{"id":27836,"date":"2022-02-17T00:01:20","date_gmt":"2022-02-17T05:01:20","guid":{"rendered":"https:\/\/cpa.ca\/?p=27836"},"modified":"2022-05-05T13:56:06","modified_gmt":"2022-05-05T17:56:06","slug":"psychology-month-profile-dr-amir-sepehry-and-dr-diana-velikonja-psychopharmacology-section","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/psychology-month-profile-dr-amir-sepehry-and-dr-diana-velikonja-psychopharmacology-section\/","title":{"rendered":"Profils du Mois de la psychologie :  Dr Amir Sepehry et Dre Diana Velikonja, <em>Psychopharmacologie<\/em>"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: left;\"><a id=\"Psychopharmacology\" class=\"anchor\" name=\"Psychopharmacology\"><\/a><\/p>\n<div style=\"min-height: 130px;\">\n<div class=\"textwrapleft\"><img decoding=\"async\" class=\"textwrapleft\" style=\"max-height: 150px;\" src=\"https:\/\/cpa.ca\/docs\/File\/Psychology Month\/Amir Sepehry.jpg\" alt=\"Dr Amir Sepehry\" \/><br \/>\n<span style=\"color: gray; font-size: 12px; line-height: 9px;\"><em>Dr Amir Sepehry<\/em><\/span><\/div>\n<div class=\"textwrapright\"><img decoding=\"async\" class=\"textwrapright\" style=\"max-height: 150px;\" src=\"https:\/\/cpa.ca\/docs\/File\/Psychology Month\/Diana Velikonja.jpg\" alt=\"Dre Diana Velikonja\" \/><br \/>\n<span style=\"color: gray; font-size: 12px; line-height: 9px;\"><em>Dre Diana Velikonja<\/em><\/span><\/div>\n<p><strong>Dr Amir Sepehry and Dre Diana Velikonja, <em>Psychopharmacologie<\/em><\/strong><br \/>\nAu carrefour de la psychologie et de la m\u00e9decine se situent la psychopharmacologie. Les psychopharmacologues sont des psychologues qui peuvent prescrire des m\u00e9dicaments comme le font les psychiatres, mais qui poss\u00e8dent une formation de psychologue sur les interventions bas\u00e9es sur le comportement et la th\u00e9rapie. Le Dr Amir Sepehry et la Dre Diana Velikonja nous en parlent davantage.\n<\/div>\n<div id=\"accordions-27835\" class=\"accordions-27835 accordions\" data-accordions={&quot;lazyLoad&quot;:true,&quot;id&quot;:&quot;27835&quot;,&quot;event&quot;:&quot;click&quot;,&quot;collapsible&quot;:&quot;true&quot;,&quot;heightStyle&quot;:&quot;content&quot;,&quot;animateStyle&quot;:&quot;swing&quot;,&quot;animateDelay&quot;:1000,&quot;navigation&quot;:true,&quot;active&quot;:999,&quot;expandedOther&quot;:&quot;no&quot;}>\r\n                <div id=\"accordions-lazy-27835\" class=\"accordions-lazy\" accordionsId=\"27835\">\r\n                    <\/div>\r\n\r\n    <div class=\"items\"  style=\"display:none\" >\r\n    \r\n            <div post_id=\"27835\" itemcount=\"0\"  header_id=\"header-1580324481504\" id=\"header-1580324481504\" style=\"\" class=\"accordions-head head1580324481504 border-none\" toggle-text=\"\" main-text=\"\u00c0 propos de Dr Amir Sepehry et Dre Diana Velikonja\">\r\n                                    <span id=\"accordion-icons-1580324481504\" class=\"accordion-icons\">\r\n                        <span class=\"accordion-icon-active accordion-plus\"><i class=\"fa fas fa-chevron-up\"><\/i><\/span>\r\n                        <span class=\"accordion-icon-inactive accordion-minus\"><i class=\"fa fas fa-chevron-down\"><\/i><\/span>\r\n                    <\/span>\r\n                    <span id=\"header-text-1580324481504\" class=\"accordions-head-title\">\u00c0 propos de Dr Amir Sepehry et Dre Diana Velikonja<\/span>\r\n                            <\/div>\r\n            <div class=\"accordion-content content1580324481504 \">\r\n                <p><strong><a href=\"https:\/\/cpa.ca\/fr\/sections\/psychopharmacology\/\">Psychopharmacologie<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Au Canada, il faut habituellement environ 10 ans pour devenir psychologue. Il s\u2019agit de l\u2019un des domaines d\u2019\u00e9tudes les plus longs et les plus intensifs puisqu\u2019on exige g\u00e9n\u00e9ralement un doctorat en psychologie professionnelle ou un doctorat en psychologie clinique. Or, ces programmes sont assez limit\u00e9s, et il faut plus de temps pour terminer un programme de doctorat en psychologie que la plupart des autres programmes. Imaginez franchir toutes ces \u00e9tapes, puis d\u00e9cider que finalement, vous voulez poursuivre vos \u00e9tudes plus longtemps. D\u2019o\u00f9 vient votre extr\u00eame passion, qui vous donnera envie de POURSUIVRE vos \u00e9tudes lorsque vous avez enfin termin\u00e9?<\/p>\n<p>Pourtant, c\u2019est la d\u00e9cision qu\u2019ont prise les gens qui ont emprunt\u00e9 la voie de la psychopharmacologie. La Dre\u00a0Diana Velikonja a une formation en neuropsychologie. Elle est psychologue clinicienne et d\u00e9tient une ma\u00eetrise en psychopharmacologie clinique qui lui permet d\u2019offrir des consultations impliquant des m\u00e9dicaments psychotropes. Elle a travaill\u00e9 aupr\u00e8s de personnes ayant subi des traumatismes cr\u00e2niens, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sidente de l\u2019Ontario Psychological Association, et elle a men\u00e9 des initiatives militant en faveur de l\u2019\u00e9largissement de la port\u00e9e de la pratique des psychologues ontariens pour y inclure la prescription de m\u00e9dicaments psychotropes. Elle d\u00e9crit la psychopharmacologie de la mani\u00e8re suivante\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour traiter plusieurs probl\u00e8mes \u00e9motionnels et cognitifs, on utilise certains types de m\u00e9dicaments qui sont appel\u00e9s \u00ab\u00a0m\u00e9dicaments psychotropes\u00a0\u00bb. Ils sont principalement utilis\u00e9s pour traiter des troubles tels que l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression, les hallucinations. Par ailleurs, ils aident \u00e0 g\u00e9rer les sympt\u00f4mes des troubles de sant\u00e9 mentale ou de d\u00e9pendance. La psychopharmacologie consiste en fait \u00e0 prescrire des m\u00e9dicaments, parall\u00e8lement \u00e0 d\u2019autres traitements fond\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes. La raison pour laquelle les psychologues sont impliqu\u00e9s dans ce domaine est qu\u2019ils sont form\u00e9s aux interventions bas\u00e9es sur le comportement et la th\u00e9rapie, et ceux d\u2019entre eux qui ont demand\u00e9 une certification suppl\u00e9mentaire en mati\u00e8re de prescription de m\u00e9dicaments psychotropes sont capables d\u2019int\u00e9grer les deux \u2013 le comportement et les m\u00e9dicaments \u2013 afin d\u2019orienter les patients vers les meilleures strat\u00e9gies pour g\u00e9rer les sympt\u00f4mes qu\u2019ils \u00e9prouvent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La prescription de m\u00e9dicaments pour traiter la maladie mentale est depuis longtemps, du moins au Canada, l\u2019apanage de la psychiatrie. Les psychopharmacologues repr\u00e9sentent les quelques rares psychologues qui poss\u00e8dent le savoir requis quand il s\u2019agit de ces m\u00e9dicaments. Le Dr\u00a0Amir Ali Sepehry est le pr\u00e9sident de la Section de psychopharmacologie de la SCP. Il d\u00e9tient un doctorat en neurosciences, une formation postdoctorale en neurologie, une ma\u00eetrise en psychiatrie scientifique ax\u00e9e sur la m\u00e9dication, et d\u2019autres formations sur les l\u00e9sions m\u00e9dullaires et en psychologie du counselling. Le Dr\u00a0Sepehry enseigne actuellement \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Adler de Vancouver, collabore avec l\u2019universit\u00e9 de la Colombie-Britannique et travaille avec des neuropsychologues m\u00e9dico-l\u00e9gaux sur des cas de nature juridique et m\u00e9dicale. Il affirme que la discipline de la psychopharmacologie est \u00e0 la fois tr\u00e8s ancienne et tr\u00e8s nouvelle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle remonte aux temps anciens o\u00f9 les gens de diverses sp\u00e9cialit\u00e9s utilisaient des substances psychoactives, des herbes et ainsi de suite pour traiter les maladies mentales. Cependant, on constate une incroyable acc\u00e9l\u00e9ration depuis cinq ans, parce qu\u2019il s\u2019est produit beaucoup de choses. C\u2019est en partie d\u00fb \u00e0 l\u2019actuelle crise\u00a0du SARS-COVID-19. Quelques d\u00e9veloppements mineurs surviennent pendant que plusieurs d\u2019entre nous tentent de repositionner les m\u00e9dicaments.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La r\u00e9action immunitaire antivirale normale d\u2019une personne exige l\u2019activation des voies inflammatoires du syst\u00e8me immunitaire. Les cytokines sont produites dans le contexte de la r\u00e9action immunitaire. Une r\u00e9action immunitaire incontr\u00f4l\u00e9e et excessive est connue sous le nom de cascade de cytokines ou temp\u00eate de cytokines. Ceci peut causer des dommages aux tissus, ce qu\u2019on a observ\u00e9 dans plusieurs cas de COVID-19 graves et survient en raison d\u2019une surabondance de cytokines pro-inflammatoires. Le Dr Sepehry souligne que c\u2019est l\u2019un des angles sous lequel les psychopharmacologues examinent le repositionnement des m\u00e9dicaments existants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les antid\u00e9presseurs ont montr\u00e9 des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires. Ils pourraient donc \u00eatre utilis\u00e9s pour contrer les cascades de cytokines qui sont produites par la COVID. Nous en sommes encore au stade o\u00f9 nous devons d\u00e9terminer les effets \u00e0 long terme de la COVID sur le cerveau et le comportement, sur les changements sur le plan de la personnalit\u00e9, sur la maladie mentale et sur l\u2019\u00e9ventuel r\u00e9tablissement. Nous avons besoin de l\u2019engagement d\u2019un plus grand nombre de psychologues. Nous savons qu\u2019il y a des taux croissants de maladie mentale, particuli\u00e8rement chez les personnes \u00e2g\u00e9es qui ont contract\u00e9 la COVID. Ainsi, l\u2019apport de la psychopharmacologie est crucial.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Selon la Dre\u00a0Velikonja, il existe d\u2019autres mani\u00e8res d\u2019\u00e9tudier les m\u00e9dicaments, en particulier dans le contexte de la COVID, au fur et \u00e0 mesure que nous comprenons ses effets \u00e0 court et \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les m\u00e9dicaments pourraient \u00eatre repositionn\u00e9s pour traiter certaines choses comme la fatigue, ce que les gens appellent le brouillard mental, qui, avec d\u2019autres sympt\u00f4mes, est pr\u00e9sent dans ce que l\u2019on d\u00e9signe comme la COVID longue. Lorsque les gens manquent d\u2019\u00e9nergie ou de motivation physique pour faire des choses, il y a probablement lieu de cibler ce domaine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, on a observ\u00e9 une mobilisation sans pr\u00e9c\u00e9dent de l\u2019expertise scientifique mondiale. Les experts de presque toutes les disciplines scientifiques se sont r\u00e9unis pour aborder chaque aspect de la pand\u00e9mie, et le travail interdisciplinaire et transdisciplinaire atteint des sommets in\u00e9gal\u00e9s. Les psychopharmacologues ont l\u2019habitude du travail interdisciplinaire et ils apportent une vaste \u00e9tendue d\u2019expertise \u00e0 cette ar\u00e8ne scientifique. La Dre\u00a0Velikonja consid\u00e8re que leur engagement dans ce gigantesque effort est essentiel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je crois que cela est primordial \u00e0 de nombreux \u00e9gards, au sens o\u00f9 tout le monde parle de la prochaine vague, ce qui est en r\u00e9alit\u00e9 la vague de la sant\u00e9 mentale. Nous connaissons les nombreux d\u00e9fis du domaine de la psychiatrie, notamment sur le plan du nombre de praticiens disponibles. Je crois que les psychologues sont bien plac\u00e9s pour jouer ce r\u00f4le, pour travailler de concert avec la psychiatrie afin d\u2019examiner la question de la prescription de m\u00e9dicaments et l\u2019int\u00e9gration de strat\u00e9gies comportementales. Nous aurons besoin que tous mettent la main \u00e0 la p\u00e2te pendant que se d\u00e9ploie la vague de probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette vague est en mouvance actuellement, et nous constatons la mont\u00e9e des situations de violence familiale, ainsi que l\u2019augmentation des taux de d\u00e9pression, d\u2019anxi\u00e9t\u00e9, de traumatismes et de probl\u00e8mes de toxicomanie. Personne ne sait \u00e0 quoi ressemblera cette vague dans quelques mois ou quelques ann\u00e9es. Mais quand elle d\u00e9ferlera, nous devrons tous vraiment mettre la main \u00e0 la p\u00e2te. Et nous pouvons nous sentir un peu rassur\u00e9s en sachant que certaines de ces mains appartiendront \u00e0 des personnes qui ont pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 devenir des experts dans leur domaine respectif, des scientifiques pour qui apprendre une seule chose n\u2019est pas suffisant, qui veulent en apprendre toujours plus. Vous savez, les passionn\u00e9s\u2026<\/p>\n            <\/div>\r\n    <\/div>\r\n\r\n\r\n\r\n            <\/div>\n<\/div>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div style=\"text-align: left;\"><a id=\"Psychopharmacology\" class=\"anchor\" name=\"Psychopharmacology\"><\/a><\/p>\n<div style=\"min-height: 130px;\">\n<div class=\"textwrapleft\"><img decoding=\"async\" class=\"textwrapleft\" style=\"max-height: 150px;\" src=\"https:\/\/cpa.ca\/docs\/File\/Psychology Month\/Amir Sepehry.jpg\" alt=\"Dr Amir Sepehry\" \/><br \/>\n<span style=\"color: gray; font-size: 12px; line-height: 9px;\"><em>Dr Amir Sepehry<\/em><\/span><\/div>\n<div class=\"textwrapright\"><img decoding=\"async\" class=\"textwrapright\" style=\"max-height: 150px;\" src=\"https:\/\/cpa.ca\/docs\/File\/Psychology Month\/Diana Velikonja.jpg\" alt=\"Dre Diana Velikonja\" \/><br \/>\n<span style=\"color: gray; font-size: 12px; line-height: 9px;\"><em>Dre Diana Velikonja<\/em><\/span><\/div>\n<p><strong>Dr Amir Sepehry and Dre Diana Velikonja, <em>Psychopharmacologie<\/em><\/strong><br \/>\nAu carrefour de la psychologie et de la m\u00e9decine se situent la psychopharmacologie. Les psychopharmacologues sont des psychologues qui peuvent prescrire des m\u00e9dicaments comme le font les psychiatres, mais qui poss\u00e8dent une formation de psychologue sur les interventions bas\u00e9es sur le comportement et la th\u00e9rapie. Le Dr Amir Sepehry et la Dre Diana Velikonja nous en parlent davantage.\n<\/div>\n<div id=\"accordions-27835\" class=\"accordions-27835 accordions\" data-accordions={&quot;lazyLoad&quot;:true,&quot;id&quot;:&quot;27835&quot;,&quot;event&quot;:&quot;click&quot;,&quot;collapsible&quot;:&quot;true&quot;,&quot;heightStyle&quot;:&quot;content&quot;,&quot;animateStyle&quot;:&quot;swing&quot;,&quot;animateDelay&quot;:1000,&quot;navigation&quot;:true,&quot;active&quot;:999,&quot;expandedOther&quot;:&quot;no&quot;}>\r\n                <div id=\"accordions-lazy-27835\" class=\"accordions-lazy\" accordionsId=\"27835\">\r\n                    <\/div>\r\n\r\n    <div class=\"items\"  style=\"display:none\" >\r\n    \r\n            <div post_id=\"27835\" itemcount=\"0\"  header_id=\"header-1580324481504\" id=\"header-1580324481504\" style=\"\" class=\"accordions-head head1580324481504 border-none\" toggle-text=\"\" main-text=\"\u00c0 propos de Dr Amir Sepehry et Dre Diana Velikonja\">\r\n                                    <span id=\"accordion-icons-1580324481504\" class=\"accordion-icons\">\r\n                        <span class=\"accordion-icon-active accordion-plus\"><i class=\"fa fas fa-chevron-up\"><\/i><\/span>\r\n                        <span class=\"accordion-icon-inactive accordion-minus\"><i class=\"fa fas fa-chevron-down\"><\/i><\/span>\r\n                    <\/span>\r\n                    <span id=\"header-text-1580324481504\" class=\"accordions-head-title\">\u00c0 propos de Dr Amir Sepehry et Dre Diana Velikonja<\/span>\r\n                            <\/div>\r\n            <div class=\"accordion-content content1580324481504 \">\r\n                <p><strong><a href=\"https:\/\/cpa.ca\/fr\/sections\/psychopharmacology\/\">Psychopharmacologie<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Au Canada, il faut habituellement environ 10 ans pour devenir psychologue. Il s\u2019agit de l\u2019un des domaines d\u2019\u00e9tudes les plus longs et les plus intensifs puisqu\u2019on exige g\u00e9n\u00e9ralement un doctorat en psychologie professionnelle ou un doctorat en psychologie clinique. Or, ces programmes sont assez limit\u00e9s, et il faut plus de temps pour terminer un programme de doctorat en psychologie que la plupart des autres programmes. Imaginez franchir toutes ces \u00e9tapes, puis d\u00e9cider que finalement, vous voulez poursuivre vos \u00e9tudes plus longtemps. D\u2019o\u00f9 vient votre extr\u00eame passion, qui vous donnera envie de POURSUIVRE vos \u00e9tudes lorsque vous avez enfin termin\u00e9?<\/p>\n<p>Pourtant, c\u2019est la d\u00e9cision qu\u2019ont prise les gens qui ont emprunt\u00e9 la voie de la psychopharmacologie. La Dre\u00a0Diana Velikonja a une formation en neuropsychologie. Elle est psychologue clinicienne et d\u00e9tient une ma\u00eetrise en psychopharmacologie clinique qui lui permet d\u2019offrir des consultations impliquant des m\u00e9dicaments psychotropes. Elle a travaill\u00e9 aupr\u00e8s de personnes ayant subi des traumatismes cr\u00e2niens, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sidente de l\u2019Ontario Psychological Association, et elle a men\u00e9 des initiatives militant en faveur de l\u2019\u00e9largissement de la port\u00e9e de la pratique des psychologues ontariens pour y inclure la prescription de m\u00e9dicaments psychotropes. Elle d\u00e9crit la psychopharmacologie de la mani\u00e8re suivante\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour traiter plusieurs probl\u00e8mes \u00e9motionnels et cognitifs, on utilise certains types de m\u00e9dicaments qui sont appel\u00e9s \u00ab\u00a0m\u00e9dicaments psychotropes\u00a0\u00bb. Ils sont principalement utilis\u00e9s pour traiter des troubles tels que l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression, les hallucinations. Par ailleurs, ils aident \u00e0 g\u00e9rer les sympt\u00f4mes des troubles de sant\u00e9 mentale ou de d\u00e9pendance. La psychopharmacologie consiste en fait \u00e0 prescrire des m\u00e9dicaments, parall\u00e8lement \u00e0 d\u2019autres traitements fond\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes. La raison pour laquelle les psychologues sont impliqu\u00e9s dans ce domaine est qu\u2019ils sont form\u00e9s aux interventions bas\u00e9es sur le comportement et la th\u00e9rapie, et ceux d\u2019entre eux qui ont demand\u00e9 une certification suppl\u00e9mentaire en mati\u00e8re de prescription de m\u00e9dicaments psychotropes sont capables d\u2019int\u00e9grer les deux \u2013 le comportement et les m\u00e9dicaments \u2013 afin d\u2019orienter les patients vers les meilleures strat\u00e9gies pour g\u00e9rer les sympt\u00f4mes qu\u2019ils \u00e9prouvent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La prescription de m\u00e9dicaments pour traiter la maladie mentale est depuis longtemps, du moins au Canada, l\u2019apanage de la psychiatrie. Les psychopharmacologues repr\u00e9sentent les quelques rares psychologues qui poss\u00e8dent le savoir requis quand il s\u2019agit de ces m\u00e9dicaments. Le Dr\u00a0Amir Ali Sepehry est le pr\u00e9sident de la Section de psychopharmacologie de la SCP. Il d\u00e9tient un doctorat en neurosciences, une formation postdoctorale en neurologie, une ma\u00eetrise en psychiatrie scientifique ax\u00e9e sur la m\u00e9dication, et d\u2019autres formations sur les l\u00e9sions m\u00e9dullaires et en psychologie du counselling. Le Dr\u00a0Sepehry enseigne actuellement \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Adler de Vancouver, collabore avec l\u2019universit\u00e9 de la Colombie-Britannique et travaille avec des neuropsychologues m\u00e9dico-l\u00e9gaux sur des cas de nature juridique et m\u00e9dicale. Il affirme que la discipline de la psychopharmacologie est \u00e0 la fois tr\u00e8s ancienne et tr\u00e8s nouvelle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle remonte aux temps anciens o\u00f9 les gens de diverses sp\u00e9cialit\u00e9s utilisaient des substances psychoactives, des herbes et ainsi de suite pour traiter les maladies mentales. Cependant, on constate une incroyable acc\u00e9l\u00e9ration depuis cinq ans, parce qu\u2019il s\u2019est produit beaucoup de choses. C\u2019est en partie d\u00fb \u00e0 l\u2019actuelle crise\u00a0du SARS-COVID-19. Quelques d\u00e9veloppements mineurs surviennent pendant que plusieurs d\u2019entre nous tentent de repositionner les m\u00e9dicaments.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La r\u00e9action immunitaire antivirale normale d\u2019une personne exige l\u2019activation des voies inflammatoires du syst\u00e8me immunitaire. Les cytokines sont produites dans le contexte de la r\u00e9action immunitaire. Une r\u00e9action immunitaire incontr\u00f4l\u00e9e et excessive est connue sous le nom de cascade de cytokines ou temp\u00eate de cytokines. Ceci peut causer des dommages aux tissus, ce qu\u2019on a observ\u00e9 dans plusieurs cas de COVID-19 graves et survient en raison d\u2019une surabondance de cytokines pro-inflammatoires. Le Dr Sepehry souligne que c\u2019est l\u2019un des angles sous lequel les psychopharmacologues examinent le repositionnement des m\u00e9dicaments existants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les antid\u00e9presseurs ont montr\u00e9 des propri\u00e9t\u00e9s anti-inflammatoires. Ils pourraient donc \u00eatre utilis\u00e9s pour contrer les cascades de cytokines qui sont produites par la COVID. Nous en sommes encore au stade o\u00f9 nous devons d\u00e9terminer les effets \u00e0 long terme de la COVID sur le cerveau et le comportement, sur les changements sur le plan de la personnalit\u00e9, sur la maladie mentale et sur l\u2019\u00e9ventuel r\u00e9tablissement. Nous avons besoin de l\u2019engagement d\u2019un plus grand nombre de psychologues. Nous savons qu\u2019il y a des taux croissants de maladie mentale, particuli\u00e8rement chez les personnes \u00e2g\u00e9es qui ont contract\u00e9 la COVID. Ainsi, l\u2019apport de la psychopharmacologie est crucial.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Selon la Dre\u00a0Velikonja, il existe d\u2019autres mani\u00e8res d\u2019\u00e9tudier les m\u00e9dicaments, en particulier dans le contexte de la COVID, au fur et \u00e0 mesure que nous comprenons ses effets \u00e0 court et \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les m\u00e9dicaments pourraient \u00eatre repositionn\u00e9s pour traiter certaines choses comme la fatigue, ce que les gens appellent le brouillard mental, qui, avec d\u2019autres sympt\u00f4mes, est pr\u00e9sent dans ce que l\u2019on d\u00e9signe comme la COVID longue. Lorsque les gens manquent d\u2019\u00e9nergie ou de motivation physique pour faire des choses, il y a probablement lieu de cibler ce domaine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, on a observ\u00e9 une mobilisation sans pr\u00e9c\u00e9dent de l\u2019expertise scientifique mondiale. Les experts de presque toutes les disciplines scientifiques se sont r\u00e9unis pour aborder chaque aspect de la pand\u00e9mie, et le travail interdisciplinaire et transdisciplinaire atteint des sommets in\u00e9gal\u00e9s. Les psychopharmacologues ont l\u2019habitude du travail interdisciplinaire et ils apportent une vaste \u00e9tendue d\u2019expertise \u00e0 cette ar\u00e8ne scientifique. La Dre\u00a0Velikonja consid\u00e8re que leur engagement dans ce gigantesque effort est essentiel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je crois que cela est primordial \u00e0 de nombreux \u00e9gards, au sens o\u00f9 tout le monde parle de la prochaine vague, ce qui est en r\u00e9alit\u00e9 la vague de la sant\u00e9 mentale. Nous connaissons les nombreux d\u00e9fis du domaine de la psychiatrie, notamment sur le plan du nombre de praticiens disponibles. Je crois que les psychologues sont bien plac\u00e9s pour jouer ce r\u00f4le, pour travailler de concert avec la psychiatrie afin d\u2019examiner la question de la prescription de m\u00e9dicaments et l\u2019int\u00e9gration de strat\u00e9gies comportementales. Nous aurons besoin que tous mettent la main \u00e0 la p\u00e2te pendant que se d\u00e9ploie la vague de probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette vague est en mouvance actuellement, et nous constatons la mont\u00e9e des situations de violence familiale, ainsi que l\u2019augmentation des taux de d\u00e9pression, d\u2019anxi\u00e9t\u00e9, de traumatismes et de probl\u00e8mes de toxicomanie. Personne ne sait \u00e0 quoi ressemblera cette vague dans quelques mois ou quelques ann\u00e9es. Mais quand elle d\u00e9ferlera, nous devrons tous vraiment mettre la main \u00e0 la p\u00e2te. Et nous pouvons nous sentir un peu rassur\u00e9s en sachant que certaines de ces mains appartiendront \u00e0 des personnes qui ont pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 devenir des experts dans leur domaine respectif, des scientifiques pour qui apprendre une seule chose n\u2019est pas suffisant, qui veulent en apprendre toujours plus. Vous savez, les passionn\u00e9s\u2026<\/p>\n            <\/div>\r\n    <\/div>\r\n\r\n\r\n\r\n            <\/div>\n<\/div>\n<hr \/>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[138,175],"tags":[],"class_list":["post-27836","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-psychprofilesfr","category-psychmonth2022fr"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-11 20:55:02","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27836"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27836\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":28442,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27836\/revisions\/28442"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cpa.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}