Mary and Henry Bibb
En 1851, Mary et Henry Bibb ont fondé un journal, Voice of the Fugitive. Ce dernier relatait les histoires du chemin de fer clandestin et faisait état des développements tant dans le Sud des États-Unis que dans le Canada, le nouveau pays d’accueil des Bibb.
En 1851, Mary et Henry Bibb ont fondé un journal, Voice of the Fugitive. Ce dernier relatait les histoires du chemin de fer clandestin et faisait état des développements tant dans le Sud des États-Unis que dans le Canada, le nouveau pays d’accueil des Bibb.
Réfugiés de l’esclavage aux États-Unis, les Bibb se sont installés à Windsor, en Ontario, où ils ont rapidement constaté que les possibilités étaient rares pour les Canadiens noirs. Leur journal a apporté un sentiment de solidarité et de communauté à leurs compatriotes, les tenant informés et engagés dans la lutte pour mettre fin à l’esclavage.
Les Bibb ont ensuite fondé leur propre école, dans laquelle Mary enseignait aux enfants victimes de discrimination constante dans le système scolaire public de l’époque. Henry a fondé et dirigé la Refugee Home Society, un groupe qui œuvrait pour répondre aux besoins des personnes ayant vécu l’esclavage et qui avaient fui vers le Canada.
Nous savons qu’aujourd’hui, les personnes immigrantes et réfugiées provenant de zones de conflit subissent souvent des traumatismes cumulatifs. Il est possible qu’elles ne puissent pas rentrer chez elles pour des événements importants de la vie, et leur capacité à soutenir les membres de leur famille restés au pays est considérablement limitée. La discrimination, la fatigue traumatique et les divisions politiques peuvent pousser les personnes touchées à garder le silence, ce qui peut exacerber leur sentiment d’isolement et de détresse. Selon les psychologues, il est très courant de se sentir dépassé et impuissant dans ce genre de situation. Toutefois, les liens sociaux et les gestes simples emplis de signification peuvent grandement aider à retrouver un sentiment de contrôle.
À cet égard, Henry et Mary Bibb ont été deux figures de proue importantes au Canada. C’est pourquoi le Canada a décidé de les honorer en les désignant comme personnages historiques nationaux en 2002.
