfants, les adolescents, et leurs familles.<\/li>\n<li>Effectuer des \u00e9valuations neuropsychologiques sp\u00e9cialis\u00e9es pour \u00e9valuer et surveiller la fa\u00e7on dont le cancer et les traitements connexes affectent le fonctionnement cognitif et le fonctionnement scolaire, social et professionnel. Les r\u00e9sultats de ces \u00e9valuations permettent de comprendre les besoins \u00e9ducatifs de l\u2019enfant ou de l\u2019adolescent et de faire des recommandations \u00e0 cet \u00e9gard.<\/li>\n<li>Conseiller le personnel scolaire ou d\u2019autres membres de la collectivit\u00e9 et soutenir la participation et la r\u00e9insertion scolaires. Par exemple, il se peut que les enfants et les adolescents aient besoin d\u2019aide pour leur retour \u00e0 l\u2019\u00e9cole, ou qu\u2019un plan d\u2019enseignement personnalis\u00e9 doive \u00eatre \u00e9labor\u00e9.<\/li>\n<li>Collaborer avec d\u2019autres fournisseurs de soins de sant\u00e9 et les membres de l\u2019\u00e9quipe afin de fournir des soins appropri\u00e9s et coordonn\u00e9s aux enfants, aux adolescents et \u00e0 leurs familles. Par exemple, les psychologues peuvent contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de strat\u00e9gies pour am\u00e9liorer l\u2019observance de la m\u00e9dication.<\/li>\n<li>Aider de mani\u00e8re structur\u00e9e \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes et \u00e0 prendre des d\u00e9cisions difficiles. Par exemple, les psychologues peuvent aider les familles dans leur r\u00e9flexion sur les diff\u00e9rentes perspectives et informations \u00e0 prendre en compte pour prendre des d\u00e9cisions difficiles concernant les approches et traitements anticanc\u00e9reux pour leur enfant.<\/li>\n<li>Mener des recherches sur l\u2019impact individuel et familial du cancer p\u00e9diatrique et \u00e9laborer des interventions fond\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes pour r\u00e9gler les difficult\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>O\u00f9 puis-je obtenir plus d\u2019information?<\/h2>\n<p>Vous trouverez de l\u2019information sur l\u2019oncologie p\u00e9diatrique, les interventions, le suivi, l\u2019adaptation et beaucoup plus sur le site du <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.childrensoncologygroup.org\">Children\u2019s Oncology Group (COG)<\/a>. Des sites Web et ressources de votre province, par exemple le <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.pogo.ca\/\">Pediatric Oncology Group of Ontario (POGO)<\/a> en Ontario, peuvent \u00e9galement \u00eatre utiles.<\/p>\n<p><strong>Vous pouvez consulter un psychologue agr\u00e9\u00e9<\/strong> pour d\u00e9terminer si les interventions psychologiques peuvent vous venir en aide. Les associations de psychologie provinciales et territoriales ainsi que certaines associations municipales offrent souvent des services d\u2019aiguillage. Pour obtenir le nom et les coordonn\u00e9es des associations provinciales et territoriales de psychologues, rendez-vous \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/cpa.ca\/fr\/public\/unpsychologue\/societesprovinciales\/\">https:\/\/cpa.ca\/fr\/public\/unpsychologue\/societesprovinciales\/<\/a><\/p>\n<p>La pr\u00e9sente fiche d\u2019information a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e pour le compte de la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de psychologie par Lara M. Genik, M.A., Danielle Cataudella, Psy. D., psychologue agr\u00e9\u00e9e, et Cathy Maan, Ph. D., psychologue agr\u00e9\u00e9e. R\u00e9vision par H\u00e9lo\u00efse Sirois-Leclerc, Ph.\u00a0D., psychologue agr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>Derni\u00e8re r\u00e9vision\u00a0: d\u00e9cembre 2025<\/p>\n<p>Votre opinion est importante! Si vous avez des questions ou des commentaires sur les fiches d\u2019information de la s\u00e9rie<strong>\u00a0LA PSYCHOLOGIE PEUT VOUS AIDER<\/strong>, veuillez communiquer avec nous\u00a0: <a href=\"mailto:factsheets@cpa.ca\">factsheets@cpa.ca<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cancer chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent \u00c0 la diff\u00e9rence du cancer chez les adultes, le cancer chez les enfants et les adolescents (ci-apr\u00e8s nomm\u00e9 \u00ab\u00a0cancer p\u00e9diatrique\u00a0\u00bb) se d\u00e9veloppe habituellement dans diff\u00e9rents types de tissus corporels, sans cause connue; il a tendance \u00e0 s\u2019\u00e9tendre rapidement et agressivement et, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 mieux r\u00e9agir au traitement (Pizzo [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[108],"tags":[],"class_list":["post-11869","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-factsheets-fr"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-17 14:31:22","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11869","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11869"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11869\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":45835,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11869\/revisions\/45835"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11869"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}