Message de la Présidente

Le président de la SCP,
2019-2020: Dr Ian Nicholson

Dr Ian Nicholson, President

C’est un grand honneur pour moi que d’assumer la présidence de la Société canadienne de psychologie. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur une association nationale dynamique, qui représente toute la diversité et l’étendue de notre profession. Le travail qu’effectue notre association pour informer le public et le gouvernement sur la valeur de la psychologie est au cœur du mandat qu’elle s’est donné, tout comme les efforts qu’elle déploie pour aider les chercheurs, les praticiens et les éducateurs du domaine de la psychologie dans ce travail. Depuis 80 ans, la SCP prend la parole sur la scène nationale, et les messages clairs qu’elle véhicule contribuent à la reconnaissance de la psychologie canadienne sur la scène internationale.

Pendant la prochaine année, nous poursuivrons le travail déjà amorcé les années précédentes. Par exemple, l’an dernier, les membres de la SCP ont voté sur des modifications importantes aux règlements, qui sont désormais en vigueur. Ces modifications se traduisent par un changement fondamental de la gouvernance de l’association. Mon mandat au cours de la prochaine année consistera à mettre en œuvre ces changements, qui transformeront le fonctionnement de la SCP.

Tout juste avant le congrès de 2019, la SCP a tenu deux événements importants, qui orienteront son avenir : le sommet sur l’avenir de la formation des chercheurs en psychologie, tenu à Ottawa (organisé par le Comité des affaires scientifiques de la SCP), et le sommet sur l’avenir de la formation des psychologues praticiens (coprésidé par moi-même et par le président sortant de la SCP, le Dr Sam Mikail), qui a eu lieu à Montréal. Chacun de ces événements a donné lieu à une série d’orientations émanant des dirigeants de la psychologie. Ceux-ci ont élaboré des feuilles de route qui nous seront utiles pour faire avancer la discipline et préparer la profession aux réalités de demain. Cette année, il sera primordial de passer de la parole aux actes, en donnant corps aux discussions et en mettant en œuvre les orientations qui ont résulté des sommets. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien organisationnel et nous devons considérer non seulement les objectifs que nous nous sommes fixés, mais aussi les moyens que nous prendrons pour mener à bien notre travail.

Enfin, en mai 2018, le groupe de travail de la SCP chargé de réagir au rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada a publié un rapport intitulé « Psychology’s Response to the Truth and Reconciliation Commission of Canada’s Report ». Si vous n’avez pas encore lu les conclusions du groupe de travail, je vous encourage vivement à le faire (https://cpa.ca/docs/File/Task_Forces/TRC%20Task%20Force%20Report_FINAL.pdf). Même si vous avez déjà lu le document, n’hésitez pas à y revenir; vous saisirez alors l’ampleur du travail effectué ainsi que la justesse et la pertinence de la réflexion à laquelle se sont livrés les membres du groupe de travail. Les psychologues doivent reconnaître que la profession contribue à la marginalisation et à l’oppression des peuples autochtones du Canada. Le rapport comprend un énoncé de responsabilité en deux parties :

  1. La reconnaissance de la responsabilité des dommages qu’a fait subir la profession de psychologue aux peuples autochtones du Canada, y compris une description précise des torts causés et des excuses officielles aux peuples autochtones du Canada au nom de la profession.
  2. Un énoncé de position qui donne des orientations sur la manière de faciliter la réconciliation entre le champ de la psychologie et les peuples autochtones et sur la façon dont la psychologie peut aider les populations autochtones du Canada à aller de l’avant.

Les auteurs de ce rapport nous ont fourni une série de principes directeurs clairs et précis, assortis de recommandations originales, détaillées et concrètes, que notre discipline et notre profession doivent utiliser pour amorcer une réconciliation concertée et durable avec les peuples autochtones du Canada. Le rapport, toutefois, n’est qu’un point de départ. Parmi les recommandations formulées figure une proposition visant à former un comité permanent sur la réconciliation et le partage des connaissances, qui serait composé de membres de la collectivité et de psychologues autochtones et non autochtones. Ce groupe est désormais constitué, et j’ai hâte de développer une collaboration continue avec le groupe de travail sur le partage des connaissances/comité permanent sur la réconciliation avec les peuples autochtones, dans une démarche guidée par l’humilité et le respect.

En tant que président de notre association en 2019-2020, je me concentrerai sur le premier mandat de la SCP – améliorer la santé et le bien-être de tous les peuples du Canada – et j’accomplirai cela en aidant notre association et ses membres à transformer véritablement et durablement nos collaborations et la valeur de nos contributions.