La COVID-19 aggrave l’accès des Canadiens aux psychologues

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La COVID-19 aggrave la difficulté d’accès des Canadiens aux psychologues

Le 2ieme décembre 2020 (Ottawa) – À la lumière des répercussions de la COVID-19 sur la santé mentale des Canadiens, la Société canadienne de psychologie (SCP) et la Société canadienne de psychologie et le Conseil des associations professionnelles de psychologie (SCP-CAPP) ont demandé à Nanos Research d’effectuer un sondage auprès de plus de 3 000 Canadiens afin de mieux comprendre comment ceux-ci prennent soin de leur santé mentale et accèdent aux soins fournis par les psychologues.

« Nous sommes très préoccupés par l’impact, présent et futur, de la pandémie mondiale sur la santé mentale des Canadiens. Lorsque la pandémie a éclaté, l’accès aux soins de santé mentale au Canada était déjà extrêmement précaire. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons mettre en œuvre des solutions novatrices et durables – dans les secteurs public et privé – pour améliorer l’accès en temps opportun aux soins de santé mentale offerts par les psychologues, et ce, dès que les Canadiens et les Canadiennes en ont besoin », a déclaré la Dre Karen Cohen, chef de la direction de la SCP.

« Pendant que d’autres sondages publics nous disent que la santé mentale des Canadiens est en déclin, nous devons nous assurer que les secteurs public et privé mettent en place les politiques, les programmes et les services nécessaires pour répondre à la demande imminente de soins de santé mentale », a ajouté M. Christopher Cameron, directeur-général de la CPAP. « Les psychologues sont des professionnels hautement qualifiés, qui sont à même de jouer un rôle essentiel dans l’évaluation, le traitement et la prise en charge des problèmes de santé mentale des individus. »

Même si, dans le contexte de l’actuelle pandémie, les contacts en personne sont restreints, les Canadiens ont une forte préférence à être traités en présence du psychologue. Toutefois, la SCP est encouragée par le fait que les gens sont de plus en plus réceptifs à l’utilisation de la technologie.

Le sondage révèle ce qui suit :

Accès aux soins

  • 56 % des Canadiens déclarent que la COVID-19 a eu une incidence négative (33 %) ou plutôt négative (23 %) sur leur capacité à accéder aux soins de santé mentale offerts par les psychologues.
  • La majorité des Canadiens (73 %) préfèrent recevoir des services psychologiques en personne. Les Canadiens âgés (55 ans et plus) sont plus susceptibles de dire qu’ils préféreraient recevoir des services en personne (80 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (70 %) et de 18 à 34 (65 %).
  • 92 % des Canadiens déclarent ne pas avoir eu recours aux services d’un psychologue depuis le début de la pandémie de COVID-19. Il convient de mentionner que les Canadiens âgés (55 ans et plus) sont moins susceptibles de déclarer avoir eu recours aux services (3 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans ou de 18 à 34 (11 % chacun).
  • En ce qui concerne les personnes qui ont eu recours à des soins psychologiques pendant la pandémie de COVID-19, 47 % des Canadiens déclarent que ces soins ont été fournis par l’intermédiaire d’une assurance privée, tandis que 26 % d’entre eux déclarent que les soins ont été fournis par le système de santé public et 26 % déclarent avoir payé les soins de leur poche. Les personnes de 55 ans et plus sont les plus nombreuses à avoir payé les soins de leur poche (39 %); cela s’explique probablement par le fait qu’elles sont à la retraite et que peu d’entre elles disposent d’une assurance-maladie privée fournie par leur employeur.
  • En ce qui concerne les personnes qui ont eu recours à des soins psychologiques pendant la pandémie de COVID-19 (8 %), 84 % des Canadiens déclarent que ces soins ont été fournis dans un délai raisonnable (50 %) ou plutôt raisonnable (34 %).
  • 85 % des Canadiens seraient prêts (58 %) ou plutôt prêts (27 %) à recevoir une évaluation psychologique en personne, fournie par un psychologue, pour évaluer des problèmes de mémoire, les effets d’un accident vasculaire cérébral ou d’une lésion cérébrale, un TDAH ou un trouble d’apprentissage, si on leur disait que cela est nécessaire.

Soins virtuels

  • En raison des règles de distanciation physique et sociale en place, 71 % des Canadiens se disent disposés (36 %) ou plutôt disposés (35 %) à utiliser la technologie – comme la télémédecine – pour recevoir des soins de santé mentale offerts par des psychologues.
  • Chez les 29 % de Canadiens qui se disaient peu disposés à utiliser la technologie pour recevoir des soins dispensés par des psychologues, les préoccupations suivantes ont été évoquées pour expliquer leur réticence : (1) vie privée/confidentialité (8 %); (2) difficultés à établir une bonne communication (5 %); (3) sécurité/piratage (4 %); (4) préfèrent les consultations en personne (3 %); (5) soins impersonnels (2 %); (6) difficultés liées à l’utilisation de la technologie (2 %).

Compte tenu de l’époque sans précédent dans laquelle nous vivons, nous devons investir et protéger nos biens les plus précieux, c’est-à-dire les gens. Notre première richesse doit toujours être notre santé mentale. La SCP s’est engagée à travailler en collaboration avec tous les ordres de gouvernement, les employeurs et les assureurs afin que les Canadiens reçoivent des soins fondés sur des données probantes, à l’endroit de leur choix, et au moment où ils en ont besoin.

Pour consulter les résultats détaillés, ainsi que la ventilation par province et territoire, par sexe et par âge, veuillez visiter notre site Web : cpa.ca/fr/.

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À propos de la SCP

La Société canadienne de psychologie est le porte-parole national de la science, la pratique et l’enseignement de la psychologie au Canada et se voue à la promotion de la santé et du bien-être des Canadiens. La SCP est la plus importante association de psychologues du Canada et représente les psychologues en pratique publique et privée, les professeurs d’université et les chercheurs universitaires, ainsi que les étudiants. Les psychologues constituent le plus grand groupe de fournisseurs de soins de santé mentale spécialisés et réglementés, ce qui fait de notre profession une ressource indispensable pour la prestation de soins psychologiques aux Canadiens qui en ont besoin.

À propos du SCP-CAPP

La Société canadienne de psychologie et le Conseil des associations professionnelles de psychologie est composé de 13 associations nationales, provinciales et territoriales de psychologue et a quatre objectifs : faciliter l’échange de connaissances entre les associations membres; déterminer et diffuser les pratiques exemplaires auprès des associations membres; défendre les besoins des psychologues canadiens et les personnes qu’ils soutiennent; développer le potentiel et la capacité de leadership des psychologues canadiens.

À propos du sondage

Nanos Research a mené un sondage représentatif en ligne auprès de 3 070 Canadiens, tirés d’un échantillon non probabiliste sélectionné entre le 25 septembre et le 2 octobre 2020. Les résultats ont été vérifiés et pondérés statistiquement selon l’âge et le sexe à l’aide des données du dernier recensement, et l’échantillon a fait l’objet d’une stratification géographique afin d’être représentatif de la répartition géographique de la population canadienne. La recherche était commandée par la Société canadienne de psychologie et a été menée par Nanos Research.

Personne-ressource :  Monsieur Eric Bollman
Spécialiste des communications
Société canadienne de psychologie
613-853-1061
ebollman@cpa.ca


Pour voir les résultats du sondage national, cliquez ICI.

Les résultats provinciaux/territoriaux :